La Princesse et la Grenouille, le nouveau conte de fées signé Disney

Un beau conte de fées au beau milieu de La Nouvelle Orléans et du Bayou. |

Enfin sur nos écrans, La Princesse et la Grenouille est une production Disney quelque peu particulière. Particulière parce qu’elle constitue d’abord le premier conte de fées américain de Disney, mais aussi et surtout parce qu’il s’agit là d’un dessin animé « traditionnel » dessiné à la main : une idée pas déplaisante à l’heure du tout numérique.
L’histoire
Sur les bords du Mississippi, dans les années 20. La Nouvelle Orléans vibre au son du jazz et de la romance. Pourtant, la belle Tania n’a pas une minute à perdre en rêvant à l’amour. Passionnée par la cuisine, elle se consacre entièrement à son plus cher désir : devenir une restauratrice à succès et accomplir ainsi le rêve de son père. Mais malgré ses efforts, les obstacles se multiplient. Un séduisant jeune prince, Naveen, vient d’arriver en ville, attiré par sa passion du jazz. Gâté, irresponsable et paresseux, le jeune homme à jusqu’ici compté uniquement sur son charme pour réussir dans la vie. Sa richesse et son rang attirent le malfaisant Dr Facilier, un sorcier qui pratique la magie noire. Ne parvenant pas à profiter de la fortune du prince, Facilier se venge, et le transforme en grenouille.
Naveen persuade Tania de lui donner un baiser pour qu’il retrouve sa forme humaine. Mais le résultat n’est pas celui espéré : c’est la jeune fille qui est à son tour métamorphosée en batracien. Voilà nos deux amphibiens errant dans le bayou, traqués par des chasseurs de grenouilles. Ils espèrent trouver de l’aide auprès d’une mystérieuse sorcière âgée de 197 ans, Mama Odie. Face au danger, ces deux « grenouilles » vont apprendre à voir le meilleur l’une chez l’autre, à surmonter leurs différences et à faire face ensemble aux épreuves. Elles vont aussi découvrir que les rêves peuvent devenir réalité, mais jamais comme on s’y attend.
Un retour aux sources
La Princesse et la Grenouille est le 49ème long métrage d’animation Disney. A cette occasion, Disney a décidé de renouer avec ce qui avait fait la renommée du Studio : l’animation sur papier. Une idée qui pourrait paraitre étrange alors même que les films d’animation numériques connaissent un succès sans précédent. Pourtant, malgré la qualité des dernières productions Disney, il semblerait qu’il leur manquait quelque chose pour rivaliser avec les classiques du genre : La Belle et la Bête, Les 101 Dalmatiens, Blanche Neige, etc. D’abord la faute peut-être à un dessin trop « lisse », trop banal qui peinait à donner aux films une atmosphère visuelle unique, mais aussi peut-être parce qu’il s’agissait là d’histoires qui finalement n’avaient plus grand-chose à voir avec des contes de fées.
Avec le retour à un dessin plus traditionnel, la différence saute aux yeux. On retrouve la saveur du dessin “fait main”, avec moultes détails et mille couleurs qui collent bien à l’univers riche, revisité quelque peu pour l’occasion, de la Nouvelle Orléans. Peter Del Vecho, producteur, avait à ce propos déclaré : « Il y a quelque chose de très particulier dans l’animation à la main. L’animateur s’exprime réellement, directement à travers sa main, par le crayon sur le papier, et cela, rien ne l’égalera jamais. C’était très amusant pour beaucoup de ces animateurs de revenir à leur racines ».
Un univers très jazz
Premier conte de fées américain de Disney, l’intrigue prend place à la Nouvelle Orléans, une ville à l’environnement très riche, aux influences nombreuses et surtout berceau du jazz. Ce choix n’est pas anodin, Ian Gooding (directeur artistique) explique en effet : « Bandez les yeux de quelqu’un, mettez-le dans un avion et faites-le atterrir à La Nouvelle Orléans. Il aura l’impression de se retrouver dans un autre pays. Cette impression d’être ailleurs à l’intérieur d’un cadre pourtant très américain, est une des composantes de l’approche qu’ont choisi les cinéastes pour développer leur conte de fées ‘à la mode Nouvelle Orléans’ ».
En plus d’une animation traditionnelle, les réalisateurs Ron Clements et John Musker (notamment connus pour Basil Détective Privé, La Petite Sirène, Aladdin, Hercule et La Planète au Trésor) ont décidé d’accorder une grande importance à la musique comme c’était le cas autrefois. Qui ne connait pas quelques chansons Disney par cœur ? Pour cela ils ont choisi de faire appel au compositeur Randy Newman qui avait notamment reçu l’Oscar pour son travail sur Monstres&Cie et des Grammy Awards pour Monstres&Cie, Toy story et 1001 Pattes. Randy Newman a composé pour l’occasion une nouvelle musique rassemblant plusieurs styles dont le jazz, le blues, le gospel et le zarico. Le résultat est bon : une musique joyeuse et entraînante qui participe à la bonne ambiance générale. Quant à dire si elle marquera les esprits, à vous de juger.
Une nouvelle princesse pour un conte moderne
Tiana est la neuvième princesse Disney, soit la dernière princesse depuis Mulan sorti en 1998. Il s’agit donc là d’un véritable conte de fées impliquant une histoire d’amour comme on sait les faire chez Disney. L’approche est assez classique avec une pauvre jeune fille courageuse qui rencontre un prince charmant. On remarquera cependant quelques différences qui donnent un ton résolument plus moderne au conte.
Tout d’abord, la princesse est afro-américaine, ce qui est une première et de bon ton dans l’Amérique d’Obama. D’autre part, on s’éloigne un petit peu (un tout petit peu) des clichés de la jeune femme dont le seul rêve est d’épouser un prince charmant. Tiana n’a en effet qu’une seule obsession : ouvrir son propre restaurant. Enfin, bien qu’il s’agisse d’un conte de fées, l’humour omniprésent s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes, avec quelques blagues plus « fines » que seuls les plus âgés comprendront.
Conclusion
La Princesse et la Grenouille est un conte de fées très sympathique marquant le retour d’un Disney en pleine forme. On y retrouve tous les codes du genre avec une belle histoire d’Amour semée d’embûches et de surprises, d’aventure et beaucoup d’humour. Et, au cas où cela n’aurait pas déjà été assez souligné, des animations dessinées à la main et une musique façon comédie musicale.
Vous l’aurez compris, La Princesse et la Grenouille est une belle et joyeuse surprise qui ravira les enfants comme les nostalgiques de Disney.
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Le 29.01.10 à 21:17
Merci Stan pour cet article!
Quand j’ai vu l’affiche, je me suis dit : “Enfin un dessin animé traditionnel!”. La 3D ça va mais un certain temps… Parfois ça fait du bien de retourner aux sources, de rêver un petit peu…
Hum ça me donne envie de ressortir les vieux disney tout ça!
Le 30.01.10 à 08:58
Arf!!! Il manque un “e”!!!! Je veux mon “e”!!!
Le 30.01.10 à 15:11
Merci ^_^!
Le 01.02.10 à 18:14
poésie, magie et simplicité, le disney de l’avant pixar.
Le 12.02.10 à 22:11
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De rien Mie
Oui c’est tout à fait ça HP. Il est bon de ne pas oublier ce qui fait la magie de disney!
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