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Mobiles / PC / Switch
The Lion’s Song : Aurez-vous l’inspiration ?
A privilégier en mode portable

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Disponible sur PC depuis 2016 en format épisodique, le jeu d'Aventure Narrative / Point n' Click The Lion's Song débarque sur Nintendo Switch. Pour ce portage, exit le format épisodique, on retrouve la saison complète (4 épisodes). Voyons ensemble ce que nous réserve ce titre de Mi'pu'mi Games.

Si le nom de Mi’pu’mi Games ne vous dit peut-être rien, c’est parce que le studio ne s’est cantonné qu’à des adaptations/aides sur PC et mobiles principalement avec un portage d’Anno: Build an Empire, une collaboration avec Io-Interactive pour Hitman, des modèles 3D pour Wizard Of Oz,… mais Mi’pu’mi Games a également fait une incursion sur Xbox 360 et PS3 grâce là encore au portage de Hitman: HD Trilogy. The Lion’s Song déjà paru sur mobiles et PC, est le premier portage du studio sur Nintendo Switch.

En manque d’inspiration

En Autriche au début du XXème siècle, nous suivons tour à tour trois protagonistes : Wilma, Franz et Emma, chaque épisode se concentrant sur l’un d’entre eux en particulier. Quant au dernier épisode, il sert de liant entre l’univers et les protagonistes, nous faisant incarner des personnages étroitement liés à l’acteur de chaque chapitre.

Dans le premier épisode, Emma est une compositrice en manque d’inspiration, son professeur dont elle est secrètement éprise va lui conseiller de s’isoler dans son chalet dans les Alpes. Emma s’exécute, mais en arrivant une toute autre chose la gêne pour trouver son inspiration, un élément perturbateur que nous vous laissons découvrir.

Le second épisode nous permet de suivre Franz, artiste peintre de talent qui arrive à peindre les diverses « couches » (ou les facettes) des gens rien qu’en leur parlant. Seulement voilà, il est également en manque d’inspiration, et sait qu’il lui manque quelque chose dans ses tableaux mais n’arrive pas à mettre la main dessus. Cela va peu à peu tourner à l’obsession.

Dans l’avant-dernier épisode, nous incarnons Emma, l’une des rares mathématiciennes féminines. Elle souhaite prouver sa théorie sur le changement au Ravius, un groupe de mathématiciens exclusivement composé d’hommes qui ne l’accueille pas à bras ouverts, au contraire, ils sont plutôt du genre sexistes. Emma va donc devoir faire face, tout en trouvant l’inspiration pour tenter de prouver sa théorie.

Un Point n’ Click hyper accessible

On est donc face à une aventure narrative qui utilise le Point n’ Click pour se déplacer, interagir avec le décor, résoudre de très simples énigmes et pour le choix des réponses lors d’une conversation. Ce gameplay s’avère bien sûr très facile à prendre en main, en contrepartie ce que l’on peut regretter, c’est que les énigmes auxquelles on fait face sont beaucoup trop simples.

Mis à part ces énigmes consistant globalement à juste interagir avec les éléments du décor, on peut donc effectuer des choix de réponses. Ces dernières peuvent avoir une incidence sur la suite des scènes de l’aventure (ou sur les prochains épisodes avec des clins d’oeil), notamment sur le second épisode qui semble plus enclin à la rejouabilité puisqu’il prend différents modèles pour toile. Cependant le final de chaque épisode reste le même, quels que soient les choix « moraux » que l’on effectue, ce qui est dommage car plusieurs fins auraient incités davantage à la rejouabilité.

Dans l’ensemble, chaque épisode arrive à bien poser les bases, tout en nous permettant de comprendre pourquoi l’inspiration des protagonistes ne vient pas. De cette manière la psychologie des personnages est abordée un peu plus en profondeur, on comprend aussi bien ce syndrome de la page blanche, que la tourmente de l’obsession et le manque d’égalité des sexes.

Des thèmes intéressants qui se clôturent sur un quatrième épisode différent, servant en quelque sorte de flashbacks mais aussi de changements. Cependant, on trouve qu’il manque quelque chose de plus pour cette finition. En l’état, le dénouement s’inscrit sur un autre thème plus sombre, où il manque plus d’indications sur les principaux protagonistes des épisodes précédents.

Un Pixel Art rétro

D’un point de vue esthétique, The Lion’s Song s’appuie sur des graphismes s’approchant du rétro, presque du « monochrome ». Ce pixel art dispose de peu de teintes, mais tout de même de détails suffisants au premier comme au second plan pour être reconnaissable, l’animation y est assez soignée, tout en restant propre. Toutefois, on aurait aimé plus de détails lors de l’exploration en « World Map », celle-ci étant simplifiée au possible. Les bruitages sont également bien réalisés et les thèmes sonores restent agréables à écouter. En revanche point de voix, le titre est juste sous-titré dans une version française soignée.

Testé sur Switch

Appréciation de MaXoE
7
Appréciation des Lecteurs
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Il est évident que The Lion's Song ne s'adresse pas à tous les joueurs. En effet, le soft de Mi'pu'mi Games se destine aux amoureux des aventures narratives qui ne sont pas réfractaires à un gameplay tout en Point n' Click. Malgré quelques fausses notes avec des énigmes trop simplistes, une fin qui laisse sur sa faim, et des décisions qui n'influent pas sur le final, The Lion's Song est un titre qui arrive à poser ses bases et à aborder la psychologie des personnages de manière intéressante.
ON A AIMÉ !
- Une aventure narrative abordée de manière intéressante
- Un gameplay très accessible...
- Les thèmes
ON A MOINS AIMÉ...
- Un final qui ne change pas malgré les choix
- ... Mais avec des énigmes trop simples
- Réservé à un public précis
The Lion’s Song : Aurez-vous l’inspiration ?
The Lion's Song
Editeur : Mi'pu'mi Games
Développeur : Mi'pu'mi Games
Genre : Aventure narrative / Point n' Click
Support(s) : Mobiles, PC, Switch
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 10/07/2018