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Shin Megami Tensei IV : le J-RPG façon Atlus



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shin-megami-tensei-iv-jaqLe héros que vous incarnez, Flynn, cherche à devenir un Samurai. Bon on est loin des Samurais classiques, ceux-ci sont plutôt look renaissance, période dans laquelle s’inscrit le jeu ! Une fois entré dans la caste, vous serez, bien entendu chargé d’un certain nombre de missions de destruction massive dans différents donjons. 

 

 

 

Explorer … 

Justement, parlons du gameplay. En bon J-RPG qui se respecte, on vous propose de parcourir des zones de type donjon et, au hasard, de vos pérégrinations, vous rencontrez des formes éthérées qui viennent à votre rencontre pour en découdre. Ces déplacements se font en 3D en vue à la troisième personne. Pourquoi cette 3D ? Car il y a une composante de recherche dans cette exploration. Vous devrez trouver les endroits cachés, jeter un oeil au dessus de vous pour trouver les passages secrets, etc. Ces phases sont sympathiques sans être fantastiques du fait de graphismes plutôt moyens. Les Donjons sont un peu fades aussi mais c’est souvent le lot de ce genre de jeu. 

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Avant de passer aux combats, coeur du jeu, parlons aussi des phases hors-exploration. Tout se passe en 2D, avec des lieux représentés par des images fixes. Jolies certes mais fixes. Les dialogues, nombreux comme d’habitude dans les productions Atlus, se font aussi en format 2D, typiquement à la japonaise avec vos interlocuteurs qui apparaissent à l’écran comme des figures découpées. En bref, vous l’avez compris, l’habillage manque un peu de finition. Bon, en même temps, on est sur un titre à 20 euros la pièce. 

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… et combattre

Les combats se font au tour à tour. Ici encore, c’est le minimum syndical pour les graphismes. Les ennemis sont représentés par dessins en 2D et les effets d’attaques sont loin d’être spectaculaires. On a compris qu’Atlus faisait dans la sobriété. Chaque équipe dispose d’un certain nombre de coups à dispenser. Vous pouvez bénéficier de plus de coups d’attaques si vous arrivez à placer des coups critiques ou à exploiter une faiblesse de votre adversaire. C’est le système Press Turn de chez Atlus. Il faut bien le dire, cela rend les combats assez passionnants car si vous vous la jouez bourrin, vous allez mourir très rapidement. On est donc constamment sous tension, en train de chercher le moyen de prendre l’avantage. Car oui le titre ne fait pas de cadeaux mais alors pas du tout. Vous allez mourir, oh que oui ! A vous donc de multiplier les roublardises, d’utiliser des sorts de défense ou autres objets … En substance, au début cela paraît simple mais les mécaniques de combat se dévoilent petit à petit, en finesse. Il faut donc passer la première impression qui pourrait laisser supposer un jeu par trop classique. 

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Autre petite originalité, vous pouvez enrôler vos ennemis. Il faut, pour cela, engager un dialogue et ne pas se tromper sur les réponses. En fonction de leur exigence, ceux-ci vous réclameront des objets, de l’or ou même des points de vie. Ce qui fait le sel de tout cela, c’est le côté incertain de l’opération. Il n’est pas rare d’échouer à convaincre la bête alors même qu’elle vous a dépouillé. Il y a aussi la possibilité d’hériter des sortilèges de vos créatures quand elles montent en compétence. Sympa ça.

A l’heure du bilan, il faut aussi parler des musiques particulièrement sombres qui donnent une belle teinte à l’ensemble.

Ce jeu est donc, avant tout, un prétexte à livrer des combats au tour à tour, combats très bien foutus d’ailleurs avec le système Press Turn. Le titre offre une aventure XXL de plus de 30 heures de jeu et ça c’est pas négligeable. Reste l’habillage qui ne sied pas forcément au joueur que je suis mais je suis sûr que pas mal de gamers s’en ficheront et se concentreront sur la jouabilité. Et ils ont probablement raison car le titre propose pas mal de rencontres goûteuses, de combats acharnés et de choses à découvrir. C’est bien le principal non ? Surtout quand le titre ne coûte que 20 euros.