Red Dead Redemption voit les choses en grand !

Nos premières impressions du futur hit de Rockstar. |

Toujours en quête de nouvelles approches du genre, après une saga GTA extrêmement réussie et le très bon « Bully », Rockstar décide cette fois de quitter le monde urbain pour nous proposer de nouvelles sensations dans le bon vieux Far-West. Voici nos premières impressions sur le nouveau jeu d’aventure en milieu « ouvert » made in Rockstar : Red Dead Redemption.
Ne s’agissant que d’une démonstration, nous n’avons pas encore eu le droit d’y jouer par nous-mêmes, mais Rockstar nous a dévoilé quelques phases de gameplay fort intéressantes.
Premiers pas dans une grande carte
L’aventure débute à la fin de la conquête de l’Ouest aux abords de la frontière Mexicaine alors que naissent des rebellions de part et d’autre. Il s’agira donc pour la première fois d’une aventure en milieu rural, rien à voir avec Liberty city ou un internat. Par ailleurs, les membres de l’équipe Rockstar ont insisté sur le fait qu’il s’agissait d’une nouvelle étape dans le jeu en milieu ouvert dans la mesure où s’agit là de la plus grande carte jamais créée par leurs soins. Il est vrai que notre champ de vision était extrêmement profond, reste à voir si Rockstar aura réussit à tirer profit d’une telle taille de carte.
Le joueur incarne le très classe John Marston, un bandit sur les traces de ses anciens camarades. John jouera un rôle dans la rebellion, mais comme à son habitude, Rockstar n’a laissé filtrer que très peu d’informations à ce sujet.
De l’aventure
A la manière d’un GTA, le personnage évoluera en milieu ouvert, ce qui signifie que vous serez plus ou moins libre de vous promener où bon vous semble dans le cadre de missions ou bien simplement pour vous amuser. De par la taille de la carte, l’exploration devrait avoir la part belle. Il faut espérer que l’univers dans lequel John évoluera sera dynamique et vivant, ce qui ne sera pas chose évidente en pleine nature. Des cartes de trésor seront à cette fin disséminées un peu partout. Pouvant être achetées, trouvées ou gagnées, ces cartes vous indiqueront par la représentation d’un paysage, le lieu de situation d’un objet, parfois unique, vous permettant d’accéder à des quêtes annexes. On devrait retrouver un système de quêtes « accessoires » à la manière de ce qui existait dans GTA.
L’univers étant totalement « organique », il y aura de nombreux animaux dont la présence ne sera pas que figurative. L’écosystème est donc à prendre en compte, d’une part parce qu’il aura un véritable intérêt économique, mais aussi parce que certains animaux comme les coyotes n’hésiteront pas à attaquer votre cheval pour vous mettre à mal. Ainsi, dans cette logique de liberté, terminées les sauvegardes dans un appartement, à vous de vous équiper d’un nécessaire pour créer un feu de camp. Vous pourrez les placer à divers endroits de la carte et ainsi sauvegarder votre progression mais aussi stocker des provisions ou encore des munitions. Si le feu de camp ne sera que très rudimentaire au début, celui-ci pourra être amélioré afin de vous offrir de plus nombreuses possibilités.
S’agissant d’un jeu en plein far west, dites adieu aux voitures. Votre meilleur ami sera un cheval. Cependant, il existera de nombreuses races de chevaux, chacune ayant ses propres caractéristiques. Enfin « à l’instar d’une voiture », les chevaux auront une « santé », leur mort étant donc possible. Il s’agira par ailleurs de les respecter en ne leur demandant pas de galoper à tout va sans quoi ils protesteront et pourront même se cambrer et vous projeter par-dessus bord.
Côte clair ou obscur de la force?
Chacun de vos actes influera sur le jeu. John a en effet un honneur mais aussi une réputation dont dépendront par exemple ses relations avec les personnages non jouables. Ainsi, si en cours d’exploration vous surpreniez un paysan en train de se faire agresser par des bandits de grand chemin, plusieurs choix s’offriront à vous. Idem, si vous agissez en tant que chasseur de prime, ramènerez-vous le criminel mort ou vif ? Tuer est une solution facile et qui peut vite rapporter gros, cependant cette stratégie s’avérera moins intéressante à long terme dans la mesure où le contact avec les autres personnages de jeu sera alors plus difficile.
