A l’occasion de la sortie du dernier Call Of Duty qui revient à ses premiers amours, à savoir la deuxième guerre mondiale, nous vous proposons de revenir sur ce moment de l’histoire et comme d’habitude nous allons le décliner selon les thématiques qui nous sont chères : la BD, le cinéma, les jeux vidéo, la musique et puis plein d’autres choses bien sûr.  Il fait suite au précédent Focus que nous vous avions proposé sur la Grande Guerre. Notre ... En savoir plus !
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Sélection 2013 de Julie : Bertrand Cantat & Pascal Humbert, Les Borgia & Les Stark, Thursday Next & Jay Gatsby, Leonardo Di Caprio & Peter O’Toole… Et Leonardo Di Caprio

Voici un petit tour d’horizon(s) de ce qui a su retenir l’attention en cette année 2013. Au niveau du cinéma – bien sûr – mais pas seulement puisque la musique, les séries télé et la littérature passerons également au crible. Attention, sélection tout à fait subjective et qui ne reflète que l’avis de son auteur.  Et où – oh ! surprise ! – Leonardo Di Caprio fait figure de grand favori !

A retenir de 2013 Une

 

Musique

Horizons – Détroit

Détroit HorizonsQue l’on adhère ou non à l’univers de Bertrand Cantat, difficile de passer à côté du retour de l’ex-chanteur de Noir Desir. Le groupe s’étant finalement dissout, il revient dans une nouvelle formation – un duo avec Pascal Humbert (ex-bassiste de Passion Fodder) qui porte le nom de Détroit.

Le 30 septembre, un premier titre nous avait été révélé. Il s’agit de « Droit dans le Soleil » – titre dont MaXoE vous avait d’ailleurs parlé ici.

L’album Horizons est quant à lui sorti le 18 novembre. On y retrouve l’empreinte de Cantat, et l’ombre de Noir Desir plane sur certains titres – comme « Sa Majesté » ou encore « Le Creux de ta Main ». Bien qu’ils soient bons, ce ne sont pas forcément les plus touchants. D’autres, en revanche, sont bien plus personnels. « Droit dans le Soleil » bien sûr, mais également « Ange de Désolation ». Et surtout le très bel « Horizon ». Sa musique, comme ses paroles, prennent à la gorge et aux tripes.

Il s’agit d’un magnifique retour musical. D’un homme qui revient de loin. D’un homme à la recherche d’un nouvel horizon.

 

 

Télévision

Borgia

BorgiaItalie, en plein cœur de la Renaissance. Le clan Borgia – famille originaire d’Espagne – tente d’instaurer une dynastie afin de prendre le contrôle et religieux et politique des États Pontificaux. Et pourquoi pas de l’Italie tant qu’on y est !

Il est temps de réviser votre Histoire, et plus précisément votre Histoire Moderne, car à quelques mois d’intervalle ont débarqué sur petit écran deux séries consacrées à la famille Borgia, et qui s’intéressent qui plus est à la même période de leur « règne ». Avril 2011, The Borgias. Création Neil Jordan, tête d’affiche Jeremy Irons et production Showtime. Du très lourd sur tous les plans, Showtime étant à l’origine de la très bonne série The Tudors (tiens donc, une dynastie encore !). En face, une production Canal + franco allemande signée Tom Fontana qui débute en octobre 2011. Et qui s’intitule tout simplement Borgia.

Et des deux, c’est elle qui domine. Qui domine au niveau du rythme. Qui domine au niveau de l’intrigue politique. Qui domine au niveau de la distribution. La série est en effet extrêmement bien orchestrée dans tous les domaines. C’est violent, c’est cru, et c’est très réussi du point de vue historique (même si le format ne permet pas de respecter l’Histoire à la virgule près).

Deux saisons déjà, et la diffusion de la troisième est prévue courant 2014. Alors en attendant, découvrez – ou redécouvrez – cette série qui vaut réellement le détour !

 

Game of Thrones

Game of ThronesWesteros. Le Royaume des Sept Couronnes. Les Stark. Les Lannister. Les Targaryen. La Garde de Nuit. Tout ceci doit forcément vous parler. Car si vous ne connaissez pas la série littéraire A Song of Ice and Fire (ou Le Trône de Fer) – signée George R. R. Martins – vous avez difficilement pu passer à côté de son adaptation par HBO : Game of Thrones.

Trois saisons déjà, et la quatrième est prévue pour le printemps 2014. Alors oui, même s’il y a des digressions par rapport aux romans, même s’il y a des raccourcis (ce qui est d’ailleurs le lot de toute adaptation), la série est clairement de qualité. Trois saisons extrêmement bien faites donc. Déjà parce qu’elles ont réussi à retranscrire de manière claire cet univers si complexe qu’est Westeros. Aussi parce qu’elle est servie par une très belle distribution. Mais surtout parce qu’elle est diablement bien réalisée. Et ce du générique de début jusqu’au générique de fin. Malgré un rythme certain, cette série sait également prendre son temps pour exposer les différentes intrigues. Et c’est appréciable. Et puis visuellement, ça envoie ! Avec un travail très minutieux et stylisé sur les décors et costumes. Bref, c’est de qualité à tout point de vue.

