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Project Cars 2 : La simulation exigeante
Peut-être même trop...

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Deux ans après Project Cars premier du nom, le jeu de simulation automobile de Slightly Mad Studios revient avec un second épisode plein de promesses, à savoir un contenu plus riche et des défauts gommés. Voyons si les promesses du studio ont été tenues pour ce Project Cars 2, ou si c'était juste de la poudre aux yeux.

Souvenez-vous, en 2011 Slightly Mad Studios inaugure une sorte de Kickstarter, la communauté de World of Mass Development répond présente avec un financement participatif de 3,7 millions de dollars. Grâce à ce budget, Project Cars est né, une simulation automobile très poussée. Voilà ce que promettait le studio. A sa sortie pourtant, s’il a bien été accueilli de par son gameplay avec d’excellentes sensations de pilotage, ses paramètres poussés, ses sons réalistes, etc… le soft avait aussi pas mal de défauts : un mode carrière pas assez poussé, des bugs, un contenu pâlisson face à la concurrence, des problèmes d’IA… Aujourd’hui, on s’attaque donc sur le second opus et pour commencer, intéressons-nous aux modes de jeux disponibles dans ce soft.

Une interface épurée

Rien de bien nouveau si ce n’est que l’interface des menus est plus épurée, plus claire et que les différents menus sont regroupés par catégorie. Ainsi on retrouve la catégorie pour le mode Carrière, les parties rapides (essais libres, tests privés,…), la communauté avec l’eSport, les épreuves et les championnats en ligne, le profil de joueur, les options et les bonus pour tout ce qui est réseaux sociaux. Tout est véritablement accessible au premier coup d’oeil, sans avoir à passer des heures à chercher l’épreuve que l’on souhaite disputer.

On le sait, Project Cars 2 a été conçu pour être joué avant tout par les fans de simulation automobile, mais les réglages sont tellement nombreux : aide au pilotage, adhérence des pneus, traction,… que les débutants peuvent s’y essayer, en sachant toutefois que la conduite est très exigeante. Pour ce test, nous sommes restés dans les configurations voulues par Slightly Mad Studios, c’est-à-dire la simulation, et nous avons réglé certains des paramètres pour une conduite optimale. Avant toute chose, nous vous conseillons de faire des essais privés afin d’effectuer les réglages nécessaires à votre style de conduite, avant de vous lancer en pleine course en conditions réelles (en ligne, eSport, championnat, carrière,…)

Une trentaine de disciplines, ça cache quoi ?

On retrouve un mode Carrière scindé en catégories. Pour commencer, on a le choix entre les disciplines : Ginetta Juniors, Rookie ou des Karts. Libre à nous donc de commencer en Rookie (au risque d’avoir tout de même une piste gelée dans le championnat), ou faire du karting par exemple. Bien entendu, on peut créer plusieurs « carrières/avatars » et changer son destin de base au cours de la trentaine de disciplines disponibles, nous amenant à piloter divers types de véhicules : Monoplace, GT, Tourisme,… Question véhicule, on fait un bond en avant pour cette version, on peut mettre le grappin sur environ 180 voitures, ce qui est une belle hausse par rapport au premier opus.

Concernant les jeux de simulation, si vous êtes fan de l’une des disciplines (Formule 1,…) vous savez certainement que le championnat/course que vous allez entreprendre comporte des essais et des qualifications. Si ignorer les essais n’est pas pénalisant, il en est tout autrement durant les phases de qualification, là, la pénalité va jusqu’à nous placer en dernière place pour commencer la course en condition réelle. Un point important donc à prendre en compte avant de mettre fin à une qualification.

A la fin de chaque championnat, on débloque un mode supérieur et ainsi de suite. Mais c’est parfois sur la carrière entière que l’on va devoir réaliser les objectifs de notre écurie : réaliser diverses disciplines et remporter le championnat, être successivement sur le podium, conduire des branches sportives, ou encore faire des épreuves sur invitation : épreuve de rallyes,… Chaque championnat amène ainsi divers circuits à enchaîner. On a donc un beau challenge avec une dose de diversité.

Régler son véhicule est primordial

Mais avant toute chose, avant de vous lancer sur les pistes, n’oubliez pas de régler votre voiture durant les essais, que ce soit avec l’aide de votre assistant en lui indiquant vos problèmes : ‘ma voiture ne tourne pas assez en virage‘, ‘je n’atteins pas ma vitesse de pointe‘, ou en faisant tous les réglages manuellement. Il est évident qu’un tracé comme Dubai ou Monza ne demande pas le même type de réglage que de rouler sur un circuit Indycar. Quoi qu’il en soit, le nombre de tracés est également en hausse avec environ 80% de circuit en plus sous licence, un petit bonheur pour les fans des disciplines en tout genre.

Parmi tous ces tracés, on retrouve également des circuits avec des conditions météo comme de la neige, pluie,… Si rouler en drift glacé ou en cross (nouveauté) était sympa dans l’idée, question sensations ce n’est pas encore au point. A vouloir en faire trop en voulant proposer moult disciplines (et donc des types de véhicules différents), Slightly Mad Studios oublie de se concentrer sur l’essentiel, c’est-à-dire les sensations. Résultat des courses, on n’arrive pas à différencier certaines sensations des autres, c’est inégal dans l’ensemble.

