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God of War : La renaissance de Kratos !



La saga God of War ayant pour thème la mythologie grecque, a débuté en 2005. On y suit les aventures de Kratos, un guerrier spartiate en quête de vengeance. Cette histoire bien contée s’accompagne d’un gameplay d’Action / Aventure de type Beat’em All mêlant de petites phases d’énigmes pas très complexes se résumant parfois simplement à des enclenchements de mécanismes, une dose d’exploration dans la recherche d’objets spécifiques, des combats très jouissifs, violents, funs et mémorables, ainsi qu’une progression du personnage via le renforcement des armes. Ce qui a fait la renommée de la franchise, c’est également en partie des combats de boss gigantesques et titanesques.

Les épisodes principaux de la série (le premier et second, troisième, Ascension) ont tous été développés par Santa Monica Studio, en revanche les autres titres de la franchise : God of War – Chains of Olympus (PSP), God of War – Ghost of Sparta (PSP) ou encore God of War – Betrayal (jeu mobile sorti uniquement en Amérique) n’ont pas été développés par le studio, même si Santa Monica a contribué au développement de ces différents titres. Pour ceux qui n’auraient pas encore franchi le pas, il peut être difficile de suivre le fil rouge, dans le sens où l’ordre de la timeline ne commence pas par le premier épisode mais par Ascension. Néanmoins pour comprendre le contexte, il est impératif de commencer par God of War premier du nom (le titre de 2005).

Pour vous aider, nous vous donnons l’ordre de la timeline des titres parus en France, avec de légères indications sur le scénario. Attention donc aux risques de spoils :

God of War Ascension : Bien avant le premier épisode, Kratos, jeune spartiate est enchaîné et torturé pour avoir brisé son pacte avec le Dieu de la Guerre et de la Destruction.
God of War – Chains of Olympus : Quelques années avant les événements de God of War (2005), une narratrice nous conte l’une des missions que Kratos a réalisée au nom des Dieux de l’Olympe.
God of War (le premier épisode de 2005) : Le commencement de la licence avec les fondements du scénario. Kratos décide de se venger du Dieu qui l’a trahi, Arès.
God of War – Ghost of Sparta : Kratos est hanté par des cauchemars où il y aperçoit son frère Deimos ainsi que sa mère. Il cherche des réponses et part à leur recherche.
God of War II : Kratos, le simple mortel a été accueilli par les Dieux pour siéger avec eux sur l’Olympe en tant que nouveau Dieu. Mais une rancoeur est toujours présente en lui. Après avoir été trompé par Zeus en personne, Kratos songe à la vengeance.
God of War III : Kratos continue d’établir sa vengeance contre Zeus.

God of War (2018) : Pour éviter les spoils nous n’avons pas inclus ce dernier épisode dans cette timeline.

Un scénario bien écrit

Il aura donc fallu attendre 5 ans avant qu’un nouvel épisode de Kratos voit le jour. Comme nous l’avons dit et nous le répétons, que ce soit pour son scénario ou son gameplay, nous resterons très évasifs sur le contenu de ce God of War (2018).

Développer un jeu pendant 5 ans, en modifier ses divers contenus et créer de toute pièce une nouvelle histoire, cela peut être une énorme prise de risques surtout lorsque l’on sait que les différents épisodes de God of War ont tissé des liens entre eux, la narration (via la narratrice,…), le contexte de vengeance et la fin du troisième épisode marquent encore nos esprits.

Pour ce nouveau God of War hormis son gameplay, on attendait un scénario qui soit au moins à la hauteur des précédents opus, les 5 ans pris par les développeurs n’ont pas été vains. Si l’on peut dire juste une chose sur cette histoire bien écrite, c’est qu’elle nous met encore une fois aux commandes de Kratos (logique) accompagné cette fois par un jeune garçon.

Nous n’allons pas en dire plus. Juste signaler que le scénario s’en ressent plus dense et plus travaillé qu’avant, selon les situations vécues on ressent plusieurs émotions, de la tristesse en passant par le sourire, on a un regard nouveau sur Kratos qui reste celui que l’on a connu mais dont on découvre de nouvelles choses.

De l’environnement…

Dès les premières minutes de jeu, on est saisi par la beauté de God of War mais aussi par l’atmosphère qui s’en dégage. C’est sublime, magnifique et cela tout au long de l’aventure, on ne va pas s’étaler maintenant sur la beauté des graphismes, mais pour ceux et celles que cela intéresse particulièrement, vous pouvez directement passer au dernier paragraphe.

