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PC / Xbox One
Super Lucky’s Tale : Le renard qui donne la rage
Une perspective de caméra...

Appréciation de MaXoE
6
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Développé par le studio indépendant Playful, le plateformer Super Lucky's Tale est la "suite" de Lucky's Tale paru exclusivement en réalité virtuelle. Le soft est un hommage aux jeux de plate-forme de l'ère 1990/2000. Est-ce que le renard Lucky aura pris du poil de la bête pour sa seconde aventure ?

Le Livre du pouvoir

Avec une histoire orientée conte pour enfants, Super Lucky’s Tale veut séduire le jeune public, et il peut y
parvenir avec un scénario peu développé et pas complexe que l’on peut qualifier de simpliste.

Le renard Lucky et sa soeur Lyra sont ce que l’on appelle des gardiens. Pendant que Lucky reste sur leur terre natale, Lyra parcourt le monde en faisant des expéditions à bord d’un avion. Revenue de sa dernière escapade, elle a le malheur de se crasher avec son avion, mais Lyra s’en sort heureusement in-extremis. Elle montre à Lucky sa découverte : elle a enfin trouvé le Livre des Ages qui permet d’ouvrir la porte d’autres mondes, mais aussi de réécrire l’histoire. Oui, les livres changeant le cours d’un destin sont à la mode ces derniers temps.

En tous cas,cette découverte ne plaît pas à Jinx qui souhaite s’emparer du livre. Alors que ce scélérat et
sa bande des Mistrigris (des chats aux pattes de velours) tentent d’enlever Lyra et de s’emparer du livre, Lucky s’interpose. Et alors qu’ils allaient en découdre, le Livre des Ages s’ouvre et aspire la bande complète des Mistigris, mais aussi Lucky qui se retrouve désormais coincé à l’intérieur du Livre. Le renard va tout faire pour se sortir de là.

L’hommage

Hommage aux plateformers des années 1990/2000, le titre de Playful opte pour des niveaux en vue 3D qui, si elle n’est pas maîtrisée de part son gameplay, peut entièrement porter préjudice au soft, mais on y reviendra. Le titre ne se limite pas qu’à la 3D, on parcourt également des niveaux en 2D qui jouent sur deux plans (plan principal et arrière).

Hommage oblige donc, le jeu reprend le principe du HUB de différents plateformers (Super Mario 64, Croc, Banjo-Kazooie,…). Ainsi au départ de l’aventure, on se retrouve dans un premier monde qui sert de HUB. Au total ce ne sont pas moins de quatre mondes qui vont servir de HUB : Frousseville, le Village des Légumes, le Château du Ciel et le Canyon des Vacances. Chacun de ces mondes renferme plusieurs niveaux accessibles via des portails. Comme on en a l’habitude de le voir maintenant, les portails ne sont pas ouverts tout de suite. Pour en débloquer de nouveaux, il suffit de terminer les différents niveaux dans un ordre prédéfini. En ce qui concerne l’accès aux nouveaux mondes, il faut vaincre un boss se cachant derrière une porte scellée qui ne s’ouvrira qu’après avoir récupéré un nombre de trèfles (clés) suffisants.

Un déroulement classique

Le coeur du gameplay reprend celui d’un pur jeu de plate-forme et la prise en main est relativement simplifiée. On a ainsi une touche de saut qui nous sert également de double saut, une touche d’attaque pour assommer les ennemis, et la dernière permet de creuser. En combinant la touche de saut et d’attaque, on peut sauter et frapper dans les airs, ou encore faire une attaque plongeante (A + RT).

Le déroulement du jeu est somme toute classique, on déambule dans les niveaux, on élimine les ennemis en sautant sur leur tête à la manière d’un Mario/Sonic old-school, ces ennemis ne posent d’ailleurs aucun problème particulier pour les vaincre. Le seul souci venant de la perspective de la caméra : difficile en effet de faire un saut particulièrement précis pour atterrir sur leur tête. On récupère aussi des pièces, des diamants, des lettres pour former le prénom de Lucky à la façon de Donkey Kong et des trèfles. Trèfles qui rappelons-le, servent à déverrouiller l’antre du boss de fin de monde.

Trèfle à quatre feuilles, la chance au rendez-vous ?

Les trèfles étant les objets principaux à récupérer pour progresser dans l’aventure, il y a quatre moyens principaux (dans les niveaux 2D et 3D) pour en obtenir : le premier consiste logiquement à finir le niveau, le second à réaliser une mission spécifique à chaque niveau, le troisième à récupérer entièrement les lettres du prénom de Lucky cachées dans l’entièreté du niveau. A ce propos certaines lettres sont moins perceptibles que d’autres très visibles, et certaines de ces lettres peuvent se « cacher » et disparaître complètement du niveau en cours, ce qui peut obliger à refaire le niveau pour les récupérer ou pour les plus feignants se faire mourir pour retourner au dernier chekpoint et faire directement réapparaître les lettres en question. Et le quatrième moyen nécessite de récolter 300 pièces par niveau.

