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Polar(s) de la Semaine : Baltimore de David Simon, Juste une ombre de Karine Giébel



Chaque Lundi, Mister Blue partage avec vous ses envies de lecture en vous présentant un ou deux polars qui ont retenu son attention.

Baltimore de David Simon

L’histoire :

Paru en 1991 aux Etats-Unis, ce livre sort tout juste chez nous et il s’agit d’un événement !

Baltimore n’est pas une œuvre de fiction mais un récit documentaire, fruit de l’année que l’auteur, David Simon, alors journaliste, a passée à partager le quotidien des inspecteurs de l’unité des homicides de Baltimore, l’une des villes au taux de criminalité le plus élevé des USA. Simon, qui fut traité comme un véritable membre de la brigade, a obtenu pour écrire ce livre un accès exceptionnel aux scènes de crime, aux commissariats, aux tribunaux et nous propose une immersion dans les rues de Baltimore, gangrénées par la drogue et la criminalité.

Pourquoi on a envie de le lire :

David Simon est le créateur de la série TV « The Wire », un véritable chef-d’œuvre et de l’avis de beaucoup (y compris du mien) la meilleure série jamais réalisée. Des écrivains comme Dennis Lehane, George Pelecanos ou Richard Price sont d’ailleurs intervenus comme scénaristes sur ce monument télévisuel.

Baltimore est tout simplement le document qui est à l’origine de la création de The Wire. C’est en soi un argument suffisant pour nous donner envie de lire ce livre que la critique décrit unanimement comme un document d’exception.

Il est d’ailleurs fort possible que vous retrouviez une critique détaillée de cet ouvrage sur MaXoe une fois que je l’aurai lu.

 

 

Juste une ombre de Karine Giébel

L’histoire :

Juste une ombre raconte l’histoire d’une jeune femme qui voit sa vie s’écrouler après avoir été un soir suivie par un inconnu. Elle croit le voir ensuite partout, se sent observée, traquée, terrorisée. Ni ses amis ni la police ne la croient, et elle sombre dans un véritable cauchemar…

Voici un extrait de la quatrième de couverture , que je trouve particulièrement alléchant :

Tu mènes une vie normale, banale, plutôt enviable. Tu as su t’imposer dans ce monde, y trouver ta place.
Et puis un jour…
Un jour, tu te retournes et tu vois une ombre derrière toi.
À partir de ce jour-là, elle te poursuit. Sans relâche.
Juste une ombre.
Sans visage, sans nom, sans mobile déclaré.
On te suit dans la rue, on ouvre ton courrier, on ferme tes fenêtres.
On t’observe jusque dans les moments les plus intimes.
Les flics te conseillent d’aller consulter un psychiatre. Tes amis s’écartent de toi.
Personne ne te comprend, personne ne peut t’aider. Tu es seule.
Et l’ombre est toujours là. Dans ta vie, dans ton dos.
Ou seulement dans ta tête ?
Le temps que tu comprennes, il sera peut-être trop tard…

Et voici également un trailer présent sur le site internet de l’auteur :

 

Pourquoi on a envie de le lire :

2 raisons à cela :

Tout d’abord, il faut quand même reconnaitre que certaines quatrièmes de couverture sont plus ou moins efficaces. J’ai trouvé celle de Juste une ombre particulièrement réussie. Tout ça sent bon le thriller paranoïaque, angoissant, un brin sadique, l’intrigue retorse qui vous tient en haleine du début à la fin et vous empêche de reposer votre livre tant qu’il n’est pas terminé.

Juste une ombre est également Lauréat du Prix Polar  du meilleur roman « francophone » au Festival Polar de Cognac 2012, rendez-vous incontournable des professionnels et amateurs du genre depuis 17 ans (qui regroupe aujourd’hui les catégories bande dessinée, cinéma, roman, télévision et théâtre). Un prix n’est certes pas toujours un gage de qualité, mais l’on peut faire confiance au  festival de Cognac pour nous faire découvrir des auteurs qui valent la peine d’être lus.