Disgaea 2 Cursed Memories, une suite très attendue

Le digne successeur de The Hour of Darkness |

Depuis la sortie en 2004 de Disgaea The Hour of Darkness, un titre qui avait su marquer les esprits en sortant des sentiers battus, les fans de la série étaient en quelque sorte restés sur leur faim, ne trouvant pas de successeur digne de ce nom à ce RPG Tactics un peu particulier. Sorti à la fin de l’année dernière sur PlayStation 2, Disgaea 2 Cursed Memories vient remédier à ce problème en proposant aux fans une toute nouvelle aventure dans le monde des démons.
Cette fois-ci, le joueur est placé dans la peau de Adell, un jeune humain assez naïf et idéaliste, qui souhaite se débarasser de l’Overlord Zenon afin de libérer sa famille de la malédiction que celui-ci fait peser sur les habitants de Veldime. Pour permettre à son fils d’affronter l’Ovelord Zenon, la mère d’Adell, qui arbore déjà l’apparence d’un démon à cause de la malédiction, décide d’utiliser ses talents de magicienne et tente d’invoquer l’Ovelord. Malheureusement, la cérémonie d’invocation échoue, et c’est la fille de l’Ovelord, la princesse Rozalin, qui apparaît devant eux.
Souhaitant plus que jamais atteindre son objectif, Adell décide alors d’escorter Rozalin jusqu’à son père et d’en profiter pour se débarasser de ce dernier. Comme son prédécesseur, Disgaea 2 propose donc un scénario relativement loufoque, à l’image des différents personnages rencontrés au fur et à mesure de l’aventure (un acteur raté qui tente une reconversion, une grenouille volante avec une double personnalité…). Les références au premier opus sont également très présentes, et permettent aux fans de la série de profiter encore davantage de ce scénario assez particulier.
Disgaea 2 est, comme le premier volet, un RPG Tactics qui se joue au tour par tour. Le joueur décide des différentes actions réalisées par ses personnages, une fois celles-ci terminées, c’est au tour de l’adversaire de manoeuvrer ses troupes. Les combats se déroulent dans des arènes en 3D face à des ennemis plus ou moins coriaces, qu’il faudra éliminer afin de poursuivre l’aventure. Côté gameplay, Disagea 2 reprend, sans apporter de réelles nouveautés, les ingrédients jusque là novateurs qui ont fait le succès du premier épisode. Pour tous ceux qui n’auraient pas eu la chance de s’essayer à The Hour of Darkness, voici donc un bref rappel des mécanismes du jeu.
Chaque personnage peut apprendre, en fonction de l’arme qu’il utilise, différentes compétences qui dépendent de son niveau de maîtrise de l’arme en question. D’autres compétences sont acquises en fonction de la classe du personnage utilisé et de son niveau. Comme dans le précédent opus, le joueur peut créer de nouveaux personnages parmi les classes qui sont disponibles (il faut remplir certaines conditions pour en débloquer) ou parmi les monstres qu’il a déjà vaincus. Bien entendu, les personnages nouvellement créés seront de niveau 1, et il sera parfois assez dur de les utiliser sans qu’ils ne se fassent tuer face au premier monstre rencontré.
Ces différentes possibilités permettent au joueur de créer une véritable armée, selon ses préférences personnelles (à noter tout de même qu’un groupe équilibré a d’avantage de chances de survivre dans la majorité des situations). Il est également possible de réincarner ses personnages, soit dans la même classe, soit dans une autre classe (sauf pour les personnages spécifiques de l’histoire). La réincarnation permet aux différents personnages d’apprendre les compétences de plusieurs classes, celles-ci étant en effet conservées lors de la réincarnation. Les plus persévérants parviendront donc à obtenir des personnages capables d’utiliser des compétences à l’épée, aux poings ou toutes sortes de magies.
Le système de l’Assemblée Noire a également été reconduit, et permet comme dans le précédent épisode, de faire passer des lois afin d’abaisser le prix des items (en vente dans les magasins), de débloquer des niveaux supplémentaires, ou encore de rendre les ennemis plus forts ou plus faibles. Il faudra pour cela obtenir la sympathie des sénateurs, notamment à l’aide de pot de vins parfois assez conséquents. Le Monde des Items est bien entendu toujours présent. Il permet comme précédemment, d’explorer les différents items acquis par le joueur, et d’améliorer ainsi les caractéristiques de l’item en question. Le Monde des Items représente une part importante des différentes quêtes annexes disponibles.
Les graphismes du jeu reprennent ceux de The Hour of Darkness, avec des arènes en 3D et des personnages réalisés en cel-shadding. Les décors et le design des protagonistes sont d’ailleurs très bien pensés et collent parfaitement à l’ambiance décalée et loufoque de ce jeu. Côté bande-son, des thèmes originaux côtoient quelques thèmes apparus sur le premier volet. Les bruitages sont assez bien réalisés, mais ce sont les voix des personnages qui sont le mieux rendues (que ce soit les voix originales japonaises ou les doublages en anglais).
Pour la durée de vie, il faut compter une quarantaine d’heures pour l’histoire principale, et bien davantage (environ 200) pour l’ensemble des quêtes annexes et autres défis supplémentaires qui se débloquent une fois le jeu terminé. La difficulté est croissante et plutôt bien dosée, le jeu propose d’ailleurs un tutoriel de quelques niveaux pour que les novices du genre puissent se faire la main. Et pour ceux qui trouveraient l’histoire principale un peu trop facile, un vrai challenge les attend s’ils souhaitent obtenir toutes les fins possibles du jeu.
Au final, Disgaea 2 s’avère être dans la parfaite continuité de The Hour of Darkness, n’apportant pas réellement de nouveautés au niveau du contenu et du gameplay, mais proposant une aventure toujours très riche, avec une durée de vie quasi inégalée, le tout dans un univers particulier qui se revèle très vite comme attachant. Les fans de la première heure seront donc comblés par cette suite (aucun titre n’ayant réellement su s’imposer comme le successeur du premier opus), et ceux qui découvrent cette série seront sûrement charmés par ce RPG Tactics qui rompt en quelque sorte avec les codes du genre.
    

    

 
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