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Super Chariot : Un voyage turbulent



Super Chariot est un titre développé par Frima Studio, le studio a été fondé en 2003 au Québec par trois personnes : Christian Daigle, Philippe Bégin et Steve Couture. Au début, ils ont commencé par produire des jeux flash pour des marques telles que Looney Tunes ou encore Harry Potter avant de s’attaquer quelques années plus tard, à des jeux sur consoles et PC. On peut par exemple citer Young Thor, un titre d’Action sur PSP mettant en scène une version jeune de Thor, ou encore Talent Not Included (disponible sur PC et consoles), un jeu d’action/plate-formes dans une vision théâtrale. Leur dernier titre en date, étant le portage de Chariot sur Switch.

Un Roi exigeant

Titre original, Super Chariot vous amène à parcourir des environnements en compagnie d’un chariot. Si le principe même du jeu réside effectivement dans une mécanique d’escorte, Frima Studio a tout de même implémenté une histoire pas déplaisante remplie de dialogues humoristiques, le tout en version française intégrale.

Dans cette aventure, on suit les traces d’une princesse qui vient de perdre son père, le défunt Roi. Accompagné (ou non) de son fiancé, elle déplace la dépouille qui se trouve dans un « chariot funéraire ». Arrivée à une sépulture, l’âme du Roi (son âme est en quelque sorte prisonnière du chariot) se fait entendre, il n’est pas content, et veut une sépulture digne de lui. Evidemment, les deux tourtereaux vont devoir s’exécuter, au risque d’être hanté toute leur vie.

Avoir plusieurs cordes à son arc

Super Chariot mise, pour son concept central, sur des mécaniques simples liées à la physique d’un chariot. La princesse (et/ou le prince) doit faire avancer un chariot d’un point A à un point B en passant divers obstacles. Pour cela, on peut pousser le chariot à la force de ses bras et le tirer à l’aide d’une corde plus ou moins longue, tout dépend si on lâche du lest ou non. On a également la possibilité de grimper sur le chariot pour franchir des passages autrement inatteignables. On ajoute à cela l’utilisation d’un saut pour franchir des précipices, une attaque (différente en fonction du personnage) pour éloigner les rôdeurs, des gadgets pour se faciliter la vie et vous avez là tous les ingrédients nécessaires au bon fonctionnement de Super Chariot.

Des fonctionnalités très simples d’accès et d’utilisation, mais qui en pratique demandent une extrême vigilance. Si, au début de l’aventure, les niveaux en 2D servant de « tuto » sont assez simples, ils nous font rapidement comprendre que l’élément essentiel du gameplay repose sur la corde reliée à notre chariot. Tirer le chariot sur une surface plane ne pose évidemment aucun problème. En revanche la difficulté pointe le bout de son nez lorsqu’il faut transporter le chariot sur des plates-formes plus difficiles d’accès. Certaines sont assez larges, elles ne poseront donc pas (forcément) de problèmes.

Mais au fil de l’avancée, on a des situations plus délicates, on découvre des plates-formes très étroites, il faut donc jongler avec les deux atouts de cette corde, ce qui en revient à utiliser deux touches dédiées à cette pratique. L’une d’elles permet de lâcher du lest, tandis que l’autre permet de rétrécir la longueur de ladite corde.

Cette corde à une importance cruciale dans tout type de situations. Par exemple lorsque l’on doit effectuer un saut au-dessus d’un précipice, il ne faut pas oublier de l’accrocher au chariot avant que celui-ci bascule dans le vide ou alors on peut avec une manoeuvre « plus délicate », être attaché au chariot pendant toute la manoeuvre, mais bien sûr, gare à ne pas tomber dans le vide. Un système très simple et délicat, mais qui peut encore plus se compliquer si l’on veut récolter tous les collectibles.

Et oui, en cours de route, l’exigence du roi nous pousse à ramasser des joyaux (et même des collectibles) tout au long du chemin pour tenter d’avoir une sépulture digne de sa stature. Seulement ces joyaux ne sont récupérables que par le roi en personne, ou devrions-nous dire par le chariot. Il faut donc parfois hisser ce même chariot à certaines hauteurs ou le laisser volontairement tomber dans une crevasse tout en maintenant à la corde.

Mais si le « char » tombe en contrebas, il fait plus ou moins de bruit, et un chariot rempli de joyaux et de trésors attise la convoitise des rôdeurs. Car oui, dans les niveaux des ennemis sont présents, et bien évidemment il faut s’en débarrasser au plus vite, sinon ils vont piller le « magot ». Pour s’en débarrasser il existe plusieurs méthodes, soit utiliser la traditionnelle attaque, soit utiliser des gadgets tels qu’un leurre « canari » pour faire diversion.

En effet Super Chariot se dote même d’un point de vente, dont les achats (ici les gadgets) s’effectuent par le biais des joyaux que l’on récupère. Il existe plusieurs types de gadgets et chacun d’entre eux à une utilité propre, comme le piquet qui permet de retenir le chariot provisoirement. En outre, le DLC Royal Pack étant directement inclus, on a accès à d’autres gadgets, ainsi qu’un autre personnage jouable, et de nouvelles zones cachées.

Il faut dire que le soft regorge de chemins, de secrets et de zones cachées en tout genre dont certains ne sont accessibles qu’à deux joueurs. Mais avec un seul gadget transportable à la fois (par joueur du moins), le 100% demande beaucoup d’investissement, allongeant considérablement la durée de vie, et là on touche peut-être l’un des points faibles du soft, c’est-à-dire que les niveaux demandent de nombreux allers/retours avec les gadgets adéquats.

Un monde féerique

Même si le Level Design s’avère répétitif sur le long terme, il en ressort un aspect graphique très coloré, chaleureux, fleuri, avec de beaux jeux de lumière presque féeriques par moments. Les développeurs ont choisi de belles nuances pour mettre leur titre en valeur.

Dans les sonorités on s’y retrouve, les musiques sont parfois très discrètes avec de douces mélodies, le tout est accompagné par un doublage intégral en français de très bonne qualité.

Testé sur Switch