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NBA 2K18 : directement en playoffs !



Tu peux résilier Bein Sports !

A l’approche du 17 octobre, date de la reprise de la saison régulière de NBA, les fanatiques du parquet et du ballon orange peuvent d’ores et déjà se préparer mentalement avec NBA 2K18, réviser leurs schémas tactiques et surtout faire le point sur le marché des transferts estivaux afin de savoir si oui ou non leur équipe favorite sera suffisamment armée pour renverser les Golden State Warriors et leur cinq majeur stratosphérique. En effet, NBA 2K18 intègre l’ensemble de tous les échanges entre les franchises ainsi que les acquisitions des joueurs free agents. Les coups d’éclat que sont par exemple les échanges entre les meneurs Kyrie Irving et Isaiah Thomas ainsi que l’arrivée de Chris Paul aux Rockets ou encore celle de Paul Georges à OKC sont évidemment pris en compte. C’est donc avec une réelle excitation que nous pouvons jauger les différents effectifs de cette nouvelle saison. En dehors de ce plaisir qui s’assimile fort à un déballage de Noël avant l’heure, quelques minutes suffisent pour constater un premier changement d’envergure avec cette nouvelle édition qui s’avère encore plus magnifique que la précédente. Les modélisations et les animations des joueurs ont été encore affinées, surtout dès qu’il s’agit des gros plans en replay… Les visages des multiples stars de la NBA sont encore plus précis et touchent parfois au photoréalisme. Un soin particulier a été apporté au gabarit des joueurs qui souffrait encore d’un certain manque d’authenticité. Pour exemple, l’édition 2017 proposait un Kevin Durant bien trop fluet et longiligne. Ici les proportions sont davantage respectées et le MVP de la dernière finale présente enfin des formes athlétiques plus conformes à la réalité tout en restant moins « carré » que des golgoths comme Deandre Jordan ou Dédé Drummond. Il n’y a pas à dire, sur le plan graphique, le travail est tout bonnement hallucinant de réalisme et de finesse ! Difficile parfois de faire la différence entre le résultat à l’écran et une simple retransmission télévisée et même le public a été quelque peu retravaillé avec des profils de spectateurs un peu moins clonés qu’à l’accoutumée. Si vous ajoutez à cela une reproduction fidèle des salles mythiques que sont le Staples Center des Lakers ou le Garden des Celtics, vous tenez-là le plus beau jeu de basket jamais élaboré et qui n’aura rien à revendre à l’excellence d’un FIFA.

Le packaging sonore n’est pas en reste avec des commentaires diversifiés et cohérents des plus grosses pointures des networks américains. Evidemment, il ne faut pas être réfractaire à l’anglais mais le refus de toute traduction peut parfaitement se comprendre : c’est de la NBA après tout… Encore qu’un petit Jacques Monclar ou un Georges Eddy au micro, ça aurait pu le faire…

All Star Gameplay

NBA 2K18 a donc parfaitement réussi son pari de faire encore plus beau. Mais qu’en est-il de son gameplay. Précisons pour le néophyte qui découvrirait la licence que les NBA 2K ont toujours assumé une optique très simulationniste et exigeante à l’inverse des NBA Live plus permissifs et « immédiats ». Cette édition 2018 ne déroge pas à la règle. Le gameplay reproduit avec une méticulosité maniaque toutes les subtilités de ce sport que ce soit au niveau des gestes techniques ou des multiples schémas tactiques à mettre en œuvre. D’ailleurs, sur ce dernier point, il ne sera pas inutile de faire un petit effort de documentation afin de saisir les grandes lignes tactiques disponibles : tout cela est assez jargonnant et demande une culture relativement pointue du basket. Quant à la palette des mouvements, elle bluffe par son exhaustivité. Toutes les nuances de dribbles sont intégrées au gameplay, de l’euro step au simple double pas. Idem pour les tirs avec les hooks, ceux en suspension, les dunks « main faible » en passant par les lay-up ou le finger roll. Et sans oublier, les spectaculaires Alley oop pour faire le show ! Soyons clair, pour maîtriser cette large palette et ne pas succomber à la tentation de reproduire ad nauseam le même type de dunk, il faudra se coltiner quelques heures d’entraînement en mode libre. Mais la récompense est au bout de ce chemin laborieux et la satisfaction de varier à l’envi les enchainements vaut bien un peu de sueur et de frustration initiale. D’ailleurs, ces enchaînements paraissent encore plus fluides, plus naturels avec cette nouvelle édition ce qui, au passage, facilite de manière assez sensible la prise en main étrangement plus intuitive. Comme quoi, il est possible de produire un jeu exigeant sans rebuter le casual gamer. Perfect !

Un bon briseur de vie sociale.

La lecture du menu de démarrage a franchement de quoi donner le tournis. On sent clairement qu’il y a de quoi cirer du parquet durant de longs longs mois. Bien sûr, il est possible d’enchaîner directement sur un petit match entre amis ou contre une IA parfaitement modulable. Vous retrouvez toutes les franchises dans leur configuration du moment mais aussi des équipes légendaires qui ont fait l’histoire de ce sport et ce depuis Wilt Chamberlain ou Bill Russsel. Petite nouveauté et non des moindres, il est possible de choisir des équipes baptisées « All Time » et  constituées de toutes les stars ayant évolué au sein d’une même franchise. Si vous rêviez de jouer les Lakers avec un cinq constitué de Shaquille O’Neal, Kobe Bryant, Kareem Abdul Jabbar, Jerry West et son Altesse Magic Johnson, vous pouvez vous frotter les mimines ! Il est aussi possible de prendre en main une équipe pour vous faire une saison complète jusqu’à la Finale si vous assurez un minimum. Quant au mode « Mon équipe », il s’avère particulièrement addictif puisque celui-ci est axé sur une évolution très progressive de votre cinq en fonction de défis à relever, de challenges hebdomadaires à la difficulté croissante et de tournois en ligne. Les points d’expérience accumulées vous permettent d’acheter des boosters contenant des bonus, des équipements mais surtout des nouveaux joueurs qu’il faudra courtiser avec des contrats pour ne pas les laisser s’échapper. Evidemment, vous ne tomberez pas systématiquement sur un Stephen Curry ou un Lebron James d’où la tentation du micro-achat pour ouvrir un maximum de packs. On peut s’étonner de voir certains joueurs qui au bout de deux jours alignaient des équipes au ratio performance de 95. Mais c’est dans l’air du temps et un système de classement vous permettra de rencontrer des adversaires de votre niveau ce qui reste le plus important pour ne pas pester contre tant d’injustice.

Enfin un tout nouveau mode « carrière » fait son apparition. NBA 2K17 vous permettait de prendre en main la destinée d’un joueur univresitaire cédant aux sirènes d’une draft très précoce : un schéma somme toute assez classique et conforme au fonctionnement des ligues NCAA et NBA. Ici, vous incarnez un joueur issu du street basket ce qui, reconnaissons-le, semble un brin délirant. Mais pour le reste, c’est du tout bon avec un avatar modulable dans ses moindres détails et une longue carrière à gérer entre matchs, relations avec les coachs et tractations avec les sponsors. Rien ne vous sera inconnu de cet univers aux facettes parfois étonnamment extra sportives.

Testé sur PS4