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Final Fantasy XII : l’attente enfin récompensée !



Final Fantasy XII : l'attente enfin récompensée !

Après plusieurs années d’attente, voici qu’arrive enfin sur notre vieux continent, le dernier né de la série des Final Fantasy, à savoir, Final Fantasy XII. Attendue avec impatience par de nombreux joueurs européens, la sortie de ce titre a souvent été retardée pour diverses raisons, avec en tête de celles-ci, le souci de perfection du concepteur et réalisateur de ce jeu, Yasumi Matsuno. L’attente fut donc longue mais justifiée car les joueurs peuvent aujourd’hui découvrir un RPG grandiose, qui saura sans aucun doute s’imposer comme l’un des meilleurs titres de la saga.

Ivalice, le retour

Dès la cinématique d’ouverture, le joueur est plongé dans l’univers d’Ivalice, un monde que les fans de RPG et notamment de Tactics connaissent bien (FFTA sur Game Boy Advance et FFT sur PlayStation). Le monde d’Ivalice est déchiré par une guerre sans fin opposant les Empires de Rozaria (situé au sud et à l’ouest d’Ivalice) et d’Archadia (situé au nord et à l’est). Non impliqué dans cet affrontement, le royaume de Dalmasca est malheureusement situé entre ces deux Empires, et devient de ce fait la convoitise d’Archadia, qui voit en Dalmasca un bon moyen de se rapprocher de son ennemi. L’histoire commence deux ans après la chute du royaume de Dalmasca et la mort de la famille royale. 

Le joueur est placé dans la peau de Vaan, un jeune orphelin vivant dans les rues de Rabanastre, l’ancienne capitale du royaume de Dalmasca. Avec son amie Penelo, il vit de petits boulots, mais rêve d’un avenir meilleur, en tant que pirate du ciel. Souhaitant bousculer le quotidien, il décide, lors de la venue de Vayne Solidor, un général de l’Empire d’Archadia, de s’introduire dans le palais et de voler un de ses nombreux trésors. Cette décision, et les rencontres qu’il fera par la suite, boulverseront son destin, bien au-delà de ce qu’il imagine.

Entièrement en 3D, l’univers de Final Fantasy XII met en scène différentes races bien connues, les Humes (humains), les Viera, les Moogles, les Bangaa, les Seeq ou encore les Nu Mou. Bien entendu, de nombreux monstres viennent compléter le tableau. Le joueur devra en effet combattre environ 500 monstres différents au cours de son périple à travers l’immense monde d’Ivalice. L’exploration de cet univers est d’ailleurs assez libre, le joueur pourra à sa guise explorer des zones encore inconnues, s’exposant parfois à des monstres un peu trop puissants pour qu’il soit en mesure de les vaincre.

Un nouveau système

Le jeu est donc loin d’être linéaire (au contraire de certains de ces prédécesseurs) et permettra au joueur de davantage s’attarder sur l’exploration, d’autant que de nombreux trésors se trouvent cachés aux quatre coins d’Ivalice. Les donjons sont également nombreux et leur exploration demandera parfois plusieurs heures, notamment vers la fin du jeu. Ceci peut parfois s’avérer génant, d’autant que les points de sauvegarde se trouvent être relativement espacés (il n’est pas possible de sauvegarder à n’importe quel moment). Ces deux particularités ont toutefois le mérite de réhausser la difficulté du jeu, difficulté qui semblait peu élevée pour certains joueurs sur les précédents opus de la série.

Chaque Final Fantasy a vu l’apparition d’un nouveau système de gestion des compétences des personnages. Final Fantasy XII ne déroge pas à la règle en introduisant le système de Licenses (ou « permis » en français) qui permet à chaque personnage d’apprendre certaines magies ou techniques, ou de débloquer différents bonus concernant l’attaque, la défense, les HP ou les MP. Pour cela, les personnages devront utiliser les points de licenses (LP) acquis lors des différents combats menés par l’équipe. Ce système de licenses devra également être utilisé pour permettre aux personnages d’équiper armes et armures.

Les compétences qui peuvent être acquises par les différents personnages étant les mêmes pour tous, il appartient au joueur de choisir en début d’aventure, quels seront les rôles des différents personnages (guerrier, mage, guérisseur…). Au fur et à mesure de la progression, ces distinctions s’effaceront petit à petit, les personnages ayant acquis suffisamment de LP pour apprendre à peu près l’ensemble des compétences disponibles. Le joueur possèdera alors une équipe de personnages polyvalents, sans caractéristiques vraiment spécifiques.

Mist Knacks

Toujours grâce à ce système de licenses, les personnages pourront acquérir jusqu’à 3 Mist Knacks, l’équivalent des Limits Breaks introduits lors des épisodes précédents. Pour pouvoir utiliser ces techniques relativement puissantes, le personnage devra utiliser tout ou partie de sa barre de MP. Lorsqu’un des personnages utilise un Mist Knack, les autres membres de l’équipe peuvent, si le joueur entre la bonne combinaison de touches, réaliser un enchainement avec leurs propres techniques. Ces combos s’avèreront être assez dévastateurs et seront une arme de choix face aux nombreux boss du jeu.

Une des nouveautés apportées par Final Fantasy XII est la disparition des combats aléatoires. En effet, tous les combats sont maintenant en temps réel, et face à des ennemis présents et identifiables sur la carte de la zone. Le joueur pourra donc choisir d’affronter ou non les ennemis qu’il rencontre (le bouton R2 permet de fuir). Trois personnages seront utilisés lors des combats, les trois en réserve pouvant remplacer les premiers à n’importe quel moment. Il est donc intéressant, même si cela prend plus de temps, d’utiliser l’ensemble des personnages à disposition, afin d’avoir une équipe homogène. Pendant certaines phases, un quatrième personnage (que le joueur ne pourra pas contrôler) viendra prêter main forte aux autres.