D’autres trèfles peuvent être récupérés par le biais de chaque HUB en passant au travers d’une trappe, et il faut réaliser de petits casses-têtes et également des jeux d’adresse (mélange de Super Monkey Ball et Skylanders). Un bon moyen de ne pas placer les joueurs dans une routine. Chacun peut donc récupérer les différents trèfles à sa façon en fonction de sa dextérité, sachant qu’il n’est pas obligatoire de tous les récupérer pour venir à bout du soft de Playful.

Un petit mot sur les différents boss que l’on rencontre à la fin de chaque monde. On décèle des mimiques entre eux, c’est-à-dire que leurs différents patterns se ressemblent beaucoup trop. Du coup, on n’a vraiment aucune surprise lors des affrontements : si un canon nous lance des flammes, forcément à chaque boss, il y en aura. C’est vraiment dommage que les développeurs n’aient pas par exemple profité de la capacité « creuser » du renard pour essayer de différencier ces combats.

Caméra et cie

Comme nous le disions plus haut, une piètre caméra peut gâcher entièrement une expérience de jeu. Il est indéniable que la caméra placée derrière Lucky à vue modifiable sous trois angles de façon oblique (vue normale, oblique à gauche, oblique à droite) ne va pas faire que des heureux. Cette limite d’angle de vue peut gêner certains joueurs surtout dans la progression des niveaux en 3D. En effet, il est difficile de bien percevoir la perspective pour atteindre des objets/ennemis. Mais le plus pénalisant, c’est lorsque l’on doit rebrousser chemin.

Pour expliquer un peu la chose, il arrive que l’on rate des pièces ou des lettres lorsque l’on doit choisir l’un des deux « chemins » possible. On veut donc revenir sur nos pas pour récupérer ce que l’on a raté, mais le problème c’est que sans caméra à vue libre, retourner en arrière peut être difficile lorsqu’une plate-forme est hors champ de la caméra. On saute donc à l’aveuglette en quelque sorte et on perd des vies assez bêtement. Les développeurs ont bien inclus une caméra « semi-fps », mais c’est juste pour regarder aux alentours à 180 degrés, vers l’avant uniquement.

Pour compléter cette partie, on va bien sûr parler des graphismes. On ne peut pas dire que le titre profite
pleinement des capacités de la Xbox One, ce n’est pas moche ni exceptionnel, mais cela reste correct. L’univers dans lequel évolue Lucky est coloré, cela reste mignon, le design cartoon n’y est d’ailleurs pas étranger. Ce n’est pas extravagant pour autant mais cela reste dans la veine des jeux des années 1990/2000.

Et qui dit années 90/2000 dit aussi défauts techniques et pour cela Super Lucky’s Tale n’en est pas exempt. On trouve des murs invisibles, un peu d’aliasing, des bugs d’affichages, tout cela sans gravité sauf pour le niveau « La Réécriture de Jinx » où nous avons rencontré un bug qui nous a fait récupérer tous les éléments, lettres et pièces d’un seul coup à notre entrée du niveau… Dernier mot sur les musiques de Snyder qui accompagnent bien l’ensemble en restant discrètes.

Testé sur une version Xbox One standard

Appréciation de MaXoE
6
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Super Lucky's Tale aurait pu être un jeu de plate-forme idéal pour les très jeunes joueurs/joueuses en ces périodes de fêtes, mais malheureusement la perspective de la caméra et la caméra elle-même vient gâcher le plus gros du gameplay du soft de Playful. Cela reste jouable et accomplissable à 100% (succès inclus), mais les très jeunes joueurs/joueuses risquent de s'énerver rapidement de devoir recommencer plusieurs fois la même séquence parce que le saut n'a pas été évalué correctement. On conseillera donc plutôt le soft à des joueurs un peu plus habitués à la plate-forme, et qui font abstraction des défauts techniques. En espérant qu'une suite soit donnée et que celle-ci rectifie le tir des différentes erreurs. En prenant en compte les défauts du soft et ses qualités de manière tout à fait objective, notre note réelle est 6,5/10.
ON A AIMÉ !
- Mignon
- Gameplay varié
- Les niveaux en 2D
- La recherche d'items
ON A MOINS AIMÉ...
- La caméra et sa perspective
- Des boss aux patterns trop similaires
- Dans l'ensemble beaucoup trop simple
- Les capacités de Lucky ne sont pas assez mises en avant
Super Lucky’s Tale : Le renard qui donne la rage
Super Lucky's Tale
Editeur : Microsoft
Développeur : Playful
Genre : Plate-Forme
Support(s) : PC, Xbox One
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 07/11/2017