Par contre, il ne faut pas s’attendre à l’univers des Bisounours ! Car à l’image des productions de ces quelques dernières années, cette série ne fait pas dans le propre. Elle est crue, cruelle, sulfureuse, et j’en passe. Et aucune des trois saisons n’y dérogent, même si elles sont toutes différentes. En tout cas, chacune d’elles est une réussite, et pour ceux qui ne sont pas familiers des romans, vous risquez d’être surpris. Car l’auteur est souvent là où l’on ne l’y attend pas.

Mais plutôt que de continuer à bavarder, courez découvrir cette série si cela n’est pas déjà fait ! Et dépêchez-vous ! Car « Winter is coming ».

 

Et pour ceux d’entre vous qui connaissent tout ça par cœur et qui n’auront pas l’occasion d’aller à Santa Fe pour assister à la diffusion des trois premières saisons au cinéma Jean Cocteau (à partir du 6 janvier et jusqu’au 24 mars), voici un petit hommage aux morts de la série. Attention, spoilers en vue !

 
 
 
Littérature

De L’Affaire Jane Eyre au Mystère du Hareng Saur

L'affaire Jane Eyre Jasper FfordSi vous ne connaissez pas encore Thursday Next, il serait peut-être temps de vous y mettre. Et sérieusement. Surtout si vous aimez la littérature, et plus spécifiquement la littérature anglaise.

Thursday Next, c’est le personnage phare de la série littéraire créée par Jasper Fforde. Elle est anglaise. Mais son Angleterre à elle a été occupée par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Son Angleterre est d’ailleurs une république, une république engagée depuis plus de cent dans dans la Guerre de Crimée face à la Russie (qui a d’ailleurs toujours un Tsar à sa tête). Quant au Pays de Galles, c’est une république socialiste carrément inaccessible sauf si l’on passe illégalement sa frontière. Et j’en passe. Ici, vous avez donc affaire à une uchronie. Uchronie dans laquelle le personnage principal est détective littéraire, un travail passablement ennuyeux qui consiste à dénicher les plagiats et découvrir la véritable identité de William Shakespeare. Jusqu’au jour où elle se découvre la capacité d’entrer littéralement à l’intérieur des livres, de passer du Monde Réel à la Fiction.

A l’heure actuelle, six tomes ont déjà été publiés en France (chez Fleuve Noir et 10/18 pour la version poche). De L’Affaire Jane Eyre en 2004, jusqu’au Mystère du Hareng Saur en novembre 2013. C’est extrêmement drôle, terriblement bien écrit et cela foisonne de références. Et à chaque fois, c’est une immersion totale dans le Monde des Livres. Un Monde où les procès ont lieu dans unLe mystère du Hareng Saur livre de Kafka, où le Chat du Cheshire garde farouchement tous les romans qui existent – du meilleur au plus mauvais -, où Hamlet est en exil car les autres ne supportent plus son caractère, où les personnages de Charles Dickens sont moins désespérés qu’ils n’y paraissent. Bref, un Monde où la littérature est reine, avec un univers complètement barré. Mais un Monde où la littérature est menacée. Menacée par la famille Hadès dont les membres sont plus machiavéliques les uns que les autres. Mais aussi par l’entreprise Goliath, des supers-capitalistes qui tentent de tout contrôler, de la politique aux tartines grillées.

Ca va ? Vous suivez ? En fait, le mieux reste encore de lire tout ça. Vous comprendrez sans doute plus facilement !

 

 

Gatsby le Magnifique

Gatsby LivreOui, il n’y a qu’un seul Great Gatsby. C’est donc bien du roman de F. Scott Fitzgerald dont il est question ici. Pourquoi maintenant me direz-vous ? Tout simplement parce qu’il n’y a pas d’époque pour parler d’un chef-d’œuvre de la littérature.

Gatsby est un personnage mystérieux dont on ne découvre la vraie nature qu’au fur et à mesure. Gatsby, c’est également un amoureux fou. Et son histoire est aussi tragique qu’un drame shakespearien. Gatsby, c’est aussi et surtout un homme enclin à l’espoir. Et évoluant dans un monde qui en est dénué. Un monde froid et hostile. Car au-delà d’être d’une simple histoire d’amour, Gatsby le Magnifique est surtout un roman qui vient dépeindre une société désenchantée. Une société dominée par l’argent et la réussite sociale. Une société dans laquelle vous n’êtes rien si vous n’appartenez pas à un certain milieu. Au-delà de cette histoire d’amour, c’est donc une satyre du monde qui l’entoure que livre ici F. Scott Fitzgerald. Et son talent est d’autant plus grand qu’il le fait de la manière la plus poétique qui soit. Car en plus d’un sujet éminemment intéressant, amené avec une grande subtilité et au final toujours d’actualité, le style est tout simplement magnifique. pour preuve, le livre se lit d’un trait, sans effort, et offrant en même temps un condensé de toute une époque. Une époque où le rêve américain n’est qu’illusion et désillusion.

