Quai des Bulles sur MaXoE !
Focus Grèce Antique
Quai des Bulles approche et comme chaque année, un plaisir à peine dissimulé s’installe dans les chaumières de ceux qui se préparent à s’y rendre. Le festival est devenu mythique et beaucoup le préfèrent au FIBD d’Angoulême par son cadre propice à la rencontre, par la mer qui invite aux voyages lointains et par sa programmation souvent judicieuse qui mêle expositions, rencontres, concerts dessinés, projection de films, masterclass et bien d’autres choses encore. Le ... En savoir plus !
Le mois d’octobre débute et avec lui notre premier Focus Spécial depuis la rentrée de septembre, et non des moindres ! L’équipe de MaXoE se mobilise pour vous proposer un contenu qui sera consacré à la Grèce (Antique) que nous allons aborder comme dans tous nos Focus, par des biais très différents. Les thématiques habituelles que vous connaissez déjà bien sur MaXoE seront au coeur de ce Focus, nous allons ainsi vous parler de jeux vidéo évidemement avec notre ... En savoir plus !
MaXoE > GAMES > Dossiers > DS > Les jeux vidéo Batman de ces dernières années
DS / PC / PS3 / PSP / Wii / Xbox360 /
Les jeux vidéo Batman de ces dernières années

Dans le cadre de notre focus Batman, petite séance de rattrapage sur les deux incontournables Batman Arkham. 2 titres qui ont redonné des lettres de noblesse aux jeux de super héros. Le gameplay est beaucoup basé sur l’infiltration mais aussi sur des combats originaux. Deux tests ont été publiés dans nos colonnes : Batman Arkham Asylum et Batman Arkham City

Et puis nous faisons un retour en arrière sur Lego Batman premier du nom avant le test du deuxième opus dans nos colonnes pour cette fin de semaine … 

 

Batman Arkham Asylum

Plates-formes : Xbox 360, PS3, PC, Mac

Date de sortie : 2009

Notre avis : le jeu privilégie l’intelligence de jeu. Le joueur n’est ici pas supposé marteler les boutons pour progresser. Il faut agir de façon méthodique pour venir à bout des différents ennemis grâce à un personnage puissant et charismatique, tout à fait capable de se débrouiller face à plusieurs assaillants. Comme à son habitude, Batman s’aide de multiples gadgets au cours de ses combats, et se déplace véritablement comme un assassin high-tech avec armure et véhicules. Le Batarang, par exemple, peut être utilisé pour assommer les ennemis, mais également pour détourner leur attention en le lançant à couvert. La Batgriffe, à l’inverse, permet d’attirer les ennemis à soi, de les pousser dans le vide, ou encore d’ouvrir les trappes des toits, permettant ainsi d’envoyer le fameux grappin de Batman vers l’extérieur. 

Batman est en effet souvent encerclé par ses ennemis, mais leurs attaques sont annoncées de manière à ce que le joueur puisse les éviter et contre-attaquer en appuyant dans le bon timing sur l’un des boutons de la manette. Les ennemis étant souvent nombreux, ce système ne devient jamais ridicule et oblige le joueur à éviter le martelage de boutons. De plus, les animations associées (à base de cascades en tous genres) sont toutes très visuelles et particulièrement classes (normal pour un super-héros). Les attaques et contre-attaques s’enchainent avec fluidité pour un résultat véritablement bluffant.

Le scénario de Batman Arkham Asylum est, chose rare dans ce genre de titres, extrêmement bien ficelé et particulièrement bien introduit tout au long de l’aventure. Sans dévoiler trop de détails, la trame principale de l’histoire s’articule autour de l’île d’Arkham, sur laquelle d’étranges expériences sont menées. Si Batman ne fait rien, la situation risque de vite dégénérer, et Le Joker pourrait très bien prendre rapidement le contrôle de toute la ville. En parlant du Joker, il est véritablement le parfait adversaire de Batman dans ce titre au scénario digne d’un comic book et dans la plus pure lignée de la série. En effet, quoi de mieux qu’un jeu mettant en scène Batman dans un asile de fous contrôlé par Le Joker et remplis de pièges et surprises en tous genres.

Au final, Batman Arkham Asylum est un jeu rare. Non seulement le titre d’Eidos tire le meilleur de l’univers de l’homme chauve-souris, mais il propose également un gameplay alternant infiltration et combats au corps-à-corps qui colle parfaitement au personnage de Batman, un scénario intriguant et immersif, une flopée de personnages bien connus qui raviront les fans, et une réalisation de grande qualité qui démontre l’importance du travail réalisé par les développeurs de RockSteady (depuis les cinématiques jusqu’aux différents menus du jeu). Même si l’aventure parait parfois un brin linéaire, Batman Arkham Asylum brille par l’ensemble de ses qualités et s’avère véritablement incontournable pour tous les fans du genre et surtout pour les fans du chevalier noir.