Et question sensations, c’est ce que l’on demande particulièrement à un jeu de course de simulation qui plus est. Là, le bilan est assez différent. Au début il est impératif de s’adapter à la physique notamment des véhicules (trop légers) lors des premières séances. Dommage que cet aspect n’ait pas été pris davantage en compte car la conduite de Project Cars 2 est exigeante, très exigeante. On peut même dire que son gameplay trop simulation peut nuire au gameplay dans sa généralité.

Car oui, ne vous attendez pas à prendre votre véhicule, faire votre course, terminer en premier et rebelote en enchaînant les championnats. Non, ici passer par les réglages est impératif, il faut mettre ses mains dans le cambouis un maximum, enchaîner les essais pour trouver sa conduite optimale et aussi maîtriser l’exigence demandée. Passé ce cap, les sensations sont plutôt bonnes, et si vous vous investissez un minimum vous aurez un certain plaisir à la conduite mais autant vous prévenir tout de suite : même si des réglages peuvent être effectués, les qualifs’ peuvent demander une bonne demi-heure voire une heure devant soi. Voilà, c’est dit.

Pas de serveur, on est dans le brouillard

Du côté du multi en ligne, les recherches de parties sont assez rapides, on a accès aux courses déjà lancées et celles à venir. Par ailleurs, on peut même regarder des courses « en direct ». Disons-le tout de suite, il est regrettable de ne pas pouvoir se frotter à n’importe quelle course, puisque cela va dépendre en partie de son niveau, il faut donc faire des courses puis revenir plus tard. Comme les développeurs ne se chargent pas d’héberger les parties, les serveurs ne sont pas dédiés, c’est donc l’hôte qui gère la course et de nombreux bugs peuvent survenir : lags, déconnexion, kick suite à un problème de connexion,… Difficile donc de juger correctement cette section tant que toutes les majs ne seront pas déployées.

Pour contrecarrer ce genre de souci un minimum, il y a deux possibilités : soit jouer avec des ami(e)s, soit créer la course soi-même en utilisant un préréglage sur les véhicules : endurance, GT, tourisme, Indycar,…) ou bien régler les divers paramètres manuellement : course publique ou privée, diffusion ou non, nombre de tours, concurrents, météo, essai, qualification préalable,… Et vous voilà lancé dans la course. Bien entendu, une difficulté entre une personne réelle et une IA est indiscutable, et donne un plus grand fun.

Graphismes corrects

Très franchement, même si la modélisation des véhicules est fidèlement reproduite, ne vous attendez pas à avoir la mâchoire qui se décroche en regardant les graphismes des décors ou des arrières-plans. Ceux-ci, en effet, sont juste potables sur une Xbox One de première génération. A noter également quelques bugs techniques : aliasing, déchirure d’image,… Néanmoins, même si cet aspect peut décevoir c’est du côté des détails et de la météo qu’il faut se tourner pour avoir un meilleur rendu.

Le titre de Slightly Mad Studios utilise une météo dynamique (Livetrack 3.0) avec un cycle jour/nuit avec des effets de lumière plutôt bien réussi en pleine nuit. Cette météo dynamique permet également l’accumulation d’eau dans des crevasses, il en résulte un effet d’aquaplanning lors d’un contact (et difficile d’y échapper lorsque la piste est inondée), le soleil qui se reflète sur le pare-brise, les gouttes d’eau ruisselantes font partie de ces petits détails minutieux qui donnent un aspect réaliste au soft.

Côté bruitages, le titre s’en sort plutôt bien question sonorité des moteurs, par contre on regrette un manque d’ambiance générale, et le bruitage des pneus qui n’a pas l’air d’avoir changé depuis le premier opus.

Testé sur une version Xbox One.

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Exigeant, voilà le mot qui pourrait qualifier le mieux Project Cars 2. Comme pour le premier opus, la simulation pure et dure est mise en avant, peut-être même trop et ce "défaut/qualité" risque de faire tourner les talons de certains joueurs impatients. Car oui, Project Cars 2 est avant tout destiné aux aficionados de la simulation de conduite. Il faut beaucoup de temps, de réglages et de maîtrise pour découvrir un contenu riche et recevoir de bonnes sensations niveau conduite, surtout que la maniabilité est mieux adaptée à la manette pour ce second volet. Mais Project Cars 2 a aussi ses défauts et il n'est pas aussi abouti qu'on l'aurait espéré : bugs techniques, décors pas à la hauteur (sur Xbox One standard), sensations inégales de conduite, multijoueur mi-figue mi-raisin. Conclusion, on retrouve certains points améliorés par rapport au premier volet, mais également des défauts qui subsistent. Si on retrouve de bonnes sensations, il y a aussi de la frustration.
ON A AIMÉ !
- Une conduite exigeante...
- Beaucoup de contenu
- Possibilité de régler de nombreux paramètres
- De bonnes sensations après maîtrisées
- Les circuits
ON A MOINS AIMÉ...
- ... Peut-être même trop
- Bugs techniques subsistants
- Sensation inégale de conduite entre les disciplines
- Décor pas à la hauteur sur Xbox One première génération
- Un multi mi-figue mi-raisin
Project Cars 2 : La simulation exigeante
Project Cars 2
Editeur : Bandai Namco
Développeur : Slightly Mad Studios
Genre : Course
Support(s) : PC, PS4, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1 / 1 à 16
Sortie France : 22/09/2017