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Full Metal Furies : La furie débarque sur Switch !



On vous en avait parlé très récemment, Rogue Legacy fut le premier titre commercial de Cellar Door Games. Si le studio a commencé par créer des jeux Flash gratuits, ils ont également créé des jeux pour iOS. Au nombre de deux, Tribal Tallies est un soft reposant sur la rapidité, alors que Q – The Game est un jeu de puzzle type Match 3 légèrement différent. A leur sortie respective en 2010/2011, les titres étaient également proposés gratuitement, mais aujourd’hui ils ne sont plus disponibles sur les stores, seules quelques vidéos existent.

Une guerre de succession

Après l’univers chevaleresque, Cellar Door Games s’est intéressé au post-apocalyptique pour Full Metal Furies. Doté d’un contexte convenu au premier abord, le soft cache en réalité une narration avec beaucoup de blagues et d’humour, et un background qui s’étoffe petit à petit au fil de la progression.

Le contexte du soft prend donc place dans un univers post-apocalyptique. Alors que le Roi Prométhée est mort, une première guerre de succession a eu lieu entre les dieux de ce monde, les Titans. Offrant un bref répit à la planète, et alors que l’avènement de la Seconde Guerre Mondiale est sur le point d’éclater, un groupe de guerrières, les Furies, traquent les derniers Titans pour faire cesser le conflit, car si une guerre éclate à nouveau, le monde n’y survivra pas.

4 héroïnes, 4 classes

Pour son gameplay, Full Metal Furies emprunte une vue du dessus en 3/4 qui sera plus éloignée dans certains cas de figure. Très tourné sur l’action, ce qui rappelle fortement l’époque des Beat’em All de légende, le soft a été conçu et pensé pour une expérience multijoueur (en local ou en ligne avec un abonnement), il est praticable en solo, à deux, à trois ou même à quatre (chaque joueur gardant sa progression comme l’or, les capacités, etc… indépendamment des autres).

De ce fait, chaque héroïne que l’on peut incarner dispose d’une classe et d’habilités spécifiques à cette dernière, on a donc un quatuor relativement complémentaire face à nous. Pour les présenter, on a la guerrière Alex qui se bat à l’aide d’un marteau et occasionne beaucoup de dégâts ; Triss, son opposé (une sentinelle) est plus jouable comme un Tank puisque grâce à son bouclier elle peut bloquer les attaques adverses et repousser les ennemis. De son côté, Meg est la spécialiste des tirs à distance qui font mal, mais en tant que sniper son inconvénient reste une mobilité plus lente. Enfin Erin, l’ingénieure, est également plus utile à distance en raison de sa capacité à déployer un drone qui fait office de tourelle, sans oublier ses armes à feu.

Seul(e) ou à plusieurs, le bouclier a sa couleur

Si en coop, chaque joueur(euse) est affublé au personnage choisi (deux personnages identiques ne pouvant pas se répéter), en solo il est obligatoire de choisir deux personnages switchables entre eux à la volée au cours des parties, et ceci pour une spécificité centrale du gameplay appelé bouclier de couleur. Concrètement, les ennemis ont un code couleur différent en fonction de leur bouclier, et chaque héroïne dispose également de son propre code de couleurs reconnaissable à ses vêtements : Triss est « bleu » tandis qu’Alex est « rouge » par exemple.

Vous l’aurez sans doute compris, pour pulvériser un bouclier il faut utiliser le personnage associé à la même couleur. Une fois le bouclier ennemi détruit, n’importe quel allié peut lui occasionner des dégâts. A noter que si vous jouez en solo, pour ne pas rendre la progression infranchissable, et là c’est un bon point, les ennemis s’adaptent pour avoir un code couleur limité aux deux personnages incarnés.

Un déroulement façon Beat’em All avec ses avantages et inconvénients

Avec cette base, le déroulement du jeu est on ne peut plus simple à comprendre. Distillés sur une map façon Super Mario Bros. 3, le soft est constitué de plusieurs niveaux et de branches alternatives. Progresser dans un niveau (rappelons qu’il s’agit d’une vue du dessus en 3/4) revient à détruire tous les ennemis présents pour explorer une succession de mini maps, récolter de l’or ou encore du soin. Pad en main, les sensations sont plutôt bonnes et diffèrent en fonction du personnage choisi, on réalise des combos facilement avec son attaque principale et on peut utiliser des coups spéciaux. Néanmoins, que ce soit pour les esquives ou les techniques spéciales, après activation il est nécessaire d’attendre un délai de récupération pour pouvoir s’en servir à nouveau.

Le jeu se rapproche fortement des Beat’em All mais avec les nombreuses bullets, la mort peut être régulière. Non punitive puisque l’on garde l’or récolté, être « mort » signifie être en état d’inconscience. On a donc le loisir de pouvoir réanimer ses équipiers(ères) quand bon nous semble, soit en attendant le remplissage automatique d’une jauge spécifique se bloquant à 99% puis effectuer la réanimation, soit en accélérant le processus de réanimation en aidant son allié via une simple touche.

Cela est également faisable en solo ce qui permet d’avoir une seconde chance, mais clairement si vous voulez avoir des chances de survivre plus facilement, on vous déconseille d’utiliser un duo avec un sniper dans le mode solo, dans le cas contraire le sentiment déséquilibré des classes se fera ressentir. Un petit mot cette fois sur le multijoueur : si à deux la lisibilité est optimale et le fun doublé comparé au solo, à trois ou quatre on ne peut pas en dire autant au vu de toutes les données à prendre en compte : bullets, code couleur, etc… l’action s’en ressent moins lisible et plus confuse.

Un système RPG similaire à Rogue Legacy

Comme pour Rogue Legacy, le soft se dote d’un système de progression de personnages sous forme d’éléments RPG. A l’instar de ce dernier, on retrouve le même style d’arbre de compétences où l’on dépense l’or acquis durant les parties pour améliorer différents attributs. On a par exemple l’augmentation de PV ou de Force maximum pour les caractéristiques pures, mais on peut aussi améliorer ses capacités comme le temps de récupération des coups spéciaux réduits. Il est également important de savoir que chaque personnage dispose d’un arbre de compétences indépendant, l’argent est donc « divisible » entre les héroïnes.

En complément des arbres de compétences, toujours aussi bien implémenté, on a aussi un système d’équipement dans le sens où cela peut modifier les techniques d’une héroïne sur ses quatre actions (esquive, attaque et coups spéciaux inclus) contre de l’or et des plans à trouver préalablement. Par exemple si on prend Erin, changer ses « chaussures » peut avoir plusieurs particularités sur l’esquive : soit les dégâts sont augmentés mais la roulade est plus lente, soit la distance est accrue mais le temps de récupération est davantage élevé. Dans un cas comme dans l’autre, même avec une progression « limitée » dans cette partie, on arrive à se faire un personnage bien équilibré ou orienté comme on le souhaite.

Une belle patte artistique

Full Metal Furies suit le même schéma que Rogue Legacy avec ses graphismes rétro. On retrouve donc une patte artistique utilisant le pixel art pour un rendu détaillé et relativement coloré, et ceci aussi bien pour l’action que pour les différents effets. Le tout se mélange toujours aussi bien avec les arrières plans et les décors utilisant un style graphique plus « moderne ». De son côté, l’OST du groupe A Shell in the Pit (déjà à l’oeuvre sur Rogue Legacy) accompagnent bien ces purs moments d’action.

Testé sur Switch