Appréciation : 5

 

 

 

Batman Arkham City

Plates-formes : Xbox 360, PS3, PC

Date de sortie : 2011

Notre avis : par rapport à Asylum, l’espace de jeu a été largement agrandi. Visez un peu : les autorités ont finalement choisi d’agrandir la prison de Gotham et pour cela, ils ont carrément isolé la partie Nord de la ville. Celle-ci est cernée par des murs immenses, des barbelés et des miradors. Tout une partie de la ville devient donc une prison à ciel ouvert propice à l’accueil de tout ce que Gotham a de moins bon. C’est un certain Hugo Strange qui s’est associé au nouveau maire qui a créé ce paradis du crime et, mieux encore, il a réussi a y enfermer Bruce Wayne. Il n’en fallait pas plus à Batman pour sortir la machine à baffe et commencer à faire le ménage dans ce repaire de brigands. Comme vous pouvez vous en douter, leJoker n’est pas loin et il va bien entendu nous concocter quelques plan machiavéliques. Mais qui dit prison, dit concentration de super méchants et là vous allez être servis :  Zsasz le fou du téléphone, double face, deadshot et bien d’autres viendront vous titiller un peu. 

Avec ce nouvel espace, le titre met le doigt dans les jeux type bac à sable et c’est plutôt une bonne idée. La ville est grande, très grande, et vous n’aurez pas trop de votre grappin pour l’arpenter. Celui-ci vous hisse sur les toits sans aucun problème. Cela vous permet ensuite d’utiliser votre cape pour des vols planés bien sentis. La sensation de liberté de mouvement est réellement jouissive et elle n’est perturbée que par les trop nombreux malfrats qui jouent les trouble-fête. Entraînez-vous à bien maitriser vos déplacements car certaines missions vous obligeront à effectuer des courses chronométrées dans la ville.  

L’IA a bénéficié d’un certain nombre d’améliorations. Si vos adversaires découvrent un corps inanimé, ils deviendront beaucoup plus méfiants et auront tendance à vous chercher dans les moindres recoins. De la même manière, en état d’alerte, ils utilisent des stratégies de couverture mutuelle particulièrement efficaces. Cela complique singulièrement ces phases d’infiltration et on aime ça ! Encore mieux, les boss qui étaient un des points faibles de l’opus précédent, ont largement gagné en intérêt : plus malins, ils vous demanderont de faire preuve d’un minimum de stratégie.

On pourrait entrer dans tous les détails de ce titre. Parler des défis qui complètent la campagne solo, parler des missions assignées à CatWoman, parler des fiches complètes à consulter sur les méchants, parler des énigmes de l’homme-mystère, parler de tout cela … Mais ce qui est important dans ce titre, c’est sa faculté à vous emprisonner dans une nasse, celle du plaisir. L’ambiance est terrible et chaque bâtiment est est un puzzle en soi qui se déguste sans modération. Ce qui est sûr c’est qu’une fois qu’on a commencé le jeu, on ne peut plus s’arrêter …

Au final, voici un excellent titre, fignolé à l’extrême. Ceux qui ont joué au premier opus pourraient protester contre le peu de véritables nouveautés mais l’espace proposé ici justifie ce deuxième opus. Et puis pour ceux qui n’ont jamais goûté à Batman, il est temps qu’ils s’y mettent. 

Appréciation : 5

 

 

Lego Batman

Plates-formes : Xbox 360, PS3, PC, DS, PSP, Wii, Mac 

Date de sortie : 2008

Notre avis : évidemment, on sort du gameplay des deux batman cités ci-dessus. Mais voir notre homme chauve-souris sous l’éclairage de la dérision n’est pas pour nous déplaire. 

Pour ceux qui auraient vécu dans une grotte ces cinq dernières années, rappelons brièvement le principe de la série. Vous dirigez des personnages Lego dans une suite de niveaux reprenant les moments forts de la saga. Le challenge consiste essentiellement à rosser les ennemis et à ramasser des pièces (la monnaie du jeu), tout en résolvant de petites énigmes assez simplistes. L’ensemble est agrémenté de phases en véhicules divers et variés, de bonus cachés et de personnages à débloquer. N’oublions pas une bonne dose d’humour parodique qui constitue la marque de fabrique d’une licence relativement irrévérencieuse avec les icônes du 7ème art. Bon, d’accord… Mais quoi de neuf dans cet opus consacré au fameux Dark Knight ? Et bien, on continue de proposer le même gameplay en le calquant sur un nouvel univers dont l’ambiance sombre est plutôt bien retranscrite. Résultat, le jeu se révèle plus mature que les autres titres Lego. De plus, toutes les crapules emblématiques de la série sont évidemment au rendez-vous, du Joker à Pile ou Face en passant par le Docteur Freeze.

Malgré une apparente stagnation du gameplay, deux ou trois petites innovations viennent un peu bousculer l’habitué de la licence. Non seulement vous pouvez incarner différents personnages pour accomplir les missions mais nos deux amis Batman et Robin ont également à leur disposition une belle panoplie de déguisements leur conférant des pouvoirs particuliers. La tenue d’infiltration permet à Batman de poser des bombes, le costume magnétique permet à Robin de marcher sur les parois métalliques, le déguisement d’ingénieur vous octroie la possibilité d’opérer sur les éléments électroniques… Constituant indéniablement un plus, ces costumes insufflent un petit vent frais sur le soft.

En bref, malgré un gameplay archi-connu, on se surprend encore à adhérer pleinement au concept. Il faut dire que l’ambiance et les quelques améliorations apportées y sont pour beaucoup. Même s’il est destiné au plus grand nombre, ce dernier titre apporte aussi un semblant de maturité. À quand Lego : La Nuit Des morts-vivants ?

Appréciation : 4