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Hugo Cabret : Deux avis, sinon rien !



Hugo Cabret Une

 

Hugo Cabret AfficheParis, début des années trente. Un jeune garçon d’une dizaine d’années, caché derrière la grande horloge de la gare Montparnasse, observe. Au travers des chiffres, il observe la fleuriste, l’inspecteur, ou encore ce vieux Monsieur qui tient la petite boutique de jouets.

Dans la gare, le jeune garçon entretient les horloges. Mais il a un secret. Un automate, dont il tente désespérément de réparer le mécanisme. Pour cela, il a besoin d’outils. Et de petites pièces. Il les vole dans la petite boutique de jouets. Jusqu’au jour où…

Hugo Cabret Deux

L’avis de Tof

Sensible sans être mièvre, profond sans être complexe. Martin Scorsese est réellement un orfèvre de la narration.

Alors que les premières trente minutes de film nous emmènent sur une piste assez classique, le reste nous surprend de bien belle manière. N’importe quel autre réalisateur nous aurait embarqué sur des sentiers connus. Mais ici il n’en est rien. L’hommage vibrant aux premiers pas du cinéma déboule sans même que l’on s’en rende compte. Et tout d’un coup, les personnages se trouvent emportés par cette passion, par ce besoin de faire revivre le passé, chacun pour ses propres raisons. On y retrouve pléthore de thèmes comme la solitude de l’enfance mais aussi le poids du temps avec ses rêves brisés.

La poésie est présente à chaque scène. Martin Scorsese nous transmet cette tendresse, ce regard doux qu’il porte sur cette époque mais aussi sur les visionnaires, ceux qui mêlent passion et génie. Les acteurs sont authentiques, leur jeu sans chichi sert parfaitement le propos. Du cinéma comme on l’aime, celui qui vous rend plus beau, de l’intérieur.

La note de Tof : 9/10

Hugo Cabret Trois

L’avis de Julie

Pour ceux qui auraient encore des doutes sur cette question, Martin Scorsese est un virtuose. Il le prouve une fois de plus. Avec un sujet sur lequel on ne l’attend pas. Encore moins que d’habitude. Exit les guerres de gang, le monde de la pègre ou celui des nababs. Bienvenue dans la vie d’un jeune orphelin du Paris des années trente qui poursuit un rêve tout simple. Réparer un automate que son père avait rapporté un jour. Achever seul le travail qu’ils avaient débuté ensemble. Et percer le mystère de cet objet, pour découvrir enfin ce qu’il est capable de faire.

Le scénario paraît convenu. Mais les apparences sont trompeuses. Car sous ce conte pour enfant se cache un second film, qui se fond parfaitement dans le premier. Un film qui revient aux origines du cinéma. Celui de l’imagination et du rêve. Celui des trucages. Celui de Georges Méliès. Plusieurs niveaux de lecture s’offrent ainsi au spectateur. Les plus jeunes seront enchantés par l’univers magique de l’automate, les décors grandioses de la gare, ou encore les facéties d’Hugo et de sa nouvelle amie. Les plus grands, en plus de retrouver leur âme d’enfant, apprécieront cet hommage au cinéma. Si simple. Mais tellement beau.

Hugo Cabret Quatre

Beau, le film l’est autant par son histoire que visuellement. Tourné en 3D (et oui, papy Marty sait vraiment tout faire), il emprunte ici ou là à l’univers Steampunk, avec son ambiance de gare vaporeuse et ses rouages et mécanismes que l’on retrouve derrière les horloges. Et chez ce mystérieux automate faisant le lien entre les deux mondes. Celui d’Hugo. Et celui du cinéma.

S’il vous faut retenir un film à visionner en famille pendant les fêtes, il n’y a plus à hésiter. Aussi féerique que ludique, Hugo Cabret est une des plus belles leçons de cinéma que nous offre un réalisateur qui – malgré une immense carrière – n’a pas fini de nous surprendre.

La note de Julie : 9/10