Quantum of Solace, un concentré d’action pure

Voici la suite directe de Casino Royal, un James Bond encore plus nerveux et musclé que jamais. |

James Bond est de retour avec Quantum of Solace. Et même s’il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l’organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu’ils avaient imaginé. Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d’affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation.
Au cours d’une mission qui l’entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manoeuvre pour prendre le contrôle de l’une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l’organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique. Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu’il s’approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l’avance sur la CIA, les terroristes et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l’organisation.
La suite directe de Casino Royal
Dans Quantum of Solace, Daniel Craig enfile pour la seconde fois son costume de James Bond. Si son choix avait pu faire polémique lors de la sortie de Casino Royal, le public fut cependant très vite conquis par son charisme de “méchant garçon”. Pour coller à ce nouveau James Bond musclé, il fallait également que la saga se renouvelle après un certains= essoufflement. Ce fut chose faite avec Casino Royal. L’esprit survolté du film se justifiait également par la place très spéciale accordée au film : il s’agissait de la supposée première aventure de l’espion anglais.
Ainsi pouvait on lui excuser ses méthodes expéditives, la poussière sur ses chemises ; bref, tout ce qui ne faisait pas de lui un vrai Gentleman. Or Quantum of Solace est sa suite directe, le film débutant peu de temps après que James ait effectué sa dernière mission. Cela explique pourquoi on retrouve tout au long de Quantum of Solace un James Bond nerveux et épris de vengeance. Quantum of Solace n’est pas simplement dans la continuité de Casino Royal, il va encore plus loin dans l’action, n’en déplaise à certains.
L’esprit Bond sacrifié?
Quantum of Solace est un véritable concentré d’action pure. Il n’y pas une scène sans que James Bond se batte, qu’une explosion se produise ou qu’une course poursuite ait lieu. En réalité, Quantum of Solace pourrait se résumer grossièrement en une série de scènes d’action musclées aux quatre coins du monde. A peine a t-il trouvé ce qu’il voulait que James Bond est reparti dans le prochain avion. Le film est donc pêchu, dynamique et truffé d’action.
Là où le bas blesse, c’est que cet épisode s’écarte finalement un peu trop sensiblement de l’esprit “traditionnel” des James Bond. Il y a très peu de dialogues, on ne s’attarde pas sur les conquêtes amoureuses de James, Mister Q n’a toujours pas fait son retour et James n’a toujours pas retrouvé son sens prononcé de la répartie. Certains de ces points s’expliquent par l’histoire du film et sa place particulière dans la série, d’autres par une volonté pure et dure de faire de cet épisode un opus à part. Le film est très bon mais dénature donc l’esprit James Bond. On pourrait espérer un retour “aux sources” lors des prochains épisodes avec un peu moins d’action mais un esprit toujours aussi dynamique que les deux derniers opus.
Verdict positif
Malgré un glissement un peu trop prononcé vers le film d’action pur et dur, Quantum of Solace est un film convaincant et prenant. Mathieu Amalric, notre méchant national, incarne très justement un homme sans scrupules aux allures de psychopate. Le spectateur prend goût aux péripéties de James Bond, et malgré certains écarts par rapport à l’esprit originel de la série, l’immersion au sein des services secrets de sa Majesté est très réussit. Assez court, le film ne laisse pas au public le temps de souffler et encore moins de s’ennuyer. Il est d’autre part toujours aussi agréable de pouvoir suivre James Bond au cours de ses voyages dans de nombreux pays aux ambiances et paysages intéressants.
En conclusion, si Quantum of Solace peut porter à confusion, il n’en n’est pas pour autant moins bon. C’est un très bon film d’action comme on les aimes. Cependant, certains puristes risquent d’être désabusés par le tournant opéré par le film. On ne peut espérer que le prochain film opérera un nouveau virage à contre-sens, laissant à Quantum of Solace la place d’un bon James Bond unique en son genre.
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Le 27.12.08 à 13:23
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Allez, l’un des pires fours de 2008. Qu’ont-ils fait de ton œuvre Ian Fleming ? Ici creuse, boursoufflée, et passive. Sans parler de la “réalisation” vomitive et ses 752 plans à la minute.
Autant Casino Royal avait mis la saga Bond sur de nouveaux rails, certes moins conventionnels pour le fan de la première heure, autant cet épisode raté lui fait quitter la voie du polar sombre et technique.
Ironie ou désaveux : c’est au cœur même de la projection que Daniel Craig, agent traqué par la CIA, reçoit le plus avisé des conseils de la part du MI6 : “Run” ! Fuyez, en français. Il ne faut pas le dire deux fois…
Le 10.01.09 à 13:20
Tout à fait d’accord avec Zender!
Quelle daube ce James Bond… 1h47 de vide! Scènes d’actions incompréhensibles, montage ultra-nerveux, James Bond Girl pas très affriolante…
Ce James Bond est une pale copie de Jason Bourne.
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