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Comics en Vrac spécial Dystopie : Golem, la série Lazarus (Glénat)
Quand le peuple n'atteint pas le bonheur

Un Comics en Vrac spécial Dystopie. Dans le cadre de notre focus, qui est le fil rouge du festival. Golem est un comics sur une société italienne où le bonheur semble parfait et Lazarus est une excellente série qu’on vous recommande chaudement. 

 

Golem

4

Nous sommes en 2030. L’Italie est prospère. Et le peuple semble heureux. On lui donne accès à tous les besoins matériels, ils sont connectés en permanence grâce au Desmophone et il existe même des pilules pour empêcher de rêver. Pilules prônées, bien sûr, par le pouvoir en place. Evidemment. Dans ce monde, il y a Sténo, un petit garçon qui fait toujours le même cauchemar, dans celui-ci, une ombre lui dit qu’il doit se réveiller. Vous l’avez compris, il ne prend pas ses pilules. Il a peu d’amis, à part Rosabella, la fille du premier ministre. Un jour ils se retrouvent, les deux, au milieu d’une attaque de Shorais, ce sont les membres d’un groupe rebelle qui désire la libération du peuple, un retour au sources. Et il semblerait que Sténo ait une importance particulière pour eux. 

Très joli ouvrage et tout à fait dans l’esprit du focus spécial Dystopie. Ce monde paraît idyllique mais c’est loin d’être le cas. Encore une fois on constate un pouvoir qui veut garder la main sur le destin de l’Humanité sous couvert de leur vouloir du bien. Ainsi le bonheur collectif ne serait qu’une question de maîtrise des individus. Mais il y a toujours l’étincelle de la contestation qui est là. Certes on a déjà ces thèmes traités de différentes manières dans d’autres oeuvres et souvent de manière plus profonde. Mais cette BD prend volontairement des raccourcis pour aller à l’essentiel. Pour appuyer sur les faits, rien que les faits et cela marche plutôt bien. Du coup, c’est plutôt réussi. On y voit un style, de narration comme de dessin, qui se rapproche du manga. Les planches sont totalement dans cet esprit. Alors, comme je le disais, on aurait aussi aimé que cela aille plus loin dans l’étude sociologique mais même avec ces raccourcis, ce comics nous permet de nous poser les bonnes questions. 

Scénario : LRNZ – Dessins : LRNZ – Golem – Glénat – Glénat comics – 280 pages – 2016 – prix 24,95 €

 

 

La série Lazarus 

5

Le monde a changé. Ce ne sont plus les nations, représentantes des peuples qui font la géopolitique de la planète. Non, le pouvoir c’est l’argent et cet argent est possédé par des familles qui s’opposent à l’échelle du globe. On pourrait se croire dans un vieux film mettant en scène des familles se tirant la bourre pour la possession d’un village. Le village, c’est la Terre. Ces familles choisissent l’un de leurs membres pour en faire une sorte de super guerrier. Il est entrainé, éprouvé, jusqu’à ce qu’il devienne une sorte de guerrier ultime, leur Lazare. Dans la famille Carlyle, cette personne s’appelle Forever. Elle pense être la fille naturel du patriarche Carlyle mais il n’en est rien. On sent les tensions naître à ce propos parmi ses frères et soeurs, enfants naturels de la lignée. Tout cela se conjugue avec une attaque d’un des complexes de la famille. Les soupçons se portent sur la famille Morray, en froid avec les Carlyle depuis un moment. Mais tout cela est bien trop simple. Les complots vont bon train et Forever commence à se poser des questions. 

Voici le pitch de départ de cette magnifique série. Le monde est clairement dystopique. La population est dominée par les familles gouvernantes et il y a des classes sociales clairement définies dont celles qui n’ont pas le moindre sou pour manger. Cet univers foisonne de luttes intestines, de combats idéologiques et d’autres plus vénales. On prend un rare plaisir à explorer ce monde qui fait vraiment réfléchir sur la possibilité, un jour, que le pouvoir soit entre les mains de riches familles, de riches entreprises et échappe donc au peuple. Si vous voulez en savoir plus, lisez nos chroniques des tomes 1, 2, 3, 4 et 5.

Scénario : Greg Rucka – Dessins : Michael Lark – Lazarus – Glénat – Glénat Comics