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FIFA 16 : le crépuscule des dieux
EA de quoi pleurer

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Tous les ans, à pareille époque, le coeur des amateurs de ballon rond bat la chamade. Barça ou Real ? Dépassé. OM ou PSG ? Ringard. Non, LE débat de la rentrée, tous les ans, est le suivant : PES ou FIFA. Et pour suivre le mouvement, MaXoE vous propose, à travers deux tests séparés, les tests comparés des deux champions à travers le prisme de l'un et de l'autre.
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D’abord, il y eut ISS puis PES, cador du football sur consoles. Puis vint l’apogée de FIFA, qui devait régner sans partage de nombreuses années. Mais l’an dernier, un déclic. Pour la première fois, on a senti que PES remontait son retard, et que si le champion continuait à se reposer sur ses lauriers, l’équilibre dans la Force (hop, allusion subtile à l’actualité) pourrait à nouveau changer.

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Du coup, c’est avec la conscience de l’enjeu que l’on introduit fébrilement la galette dans le lecteur. Et il faut bien avouer que le premier contact est tout à fait surprenant, mais pas positivement… Le ballon colle aux pieds des joueurs, on ne ressent que peu le gabarit de ces mêmes joueurs dans les contacts, et les premières actions venues de nulle part, ou alors d’une dimension où on ne joue pas au foot, comme Olive et Tom, commencent à apparaitre.

Bon, il doit y avoir un coup à prendre, se dit-on alors, et on corse un peu la difficulté. On note, tout de même, que la maniabilité est un peu plus exigeante, notamment dans le dosage des frappes, plus tatillon. On constate, aussi, que les prises de balle sont moins faciles que prévues, même si elles sont encore très loin de la réalité… ou même des versions précédentes. De même, si les buts « classiques » sont plus délicats à inscrire, les buts gags, eux, paraissent être venus par légions entières. La passe en profondeur reste une arme absolue, presque autant que la passe en retrait. De même, frapper au but avec un gros costaud qui vous colle ne posera pas de problème tant que ledit gros costaud est derrière vous. Bref, non seulement FIFA n’a pas vraiment progressé, mais il a même, à certains égards, régressé…

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En revanche, pour rester aussi objectifs que possible, reconnaissons aussi que l’IA est un peu plus intelligente, mieux en place, et ce n’est pas du luxe. Mais paradoxalement, l’effet obtenu est que lorsqu’elle se troue, cela se voit d’autant mieux…

Après, tout n’est pas pourri au Royaume du Danemark : FIFA a gagné en exigence, il impose de poser un jeu plus abouti, plus léché, et ne se maîtrise pas en deux coups de stick. Mais cela n’a-t-il pas toujours été le cas ? Cela est-il suffisant, en 2015, pour continuer à s’imposer ? Certes, FIFA propose aussi, et c’est une nouveauté sympathique pour les néophytes, des aides de jeux qui s’affichent à l’écran pour leur donner des conseils, mais on est tentés de se dire que pour jouer à FIFA il vaut mieux avoir un peu de goût pour le foot et que tout cela relève du bonus sans grande utilité.

FIFA est et reste un excellent jeu de foot. Et le nouveau rendu visuel et sonore, globalement bluffant, n’y est pas étranger. Le problème, je le répète, c’est donc qu’il n’avance pas vraiment, et stagne même (sur la physique essentiellement, mais c’est rapidement pénible). Ainsi, certaines animations sont totalement déphasées, rendant certaines actions illisibles (et les cafouillages dans les surfaces de réparation en sont un inquiétant exemple).

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De même, le ballon, parfois, a des comportements erratiques. Il colle aux pieds, déjà, mais aussi et surtout, malgré la nouvelle précision des contrôles, accrocher le bois aussi souvent n’est pas normal. Cela renforce le côté indécis du jeu, mais se refaire la finale des poteaux Saint-Etienne Bayern à tous les matchs n’amusera personne longtemps… Alors qu’à l’inverse parfois la position et le tir le plus improbables donneront un but que toutes les lois de physique regarderaient avec mépris…

Mais le pire, et je sais que d’autres titres l’ont relevé avant nous donc on ne pourra pas me targuer de mauvaise foi, c’est l’arbitre. C’est simple, on dirait l’arbitre du match d’ouverture de la Coupe du Monde 2014. La loterie géante : cartons, fautes, pénalties, fin du match, tout est sujet au hasard le plus bordélique et le plus insupportable.

En termes de contenu, en revanche, c’est toujours Byzance : d’abord on découvre enfin les équipes féminines, avec des différences de ressenti assez notables, mais aussi des compétitions en tous genres, toutes les coupes en ligne et hors ligne, les championnats, le mode Carrière, le Ultimate Team, et aussi l’espèce de Football Manager du pauvre qu’EA propose depuis qu’elle a preferé enterrer LFP Manager à coup de pelles.

Le mode Carrière est, comme chaque année, en revanche, très réussi. Vous avez désormais un impact beaucoup plus grand sur les entrainements des joueurs et leur évolution, et rien que ça, c’est déjà un bonus indiscutable.

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Vous pourrez aussi jouer, comme toujours, un joueur à un poste fixe, concourir pour le ballon d’or, faire les Saisons en ligne (pour grimper un ladder), jouer la Saison en coop, et enfin le célèbre Ultimate Team, qui se réinvente un peu  mais reste, à mon goût, une expérience laborieuse reservée à ceux qui ont le temps et l’envie de grinder, et un certain niveau de jeu. En revanche, on peut désormais y goûter de deux autres façons : d’abord une appli pour smartphone, pour gérer sa team au bureau, et le Draft, qui vous permet de composer une équipe pour 4 matchs. Une espèce de FUT acceleré, mais beaucoup plus accessible pour les joueurs occasionnels.

 

Testé sur une version PS4

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

FIFA est donc toujours un très bon jeu, au contenu pléthorique, au rendu soigné. Mais FIFA n'avance plus. Et comme il fallait le craindre, cette année, on peut le dire et vous ne le lirez probablement qu'ici : le roi est déchu. Plus ambitieux, plus réaliste, plus affamé de gloire, PES repasse, à la faveur de sa nouvelle version, en tête du duel. La faute aux errances de FIFA et à ces gros soucis de collision ou aux actions ubuesques qui repousseront le plus endurci. Puisqu'il faut prendre parti, disons-le tout net : cet année, et même si ça n'enlève rien aux qualités de FIFA, le patron, c'est PES.
ON A AIMÉ !
- Des modélisations GLOBALEMENT réussies
- Un rendu sonore efficace
- Le mode Carrière
- Le FUT DRAFT
- Vous n'en ferez jamais le tour
ON A MOINS AIMÉ...
- Peu de réelle nouveauté
- La physique du ballon et des masses
- Trop d'actions gag
- L'arbitre
FIFA 16 : le crépuscule des dieux
FIFA 16
Editeur : Electronic Arts
Développeur : Electronic Arts
Genre : Sport
Support(s) : PC, PS4, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1-4 local et en ligne
Sortie France : 22/09/2015