Riviera : The Promised Land, pas mieux que sur GBA

Après un passage sur GBA, le titre d'Atlus arrive maintenant sur la console portable de Sony, après avoir subi un petit lifting. Mais est-ce suffisant ? |

Au fil du temps, Atlus semble s’inspirer de plus en plus des méthodes commerciales de Square Enix, la référence en matière de RPG. Au lieu de se contenter du franc succès connu sur GBA par l’un de leurs très bons titres, les développeurs de chez Atlus ont pensé que le fameux Riviera : The Promised Land avait besoin d’un petit lifting et d’une seconde vie. Avec des graphismes améliorés, une bande son retravaillée, quelques cinématiques en plus et deux langues disponibles, cette version PSP dispose à priori d’arguments pour plaire. Sur le papier seulement.
Un conte venu du Nord
Pour ceux qui ne seraient pas familiers du genre, Riviera est un de ces RPGs qui explorent la mythologie nordique en utilisant des termes comme Asgard, Utgard, Valkyrie ou encore Ragnarok. Il y a longtemps une guerre entre Asgard (le monde des dieux) et Utgard (le monde des démons) fit rage et se conclut sur la victoire des dieux, victoire en grande partie due à la présence des Grim Angels, les Valkyries, qui ont pour mission de protéger Asgard à n’importe quel prix. Vaincus, les démons furent emprisonnés et Utgard fut transformé en un monde paisible, peuplé de Sprites et de Magi, et connu sous le nom de Riviera. 1000 ans plus tard, les démons menacent de reprendre Riviera et seuls deux Grim Angels réincarnés peuvent les en empêcher.
  
Comme dans beaucoup de RPGs, la qualité d’un titre de ce genre réside dans les bases du gameplay, qui s’articule principalement autour du système de combat. Malheureusement, les combats se révèlent parfois assez pénibles dans Riviera. Chaque combat obéit en effet à quelques règles plus restrictives qu’autre chose. Le nombre de combattants et limité à trois (dont le héros), il n’est possible d’utiliser que 4 items au sein d’un même combat (les items ont d’ailleurs un nombre d’utilisation limité), enfin les affrontements se révèlent particulièrement longs de par le grand nombre de points de vie des ennemis, mais également à cause des temps de chargement de l’UMD.
  
Un autre problème du jeu se situe dans l’absence d’exploration libre. En effet, tout se passe dans des donjons dans lesquels le héros devra accumuler (lors des combats) des points d’action afin de pouvoir ouvrir des coffres ou examiner des objets. Le nombre de points d’action reçus dépend de la performance du joueur, ce qui conduit parfois à une situation un peu paradoxale. Ce système empêchera en effet les moins bons de se procurer de meilleurs items pour progresser plus facilement et accumuler encore davantage de points d’action (c’est le cercle vicieux). De plus, le système de coffres se révèle parfois très frustrant car la plupart d’entre eux sont piégés et demanderont au joueur d’appuyer sur la croix directionnelle de plusieurs manières pour éviter le poison ou les flèches.
Malgré tout, une bonne réalisation
Le jeu propose également un bon nombre de dialogues qui sont parfois relativement inutiles, même si les personnages représentés sont globalement très attachants. Sûrement poussés par le souci de ne pas perdre le joueur, les développeurs ont jugé bon de faire de temps à autres des résumés qui se révèlent particulièrement répétitifs et ennuyeux. Dommage. Heureusement, les options permettent de passer la plupart du texte, voire même de couper les voix (qui ne sont pas forcément très bien réussies, et qui ne sont pas aidées par une traduction parfois maladroite).
  
Malgré tout, Riviera dispose quand même de quelques atouts que les fans du titre devraient apprécier. Les cinématiques supplémentaires sont appréciables, le design du jeu, à la fois des décors, des ennemis et des personnages est particulièrement réussi et s’appuie sur un rendu de qualité. La bande son, qui a été retravaillée pour l’occasion est également très réussie, avec notamment quelques thèmes un peu rock qui fonctionnent très bien lors des combats. Le scénario a même été revu et légèrement étendu, ce qui devrait particulièrement plaire aux fans de la série.
  
Malheureusement, Riviera ne dispose toujours pas de possibilité de jeu en multi, qu’il s’agisse du simple échange d’items (ce qui aurait été particulièrement intéressant dans ce cas) ou d’un véritable mode coopération permettant de chasser de l’amazone à plusieurs. Au final, et malgré sa bonne réalisation, la version PSP de Riviera ne propose pas grand chose de plus que sa petite soeur sortie sur GBA. Même si le scénario et les cinématiques représentent un petit bonus pour les fans de la série, il n’y a pas vraiment de raisons de se replonger dans ce RPG. Dommage, l’arrivée de Riviera sur PSP semblait prometteuse.
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