« Et, assis en cet endroit, réfléchissant au vieux monde inconnu, je songeai à l’émerveillement que dut éprouver Gatsby quand il identifia pour la première fois la lumière verte au bout de la jetée de Daisy. Il était venu de bien loin sur cette pelouse bleue, et son rêve devait lui paraître si proche, qu’il ne pouvait manquer de le saisir avec sa main. Il ignorait qu’il était déjà derrière lui, quelque part dans cette vaste obscurité au-delà de la ville, où les champs obscurs de la république se déroulaient sous la nuit.

Gatsby croyait en la lumière verte, en l’extatique avenir qui d’année en année recule devant nous. Il nous a échappé ! Qu’importe ! Demain nous courrons plus vite, nos bras s’étendront plus loin… Et un beau matin…

C’est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui nous rejette sans cesse vers le passé. »

 

 

Cinéma

Gatsby le Magnifique

Gatsby DVDEt non, ça n’est pas un hasard si le roman de Fitzgerald vient tout juste d’être évoqué. Au contraire, l’occasion ne pouvait pas mieux tomber puisque son adaptation au cinéma par Baz Luhrmann fait partie de l’une des bonnes surprises de l’année 2013.

Alors oui, ce film n’est pas sans défauts et risque de ne pas plaire à tous par son style clinquant. Oui, il a pris des libertés vis-à-vis du roman, notamment du point de vue de la société désenchantée que dépeint Fitzgerald qui est tout juste effleurée par le réalisateur. Mais sur un plan purement cinématographique, c’est du bon travail – voire même du très bon. Et avec un Leonardo Di Caprio épatant.

En suivant ce lien, vous pourrez en retrouver une critique complète lors de sa sortie en salles. Et si vous préférez Robert Redford à Leonardo, libre à vous de vous replonger dans une adaptation du roman toute aussi excellente. Celle réalisée par Jack Clayton et sortie en 1974.

 
 
Django Unchained

Django DVD

Deuxième belle surprise de l’année 2013 (enfin, surprise pas vraiment, car Quentin Tarantino reste une valeur sûre) avec ce western revisité à la sauce tarantinesque.

Alors Tarantino, on adhère ou l’on n’adhère pas. Mais une chose est sûre : le garçon a du style. Il est original. Il crée des situations totalement absurdes. Et il sait toujours très bien s’entourer. Jamie Foxx, Christoph Waltz, Samuel L. Jackson et Leonardo Di Caprio (oui, je sais, encore lui. Et ça n’est pas fini !). Le quatuor est excellent.

Si vous souhaitez un avis plus complet, rendez-vous ici pour lire la critique faite dans nos colonnes lors de sa sortie sur grand écran en janvier.

 

Si l’accent a volontairement été mis sur ces deux films, 2013 a livré bien d’autres perles dans les salles obscures. Pêle-mêle peuvent être évoqués Only God Forgives, La Vie d’Adèle, et plus récemment Hunger Games – L’embrasement.

 

Lawrence D'ArabieBien qu’il soit un art du vivant, le cinéma permet également de rendre hommage aux grands qui ne sont plus. Peter O’Toole est l’un d’eux. Alors Lawrence d’Arabie – cette magnifique fresque de David Lean – a clairement sa place ici.

Ce film, c’est une leçon de cinéma à lui tout seul. Et la performance de Peter O’Toole est l’une des plus belles que le septième art ait jamais connu. Et si vous avez l’occasion de le dénicher en DVD, ne boudez pas les bonus. Ils sont bourrés d’anecdotes et d’interviews de professionnels du milieu. Celle de Steven Spielberg est d’ailleurs particulièrement intéressante.

Si le film est à voir tant il est un chef-d’œuvre, le DVD est à posséder et à consommer sans modération !

 

Et pour finir… The Wolf of Wall Street

The Wolf of Wall Street

Même si la critique n’en sera que bonne – déjà parce que les avis de la presse sont dithyrambiques, et aussi et surtout parce que Martin Scorsese est un dieu vivant – vous ne lirez pas ici d’avis sur ce film qui sort aujourd’hui. Tout simplement parce qu’en parcourant ces lignes, je serai encore sans nul doute dans la salle de cinéma.

Mais rassurez-vous, cette critique vous sera bientôt livrée, et avec toutes les éloges possibles au réalisateur. Ainsi qu’à son acteur fétiche, Leonardo Di Caprio (et oui, je vous avais prévenu !).

En attendant, place à sa bande-annonce !

 
 
Une dernière chose. A votre avis, si Noël était un film réalisé par les plus grands de la profession, à quoi ressemblerait-il ? Réponse juste en dessous !

 

Sur ce, le tour d’horizon s’achève. Tout comme l’année 2013. Et 2014 qui pointe son nez réserve déjà d’autres belles surprises, c’est sûr !