Forza Motorsport 2, essai transformé

Un très bon jeu de sport automobile |


Après un premier épisode sorti en 2005 sur XBox, les développeurs de chez Turn 10 proposent depuis le début de l’été aux possesseurs de XBox 360 le très attendu Forza Motorsport 2. Rival indirect de Gran Turismo, cette suite s’inscrit dans la lignée de son prédécesseur et tente d’attirer les joueurs avec son nombre impressionnant de modèles (achetés à grands coups de licences) et son réalisme très poussé. Reste maintenant à savoir si ces arguments seront suffisants pour attirer les amateurs de jeux de courses, déjà convoités par les Burnout, PGR et autres Need for Speed ? Réponse sur la piste.
Une très belle collection
Le meilleur atout de Forza 2 réside dans son impressionnant catalogue de véhicules. Avec un peu plus de 300 voitures disponibles, le titre de Turn 10 propose une grande variété de bolides (repartis dans une dizaine de catégories) qui ont chacun des caractéristiques et un comportement spécifique (Il est tout de suite possible de sentir la différence entre une voiture américaine plutôt musclée et une voiture de sport des 24h du Mans). Avec autant de bolides à disposition, les passionnés d’automobile seront forcément aux anges, et ceux qui découvrent l’univers des sports mécaniques se découvriront peut être une nouvelle passion.
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Les développeurs de chez Turn 10 ont fait de grands efforts pour améliorer encore davantage les réactions des bolides, qui étaient déjà très bien réalisées dans le premier Forza. Alors que le jeu tourne à 60 images par secondes, les calculs effectués pour déterminer le comportement des véhicules sont quasiment réalisés en temps réel. Tous les aspects de la course sont pris en compte, comme la température des pneus ou les dégâts subis par la voiture. Tous ces mécanismes ne sont bien évidemment pas visibles des joueurs, mais ils permettent de rendre l’expérience de pilotage la plus réaliste possible. Le réalisme est d’ailleurs l’élément qui a le plus été mis en avant dans ce second volet, peut être à tort.
Un coup sur la carrosserie
En effet, l’intention de Turn 10 était au départ très louable, mais le fait de mettre l’accent uniquement sur le réalisme a été la source de plusieurs limitations. En essayant à la fois de parfaire le comportement des bolides et de conserver la fluidité du titre, les développeurs ont été obligé de procéder à quelques sacrifices. Les courses ne se déroulent par exemple que sous une météo parfaitement claire, l’horizon des décors est réalisé de manière parfois approximative (avec des problèmes d’aliasing), même les voitures, qui sont l’attraction principale du jeu, ont également des contours parfois moins bien dessinés. Pire, les efforts consentis sur les voitures, la gestion des dommages et la fluidité n’ont pas permis aux développeurs de proposer une vue intérieure, qui reste sans doute le meilleur point de vue pour se fondre dans la peau d’un pilote.
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Bien entendu, il est toujours préférable d’avoir un jeu de course fluide, dans lequel le comportement des véhicules est réaliste, plutôt qu’un titre saccadé et approximatif au niveau des réactions des voitures. Mais il faut bien avouer que les nombreux titres du genre sont également jugés de manière importante sur la réalisation graphique. Les joueurs s’attendent à être éblouis par la beauté des voitures et des circuits. De ce point de vue, Forza 2 est une petite déception. La faute est en partie due aux sacrifices consentis, mais également au style et au design assez pauvre du jeu, élément qui se retrouve tout particulièrement dans les menus du titre, fades et un peu tristes. Tous les efforts des développeurs se sont concentrés sur les véhicules, mais un jeu de course ne se limite malheureusement pas à ça.
