Patrick Saytour à la Galerie Philippe Pannetier à Nîmes

Dans le cadre de son travail autour de l’idée d’échange et de partenariat, In extenso donne carte blanche à la Galerie Philippe Pannetier. Située à Nîmes, elle défend les travaux de jeunes artistes comme Mickael Viala ou Thomas Bernardet (lire notre news) mais aussi des artistes reconnus comme c’est le cas de Patrick Saytour.
A propos de Patrick Saytour
Au sein du groupe Supports/Surfaces, Patrick Saytour a toujours occupé, délibérément, une position marginale, critique, voire ironique. Son travail peut se définir comme une entreprise de déconstruction de la forme, de la couleur, du format, du cadre de présentation, pour reprendre les termes même de l’une de ses déclarations. Il se livrait alors à une sorte de parodie théâtralisée de l’art, mise en scène dans un vocabulaire pauvre et à l’aide d’une technologie primaire : pliages et dépliages systématiques, brûlages, trempages, solarisations, etc.
Les matériaux utilisés étaient et sont toujours choisis parmi les plus vulgaires ou les plus « kitsch » : tissus et fourrures plastiques, synthétiques, que l’on trouve en abondance sur les marchés que fréquentent les travailleurs immigrés. À la fin des années 70, alors que se manifestait un retour à la figuration portant la peinture à renouer avec les mythes, le drame et la tragédie, il propose des assemblages d’objets de bazar : lampes, drapeaux, photos de pin-up, tapisseries décoratives décorées de caravelles, de biches dans des sous-bois, de princesses, de fantasias arabes, etc.
Plus récemment, cette posture parodique a donné lieu sous des intitulés pompeux, Anniversaires, Célébrations, Chroniques, Commémorations, Couronnements, Javas, Noces, Noubas, Monuments, etc., à des oeuvres subtiles, dont le dessein de déconstruction et d’accablement de l’art est joué dans les mises en page, d’une grande beauté formelle, de panoplies de costumes de fêtes pour enfants, de chemisettes en toile grossière, de vêtements de poupées, de bandes de carton, de feutre, de caissettes de bois, de maquettes de théatre, de gabarits et patrons de vêtements, de cartes géographiques, etc. Viennent ensuite des assemblages d’objets qui mettent en scène, monumentalisés à l’excès, des objets à la fois décoratifs et utilitaires dont une lampe métallique sortie du rêve paroxystique d’un bricoleur mégalomaniaque.
Mais comme celles de Claes Oldenburg, ces « sculptures » ne s’en imposent pas moins comme des oeuvres raffinées d’où émane une étrange séduction. Nous ressentons la même atirance en face de ces filets montés sur des cerceaux métalliques, où s’accrochent des fruits en plastique, des flotteurs de filets de pêche, des perles, des plumes, un atirail de décor festif dont l’artifice est exalté par une cosmétique du banal, le « pomponnage », plutôt, pour citer précisément Patrick Saytour, de l’oeuvre d’art. Un pomponnage jubilatoire, arrangé avec un zèle d’étalagiste.
Informations pratiques
La Galerie Philippe Pannetier et In_extenso présentent FELIX
Une exposition de PATRICKSAYTOUR
Du 29 octobre au 27 novembre 2009
Exposition visible du lundi au vendredi de 11h à 18h et sur rendez-vous
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Le 23.10.09 à 01:02
L’exposition sera à In Extenso du 29-10 / 27-11 2009
12 rue de la coifferie 63000 Clermont-Ferrand.
vous pouvez voir des précisions sur les liens de la galerie Philippe Pannetier >
http://ppgalerie.over-blog.com/article-36838400.html
Galerie In Extenso >
http://www.inextensoasso.com/pages/accueilpag.html
Merci.
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