Si vous avez mis la main un tant soit peu sur un épisode de God of War, vous savez d’ores et déjà que le jeu est très orienté sur l’Action / Aventure. Pour cet épisode on garde les bases qui ont fait le succès de la série. On déambule dans des environnements disposant d’un excellent Level Design, tout est bien pensé, de la construction des niveaux aux mécanismes, on aime à se perdre à travers ces différents lieux. Néanmoins le reproche que l’on peut faire c’est qu’au bout de quelques heures, les mécanismes commencent à s’essouffler, et un sentiment de répétitivité s’installe.

… Aux combats jouissifs

God of War ne serait rien sans son lot d’affrontements plus jouissifs les uns que les autres. Comme pour les anciens épisodes de la série, Kratos peut attaquer, esquiver et se défendre, mais le studio a agrémenté ces bases de nouveautés majeures. Désormais une partie du bourrinage s’estompe pour laisser place à quelque chose de plus réfléchi, plus technique, en un mot ces combats gagnent en technicité.

Il en résulte des affrontements encore plus jouissifs qu’auparavant, certains combats demandent même de la patience et une excellente maîtrise des nouveautés implémentées. Si vous aimez le challenge, les difficultés les plus élevées peuvent donner du fil à retordre, certains ennemis n’hésitant pas à abuser de sortilèges.

D’ailleurs à ce sujet, le bestiaire mêle ennemis terriens, aériens et boss épiques. Oui, les combats contre les boss sont de retour et avec eux, il n’y a pas non plus le temps de s’ennuyer. Observer les patterns de chaque ennemi est presque toujours la clé pour réussir. Seulement même avec une dextérité accrue, cela ne suffit parfois pas toujours. Dans ces cas-là, on se tourne vers une autre recette connue des épisodes de la franchise : le renforcement des armes, apportant des dégâts accrus et de nouvelles attaques.

Le studio a apporté également des nouveautés de ce côté-là, on ne va pas approfondir, mais on doit dire qu’avec les nouvelles maîtrises à notre disposition, le sentiment de puissance grandit, et plus on améliore son arme, plus on se sent puissant et presque invincible. Vaincre une meute d’ennemis ou un boss coriace nous donne un sentiment de satisfaction, même si on n’est pas à l’abri d’un lourd dégât nous rappelant que Kratos n’est qu’un mortel.

Les nouveautés majeures de gameplay redonnent un excellent souffle à la série, même si globalement ces dernières ont été piochées dans un titre que l’on a adoré, mais que l’on ne va pas dévoiler. Cependant bien qu’il s’agisse d’inspirations poussées, on découvre un grand Kratos comme toujours.

Une nouvelle claque graphique

Trois ans après le Remastered de God of War III (PS4), la nouvelle aventure de Kratos débarque pour la première fois sur la dernière console de Sony en utilisant pleinement les capacités de la PS4. En changeant de génération de consoles, on s’attendait logiquement à un gap graphique et sur ce point, le résultat est bluffant. On reste scotché par un impressionnant niveau de détails.

Chaque environnement visité tel que des forêts enneigées, un lac, des grottes ont un rendu sublimé avec de très beaux effets visuels : de petites pierres qui tombent, des feuillages virevoltants, les traces dans la neige, l’eau ruisselante jusqu’aux petites gouttes,… Tout renforce notre immersion au sein de ce monde. Et c’est peu dire, si vous avez la chance d’avoir de l’HDR sur votre TV, le rendu est encore plus sublimé, les développeurs ont vraiment fait un travail colossal au niveau de l’éclairage dynamique et volumétrique, abusant d’effets de lumière et de particules.

Le personnage de Kratos n’est pas en reste puisqu’il atteint également un très grand niveau de détails que ce soit sur son corps avec la retranscription de ses muscles ou sur un visage criant de vérité marqué par le poids des années. Un tel niveau de réalisme est époustouflant, God of War est une claque graphique aussi prononcée que celle que nous avions eu sur Horizon – Zero Dawn.

D’ailleurs ces deux jeux ont des points communs dans leur réalisation graphique avec des options sur les choix visuels. Sur PS4 Pro, on peut choisir de favoriser la performance, c’est-à-dire avoir un rendu en 1080p et un FPS plus élevé, ou favoriser la résolution apportant du 2160p dynamique Checkboard en 30 FPS. Que ce soit l’un ou l’autre, le rendu reste impressionnant et maîtrisé.

Mise à part cette claque graphique, l’ambiance sonore contribue grandement à l’immersion. Les bruitages très bien réalisés rendent cette expérience meilleure et plus immersive encore, les musiques discrètes, calmes et les plus épiques donnent un bon coup de peps lors des affrontements. L’ensemble est servi par des voix françaises de qualité dont celle de Frédéric Souterelle, la voix de Kratos depuis God of War Ascension, ou encore celle de Frank West dans Dead Rising 4.

Testé sur PS4 Pro