Devenir un pilote
Le coeur de Forza Motorsport 2 se situe dans le formidable mode carrière. Avec une durée de vie située entre 20 et 40 heures (en fonction des talents de pilotes des joueurs), le mode carrière propose une expérience riche et très intéressante. Pour encourager les pilotes en herbe à finir entièrement ce mode de jeu, les développeurs ont mis en place un système de double expérience. Chaque course permet en effet d’accumuler des points qui font office de points d’expérience, à la fois pour le pilote et pour la voiture. Au fur et à mesure que le niveau du conducteur augmente, de nouvelles courses et de nouveaux championnats se débloquent. De même, les voitures sont affublées d’un niveau (pouvant aller jusqu’à 5), qui permet d’obtenir des réductions sur d’éventuelles améliorations ou pièces de tuning. Ce système d’expérience encourage donc les joueurs à utiliser le même véhicule dans plusieurs courses.
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Un des aspects un peu moins réussi du mode carrière réside dans le système de régions mis en place. En effet, au début du jeu il est nécessaire de choisir pour son pilote une des trois régions proposées : Amérique du Nord, Europe ou Asie. La décision prise déterminera quelques unes des récompenses obtenues mais également le prix des différentes voitures. Ainsi, un joueur européen trouvera plus facilement et à moindre coup des voitures européennes, mais il devra débourser davantage pour acheter une voiture nipponne. Ce système de régions, mis en place afin d’encourager les échanges de véhicules entre joueurs (ce qui n’est malheureusement pas quelque chose de très répandu), ne s’avère malheureusement pas être une grande réussite.
Préparation des bolides
Mais le réel problème du mode carrière est que la victoire s’appuie davantage sur les performances des bolides utilisés que sur les qualités de pilotage des joueurs. En effet, la première moitié du mode carrière est ouverte à tous les types de véhicules, et comme les adversaires possèdent la plupart du temps des voitures de série, il suffit donc le plus souvent de faire quelques améliorations pour pouvoir gagner (à condition de prendre les virages assez prudemment). Le problème est qu’avec un véhicule standard, il devient vite très difficile d’arriver en tête, même en étant un bon pilote. Les joueurs seront donc rapidement tentés d’améliorer les performances de leurs voitures afin de gagner plus facilement les courses.
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Il faut d’ailleurs bien reconnaître que les possibilités offertes par Forza 2 en matière d’upgrade des véhicules sont assez impressionnantes. Le système d’améliorations est vraiment très détaillé et très complet, permettant aux joueurs de faire littéralement ce qu’ils veulent avec leur voiture, que ce soit au niveau des performances, comme au niveau de l’esthétique. Il est d’ailleurs plutôt fun de pouvoir transformer une Sprinter Trueno ou une simple Clio (Sport) en une bête de course capable de rivaliser avec une Ferrari Enzo. Cerise sur le gâteau, les développeurs ont même introduit un étrange mini-jeu permettant de ne pas changer la classe de sa voiture survitaminée, permettant ainsi de concourir contre des voitures théoriquement moins rapides.
Pour mesurer son talent
Et pour ceux qui en aurait marre de joueur contre l’IA, Forza 2 dispose de deux modes multijoueurs permettant à huit participants de s’affronter, soit en LAN, soit sur le XBox Live. Le mode online est bien réalisé, et dispose d’options permettant de choisir entre des courses d’exhibition, des courses du mode carrière ou des tournois. Les courses carrière permettent d’obtenir de l’expérience (pour le pilote et la voiture) alors que les tournois permettent de s’affronter sur une série de plusieurs circuits. Enfin, pour ceux qui ne peuvent malheureusement pas profiter des joies du online, il reste toujours la possibilité de s’affronter à deux en écrans splitté.
Au final, Forza dispose donc de nombreux atouts. Un réalisme assez impressionnant, un système d’améliorations profond et très complet et un mode multijoueurs en ligne bien réalisé. Mais malheureusement, un peu comme son prédécesseur, Forza 2 manque de personnalité. Il est en effet difficile de retrouver l’énergie ou l’excitation qui se dégage dans beaucoup d’autres jeux de courses. Forza Motorsport 2 s’avère donc être un très bon jeu de course, à la fois long et complet, qui brille par son nombre impressionnant de véhicules, mais qui s’adresse davantage aux passionnés de voitures plutôt qu’aux fans de pilotage.
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