Des missions truffées d’action et de fusillades
Il existe dans chaque ville un shérif qui placarde des affiches « Wanted ». Vous pourrez vous en emparer et ramener mort ou vif le fugitif recherché. A noter que la prime pour un criminel ramené vivant sera plus élevée. Plus vous remplirez de missions, plus leur difficulté et les gains augmenteront (un peu comme les missions “police” ou “taxi” dans GTA).
Par ailleurs, les membres de l’équipe de Rockstar ont précisé que contrairement à GTA, le jeu serait structuré sous la forme de « chapitres » dans la mesure où les phases de jeu étant plus longues, il sera toujours possible que des évènements interviennent en cours de route. Afin de nous faire une démonstration des missions de chasseur de prime, l’équipe Rockstar nous a fait visiter « Chuparosa », une ville pauvre du sud. On y trouve des magasins, une prison ou encore un saloon. Ce dernier ayant vocation à distraire les cow-boys égarés, de nombreux mini-jeux y seront disponibles sans oublier une nuit avec les traditionnelles dames de compagnie.
On remarque vite dans Chuparosa un petit rassemblement. Un homme y tient un discours exhortant à la rébellion, ce qui n’est pas du goût des autorités locales. Plutôt que de laisser les officiers intervenir, l’équipe Rockstar a décidé de réagir et tue les officiers. Mais avant cela, ils avaient pris l’initiative d’acheter un masque, celui-ci permettant de faire descendre la barre de « recherche » plus vite. Cependant, contrairement à GTA, celle-ci ne disparaîtra complètement qu’une fois une lettre de grâce obtenue. Ces dernières pourront être soit achetées, soit gagnées pour service rendu à l’armée. Nous avons ainsi rendue une petite visite à une compagnie d’officiers soucieux de sauver leur chef pris en otage par une bande de criminels. Il nous a fallu à cette fin assiéger une ville pleine de bandits. Les phases d’assaut sont plus poussées que dans GTA de par l’implantation d’un système de visée « dead-eye », ce dernier permettant une visée plus précise (une sorte de visée un peu ralentie) suivie d’un tir en rafale.
Pour terminer, nous sommes allés faire un tour de l’autre côté de la frontière pour rendre visite à Abraham Reyes, chef de la rébellion contre l’armée mexicaine. Celui-ci nous a demandé de l’aider à attaquer un fort de l’armée afin d’y trouver une cache d’armes. Pour cela il a d’abord fallu conduire à bon port une diligence, pleine de dynamite aux mèches bien courtes, en faisant bien attention à la santé des chevaux de sorte à ce qu’ils ne se cabrent pas, ce qui aurait été fatal pour la marchandise transportée. Une fois la porte du fort explosée, nous avons tué tous les officiers pour prendre le contrôle du fort. Puis sont intervenus des renforts que vous avons repoussé à l’aide d’un canon fixé sur les parois du fort. Enfin, il s’agissait d’achever les derniers soldats encore en vie.
En conclusion
Red Dead Redemption utilise de nombreuses mécaniques bien huilées de la série GTA. Cependant, Rockstar nous a promis que le jeu nous offrirait de toutes nouvelles sensations de jeu. Se promener dans des décors au charme certain n’est pas déplaisant ; qui n’a jamais rêvé de jouer aux cow-boys ? Graphiquement le jeu tenait la route et faisait d’ailleurs bien mieux que GTA IV, notamment s’agissant de la modelisation des personnages et du soucis des détails. On peut simplement regretter un certain clipping qui, on peut l’espérer, sera corrigé d’ici la sortie du titre. Les missions étaient dynamiques, l’univers cohérent, Red Dead Redemtion est donc en bonne voie, et d’ailleurs, chose rare, le protagoniste a du charisme.
Rendez-vous la prochaine fois lorsque nous aurons testé une version jouable !
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