Les combats étant en temps réel, il devient impératif de réagir assez vite face aux actions des ennemis. Une nouvelle commande, la commande « Gambits » a été introduite en ce sens afin de permettre au joueur d’assigner automatiquement différentes commandes aux personnages. Par exemple, il est possible de demander à un personnage d’utiliser la magie « Raise » (qui ramène un personnage à la vie), dès que l’un d’entre eux ait perdu tous ses points de vie. Cette possibilité permet de réagir plus rapidement en cas de situation délicate face à un boss notamment. Certains trouveront sûrement que cette aide n’est pas intéressante et pourront alors s’essayer à commander manuellement l’ensemble des personnages, ce qui rallonge considérablement le temps de jeu.

L’art du combat

Au cours des combats, chaque personnages aura accès à différentes actions, avec en premier lieu, l’attaque à l’aide de l’arme équipée. Les actions possibles incluent également les magies : magie blanche pour protéger et guérir ses personnages, magie noire, qui permet d’attaquer les adversaires avec des sorts élementaux, magie verte qui altère l’état des ennemis, magie temporelle pour affecter la rapidité d’action des alliés ou des ennemis, et enfin magie arcane qui permet d’utiliser des sorts tels que Dark ou Demi. A cela, viennent s’ajouter des techniques tels que vol (pour dérober des items aux ennemis) ou libra (qui permet d’obtenir des infos sur les monstres -HP, points faibles…-).

Si vos personnages possèdent suffisamment de MP, ils pourront également utiliser les Mist Knacks (cités plus haut) ou encore les invocations. Nommées Espers (en référence à FFVI), les invocations devront être attribuées aux différents personnages via le système de licenses, après avoir été vaincues (et donc débloquées) lors de combats parfois difficiles. Au nombre de 13, ces Espers possèdent des noms jusqu’alors inconnus, qui correspondent à des signes du zodiaque. Seuls quatre ou cinq Espers deviendront disponibles dans l’histoire principale, les autres devront être vaincus lors de quêtes annexes.

Lorsqu’un personnage utilise une invocation, celle-ci vient remplacer les deux autres combattants et participera au combat pendant un temps limité. Une fois ce temps expiré, l’Esper lancera une attaque puissante, dont les effets visuels sont de toute beauté. Malheureusement, les Espers ne sont pas toujours très puissants, et comme ils nécessitent l’utilisation d’un nombre conséquent de MP, ils seront assez souvent délaissés au profit des Mist Knacks, notamment face aux différents boss du jeu. Le joueur devra malgré tout faire bien attention à ne pas dépenser inutilement tous ces MP sous peine de ne pas pouvoir guérir ou ressuciter ses personnages face à un adversaire coriace.

A couper le souffle

Côté réalisation, Square-Enix marque encore les esprits avec un jeu quasi parfait de ce point de vue. Le design des personnages principaux a été réalisé avec un niveau de détail jamais atteint (vêtements, armures, armes, expressions faciales, cheveux, visages, tout y passe…). De même, l’animation des personnages NPC est très bien rendue, avec des personnages vivants, réalisant toutes sortes d’actions, ce qui donne vraiment au joueur l’impression de s’immerger dans un monde réel. Les décors sont également très détaillés et variés, avec des textures magnifiques, faisant de FFXII l’un des meilleurs jeux au niveau des graphismes, sorti à ce jour sur PlayStation 2.

Les différentes cinématiques qui viennent ponctuer la progression du joueur sont également de toute beauté, et s’intègrent parfaitement dans le déroulement de l’histoire. Côté bande-son, c’est le compositeur attitré de Matsuno, Hitoshi Sakimoto, qui a réalisé l’ensemble des musiques accompagnant l’aventure des différents personnages. Variées et parfaitement adaptées aux nombreux lieux visités, ces musiques contribuent à l’immersion du joueur dans le monde d’Ivalice.

La difficulté de ce titre peut varier sensiblement selon la façon de jouer de chacun. En effet, si le joueur se contente de progresser dans l’histoire principale sans effectuer de quêtes annexes, tout en faisant participer l’ensemble des personnages à sa disposition, il s’apercevra rapidement que certaines zones deviendront assez problématiques. Au contraire, le joueur qui effectue toutes les quêtes annexes disponibles à chaque fois qu’il est libre d’explorer le monde d’Ivalice, sera sûrement beaucoup plus puissant que la grande majorité des monstres, n’étant que parfois freiné par certains boss particuliers.

Verdict

Une des quêtes annexes les plus importantes est la chasse aux monstres rares. En effet, au cours de sa progression, le joueur devriendra assez rapidement un chasseur de monstres. Il pourra accepter différents contrats, avec récompenses à la clé, qui lui demanderont de chasser des monstres spécifiques, souvent assez puissants. Côté durée de vie, il faut compter environ 50 à 60 heures pour l’histoire principale, et à peu près autant, voire un peu plus pour réaliser toutes les quêtes annexes, et notamment la chasse aux monstres rares et aux invocations optionnelles.

Final Fantasy XII s’avère donc être un très bon RPG, que les fans attendaient avec impatience, et qui répond aux attentes de tous. Sans défauts ou presque (certains diront que le scénario n’est peut-être pas aussi grandiose que sur les précédents opus), ce titre marque les esprits par les changements qu’il apporte à la série (combats en temps réel, univers immense entièrement en 3D) et impressionne toujours grâce à une réalisation sans faille. Tous les fans de RPG et de Final Fantasy peuvent donc acheter ce titre les yeux fermés.


Initialement publié le 23.02.07