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Les séries de Matsumoto, Partie 1 : Cosmowarrior Zero, Albator 84, Albator 78
Le plus connu chez Leiji

Nous vous présentons trois séries en lien avec le célèbre pirate. Nous vous proposons de vous les décrire non pas dans l’ordre chronologique de leur création mais dans celui de l’histoire. Nous commencerons donc par la jeunesse d’Albator avant de passer à Albator 84. Ces deux séries mettent en scène les humanoïdes. Nous finissons par Albator 78 qui oppose notre héros aux mystérieuses Sylvidres. 

 

cosmowarrior-zero-jaqCosmowarrior Zero, La Jeunesse d’Albator 

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On nous raconte ici l’histoire d’albator mais vue au travers d’un autre héros. Le commandant Zéro. Celui-ci est un officier de l’union de la force terrestre, union qui sort à peine d’une guerre contre les humanoïdes, une race extra-terrestre de robots. Albator attaque régulièrement, avec son vaisseau l’ombre de la mort, les vaisseaux de l’union. Le commandant Zéro est envoyé par son commandement (qui entretient apparemment des liens avec le commandement humanoïde) pour chasser le pirate. Pour cette mission, on lui donne le commandement d’un des vaisseaux les plus réputés de la galaxie, le Karyu. Les hommes et les humanoïdes cohabitent à bord, ce qui n’est pas sans poser un certain nombre de problèmes. Et puis il y a cette chasse qui commence, pleine d’ambiguïtés … 

Cette série arrive bien après Albator 78 et 84 mais elle se situe en amont dans l’historique du pirate. L’intérêt de Cosmowarrior Zero n’est pas vraiment dans le fait de voir Albator dans ses jeunes années mais bien son affrontement avec le commandant Zero. Celui-ci ne se passe pas vraiment au bout du canon mais bien dans les têtes. Leiji insiste sur les choix moraux opérés par l’un et par l’autre. Le commandant doit cohabiter avec les humanoïdes qui ont tout de même dominé les humains dans la dernière guerre. Albator, lui, combat ces mêmes humanoïdes pour le bien de la Terre. Mais où est le bien où est le mal ? 

La série permet ainsi de découvrir aussi des humanoïdes plus humains qu’on ne le croit. On hésite ainsi à prendre parti et c’est là tout l’art de cet anime. Les doutes sont légion, les changements d’opinion aussi. Une fois de plus voilà la culture japonaise à l’oeuvre, on ne raconte pas une histoire, juste pour raconter une histoire mais bien pour parler de choses importantes. Ici, il s’agit de vengeance, de complots, de revanche et de racisme, tout simplement. Et c’est merveilleusement traité. Le pardon est omniprésent aussi, autant que les erreurs et c’est bien ça la vie non ? C’est en plus servi par des dessins de toute beauté et par des musiques poétique à souhait. Bref, c’est du tout bon ! 

15 épisodes de 25 mins – 2001 – 4/3 – Réalisation de Kiyotaka Isako – Scénario de Leiji Matsumoto et de Keisuke Nishioka. 

 

 

albator84-jaqAlbator 84 

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Nous voilà à la suite de Cosmowarrior Zero. Albator commande désormais l’Atlantis (ou Arcadia), avec son fidèle ami Alfred. L’univers est régi par des humanoïdes assistés par les humains soumis. La quête d’Albator ? La planète idéale. Une planète qui leur permettrait de vivre, simplement heureux à l’abri de la guerre. Evidemment la route est semée d’embûches, les humanoïdes sont pugnaces et ils sont secondés par M. Zon, un ingénieur acquis à la cause de l’ennemi. 

Ce dessin animé a bercé mon enfance. Quel plaisir de retrouver ce space opera qui n’a que peu vieilli. Les combats spatiaux sont fantastiques et notre corsaire a un caractère en acier trempé. On aime beaucoup aussi le lien entre Albator et Alfred (Toshiro), une amitié indéfectible, qui traverse les épreuves. La série était prévue pour le double d’épisodes au départ mais le succès étant moindre que pour Albator 78, il a été décidé de raccourcir un peu les choses. Etonnamment on ne ressent pas trop cet état de fait, l’histoire est bien ficelée du début à la fin (si l’on excepte quelques épisodes un peu moins bons que les autres) et la fin est grandiose. Bref, une série parfaite pour notre capitaine, pleine d’action et de combats dignes des plus grands flibustiers. 

22 épisodes de 24 mins – 1984 – 4/3 – Réalisation de Tomoharu Katsumata – Scénario de Leiji Matsumoto et de Hiroyasu Yamaura

 

albator-78-jaqAlbator 78

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Alors qu’Albator se remet à peine de la guerre contre les humanoïdes, une nouvelle menace arrive sur Terre, les Sylvidres, femmes végétales et guerrières. Alors que les humains, en pleine décadence, sont abrutis par les médias et le pouvoir, Albator prend les armes pour s’opposer à l’envahisseur. Il commande désormais un  nouvel Arcadia, vaisseau habité par l’intelligence d’Alfred (Toshiro). Les Sylvidres sont des adversaires coriaces, très coriaces.  

Diffusé et créé avant Albator 84, cette série relate des évènements qui se déroulent après la bataille d’Albator contre les humanoïdes. Le ton est beaucoup plus mélancolique, le rythme plus lent. Certains épisodes oublient même la bataille pour des choses beaucoup plus introspectives, plus personnelles. On sent que c’est l’oeuvre de Leiji. On pourrait d’ailleurs trouver que les moments plus apaisés, très japonisants, sont de trop mais l’ensemble se tient parfaitement. Les Sylvidres sont des ennemis inspirés, terriblement effrayants. Mais rassurez-vous, vous aurez aussi votre dose de voyages spatiaux, de combats et de règlements de compte. Le dessin a pris un sacré coup de vieux mais cela est vite oublié devant la richesse de l’univers et la qualité de l’histoire. Un incontournable réalisé par le célèbre Rintaro.

42 épisodes de 24 mins – 1978 – 4/3 – Réalisation de Rintaro – Scénario de Leiji Matsumoto