Festival de Cannes 2019 MaXoE Focus Game of Thrones
Après une édition 2018 sous le signe du renouveau (modification des dates du Festival, de la gestion des projections et de nombreux nouveaux venus au sein de la Sélection Officielle), cette édition 2019 est celle de la femme. Déjà par ce choix de rendre hommage à l’immense réalisatrice Agnès Varda disparue récemment, avec l’affiche officielle de cette 72e édition. Mais aussi et surtout parce que pour la première fois, l’organisation du Festival a mis un ... En savoir plus !
Marie-Antoinette en deux films

D’un côté Sofia Coppola, de l’autre Benoît Jacquot. Deux visions différentes de la dernière reine de la monarchie absolue. D’un côté, un univers très pop, très stylisé pour retracer la vie de cette jeune femme, dauphine puis reine de France, avant d’être déchue. De l’autre, un drame poignant, réaliste et sombre sur les derniers moments de cette reine, avant de lui dire adieu.

Marie-Antoinette Une

 

Marie-Antoinette

Marie-Antoinette AfficheRéalisation : Sofia Coppola

Casting : Kirsten Dunst, Jason Schwartzman, Rip Torn, Marianne Faithfull Judy Davis, Asia Argento, Rose Byrne, Jamie Dornan, Guillaume Gallienne, Mathieu Amalric, …

Scénario : Sofia Coppola, d’après le livre d’Antonia Fraser

Genre : Drame historique

Durée : 2h 03min

Sortie en salles : 24 mai 2006

Synopsis officiel : Au sortir de l’adolescence, une jeune fille découvre un monde hostile et codifié, un univers frivole où chacun observe et juge l’autre sans aménité.
Mariée à un homme maladroit qui la délaisse, elle est rapidement lassée par les devoirs de représentation qu’on lui impose.
Elle s’évade dans l’ivresse de la fête et les plaisirs des sens pour réinventer un monde à elle.
Y a-t-il un prix à payer à chercher le bonheur que certains vous refusent ?

Marie-Antoinette Deux

L’adolescence fait partie des sujets chers à Sofia Coppola. Elle l’a développé à plusieurs reprises, de son premier film The Virgin Suicides au tout récent The Bling Ring.

Oui. D’accord. Mais quel rapport avec un film historique centré sur le personnage de Marie-Antoinette ? Tout simplement le fait que Sofia Coppola n’avait pas pour ambition de réaliser un film historique fidèle, mais plutôt de s’intéresser à la personnalité de cette reine, qui justement n’était qu’une adolescente lors de son arrivée en France. Et c’est bien là l’intérêt du film : dépeindre l’existence de cette jeune fille catapultée dans le monde des adultes, monde auquel elle doit s’adapter sans broncher en laissant derrière son enfance alors qu’elle n’en est pas encore sortie. Faire d’une super-production historique un film intimiste.

Et c’est une réussite. Marie-Antoinette est un film stylisé, rythmé, avec un aspect très pop qui lui donne ce qu’il faut de légèreté malgré le sujet. L’image est magnifique, de par les décors et les costumes, mais également grâce à son esthétisme aux couleurs pastels. Esthétisme qui en sublime l’interprète principale – Kirsten Dunst, terriblement gracieuse et touchante dans le rôle de cette adolescente perdue dans ce milieu de géants et auquel elle doit faire face.

Une vision de Marie-Antoinette certes très romancée, mais également très humaine.

8/10

 
 

Les adieux à la reine

Les adieux à la reine AfficheRéalisation : Benoît Jacquot

Casting : Léa Seydoux, Diane Krüger, Virginie Ledoyen, Xavier Beauvois, Noémie Lvovsky, Michel Robin, Grégory Gadebois, …

Scénario : Benoît Jacquot et Gilles Taurand, d’après le roman de Chantal Thomas

Genre : Drame historique

Durée : 1h 40min

Sortie en salles : 21 mars 2012

Synopsis officiel : En 1789, à l’aube de la Révolution, Versailles continue de vivre dans l’insouciance et la désinvolture, loin du tumulte qui gronde à Paris. Quand la nouvelle de la prise de la Bastille arrive à la Cour, le château se vide, nobles et serviteurs s’enfuient… Mais Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés.

Les adieux à la reine Trois

14 juillet 1789. Le peuple de Paris prend la Bastille. Bien loin de cette réalité, Marie-Antoinette écoute les mots de Marivaux sortir de la bouche de sa lectrice. La jeune fille est en admiration totale devant sa reine, et la reine trouvera le moyen de s’en servir.

Les adieux à la reine n’est pas un film centré sur la vie de Marie-Antoinette puisqu’il se déroule sur trois jours. Trois jours qui annoncent le déclin de la monarchie. Et durant ces trois jours, c’est au destin de trois femmes que l’on va s’intéresser, liées par l’amour, l’admiration, autant que par la perversion. Trois femmes interprétées par un magnifique trio d’actrices – Léa Seydoux, Diane Krüger et Virginie Ledoyen, qui tentent de se donner un avenir tandis que dehors, le peuple construit le sien.

Ici, le choix du réalisateur était un film en costumes, un film d’ailleurs visuellement splendide. Un film en costumes oui, mais qui par son sujet devient une œuvre intemporelle, sur la complexité des sentiments. Et c’est là toute sa force.

8/10