Echochrome, encore un OVNI sur la PSP

Echochrome arrive sur la PSP comme Patapon l'a fait avant lui, ou encore LocoRoco avant lui. Une création originale qui demande à être vue avec le bon oeil. |

La PSP a régulièrement droit à des OVNI venus de nulle part, mais bien souvent quand même des studios japonais de Sony Japan Studio. Alors que Patapon 2 est sur les rails, et que l’on est déjà impatient de le voir arriver, c’est Echochrome, qui avait été présenté en partie lors des salons l’année dernière qui vient d’arriver sur la portable. Tout semble donc être une histoire de point de vue.
Les 5 lois
Le jeu commence par un didacticiel qui présente les grandes lois qui gouvernent le monde d’Echochrome.
Le déplacement subjectif : En déplaçant la camera, on peut faire que des blocs qui apparaissaient loin se retrouvent très proche, et ce simplement en les alignant à l’écran, de façon que l’on ne voit plus la distance entre les blocs.
L’atterrissage subjectif : Lors de chutes, le personnage va atterrir sur l’objet qui se trouve en-dessous de lui, et ce quelque soit la hauteur de celui-ci par rapport au point de départ, à vous de vous arranger pour qu’à l’écran, le point d’arrivée se trouve sous le point de départ de la chute.
L’existence subjective : Si vous ne voyez pas le chemin, c’est peut-être qu’il existe. Si, entre deux blocs se trouve un blanc, et que l’on obstrue la vision de ce blanc par un autre bloc, le personnage pourra alors traverser.
L’absence subjective : C’est sans doute la loi la plus facile à expliquer, puisque ce que l’on ne voit pas n’existe pas. Ainsi, si on a un trou dans un chemin, mais qu’en déplaçant la caméra on peut ne pas voir ce trou à l’écran, alors il n’existe pas. On cherchera à faire de même pour les points de saut que l’on peut cacher pour faire « disparaître ».
Le saut subjectif : De la même façon que la chute, on peut sauter à partir de points de saut placés sur les blocs, l’atterrissage se faisant donc sur la plateforme qui se trouve au-dessus du point de saut. Il ne reste plus qu’à choisir là où l’on désire aller.
Les 5 Lois ne sont pas forcément évidentes à comprendre expliquées de cette façon, mais bien plus simples avec les vidéos et exercices du didacticiel. Cependant, je vous conseille de regarder les images présentes dans le test pour essayer de vous faire une idée.
Le but du jeu
L’objectif dans Echochrome est principalement de déplacer votre personnage dans les niveaux, et ce en utilisant les 5 lois. Avec un mode solo qui demande de faire passer son bonhomme par différents points d’ « echo », puis un mode Pair dans lequel on aura plusieurs personnages dans le niveau à regrouper par deux, et enfin un dernier mode encore plus complexe toujours sur les mêmes niveaux, mais avec des personnages noirs qui vous empêchent de passer.
    


Le titre propose pas moins de 96 niveaux répartis en série de 8. Dans chacun d’eux, il est possible de jouer dans l’un des 3 modes de jeu cité précédemment. Si les 3 premières séries peuvent sembler assez évidentes pour ceux qui ont une bonne vision de l’espace et un peu de jugeote, les niveaux suivants sont relativement plus complexes pour demander une bonne réflexion avant d’être bouclés, surtout en mode Pair et Autre. Bien entendu, le jeu est chronométré, et si on tombe ou bien si on rencontre des personnages noirs, le retour au dernier point d’ « echo » et le temps perdu sont bien gênants.
L’éditeur de niveau
En plus de la centaine de puzzles présents dans le titre, Echochrome propose un éditeur de niveau très puissant qui va permettre au joueur de réaliser lui-même ses propres casse-tête. Toutes les options du jeu sont là, des simples blocs aux escaliers en passant par les points de passage « echo » ou encore les personnages noirs. Le gros problème de cet éditeur vient de la prise en main qui n’est pas aisée, et qui risque d’en rebuter plus d’un. Quand on sait en plus que le jeu ne propose que d’échanger ses niveaux avec d’autres PSP via la connexion direct Wifi, et non pas par le net, on se demande bien si cela vaut le coup de passer deux heures à faire un bon puzzle si on est le seul à en profiter. La présence de nouveaux puzzles à télécharger chaque semaine ou au moins le partage via un serveur aurait été un minimum, car là, l’éditeur de niveau fait plus gadget qu’autre chose.
    


Echochrome est une fois de plus un jeu concept, il n’est pas bien difficile de s’en rendre compte. La nouveauté du principe, la réalisation soignée, bien que parfois tatillonne ainsi que le petit prix en font un jeu qu’il est bon d’essayer. De là à dire que c’est un hit à posséder absolument, le chemin est encore long, et cela, même la meilleure des perspectives ne le changera pas. Avec des fonctionnalités en ligne ridicules, on se retrouve à se faire plaisir durant seulement une douzaine d’heures alors que cela aurait pû être une centaine. Un peu dommage.
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