AC/DC, un retour gagnant avec Black Ice

Huit ans que l’on attendait et s'il aura certes fallu attendre longtemps pour les retrouver, il s’agit d’un album particulièrement réussi. |

Huit ans que l’on attendait après un Stiff Upper Lipp qui marquait le retour à un son bien plus blues/rock que les productions des années 80 dont les reverbes heavy metal ne donnaient pas toute la splendeur des premières années. Surtout que la voix de Brian Johnson, l’éternel remplaçant du défunt Bon Scott toujours autant adulé par les fans, ne se prêtait guère au genre. C’est donc avec Black Ice que les Devils Childs reviennent et c’est uniquement pour le meilleur.
Il aura certes fallu attendre longtemps pour les retrouver mais il s’agit d’un album particulièrement réussi. Qu’est-ce que l’on attend d’un nouvel album d’un groupe qui parcourt la planète rock depuis les années 70 (1973, premier concert filmé en Australie) si ce n’est un condensé de ce qu’ils savent faire de mieux. Des riffs d’Angus Young reconnaissables parmi tous ses pairs à la voix si particulière de Brian, vous en aurez pour votre argent. Le groupe nous avait déjà offert un coffret DVD magnifique l’année dernière avec Plug Me In qui annonçait leur retour dans les studios d’enregistrement. Celui-ci mettait l’accent sur tout ce qui avait fait le succès des premières années projetant le groupe à la tête de la scène mondiale grâce à ce rock si particulier.
Le nouvel album est dans la plus pure tradition avec des introductions simples mais d’une efficacité étonnante, en particulier avec War Machine. Bien-sûr Malcom Young assure toujours aussi bien la rythmique guitare pour sublimer les trépidations de son frère. Stormy May Day commence d’ailleurs par une de ces envolées certes pas très compliquées à première vue mais qui regroupe si bien les nombreuses influences de ce groupe, avec un son très blues que n’aurait certainement pas renié Elmore James avec ce petit effet bottleneck qui accompagne si bien le morceau.
Inutile de convaincre les fans de se procurer une des trois versions qui sont sorties le 20 octobre, toutefois outre le double vynil et l’édition normale, la série limitée vaut vraiment le détour avec un livret d’une petite trentaine de pages. AC/DC passera pour deux dates à Paris le 25 et 27 février prochain à Bercy, malheureusement les préventes sont déjà clôturées… Comme si ACDC était un groupe qui avait des fans inconditionnels !
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