Eko Software est aux commandes du soft, ces derniers nous ayant déjà proposé une incursion dans les Diablo-like avec Warhammer Chaosbane pour lequel à sa sortie nous regrettions un manque de contenus. Logiquement, nous espérions que Dragonkin The Banished ne suive pas ce même chemin et nous offre des éléments assez denses.
Pour un bref aparté et rappel, outre Warhammer Chaosbane, le studio parisien Eko Software nous a déjà proposé de multiples softs éclectiques allant de SPRay aux volets How to Survive en passant par Bella Sara, Handball 21 ou encore The Garfield Show. Avec Dragonkin The Banished, l’équipe de développement a donc renoué avec le genre Hack’n Slash en proposant un univers intéressant.
Univers intéressant
Cet univers servant aussi de prétexte à la baston, nous embarque dans un monde logiquement fantastique actuellement en proie au ravage. Cette soif de destruction, nous la devons à de viles créatures ayant été corrompues par du sang de dragons (des « Dragonkins »), souhaitant simplement les libérer pour continuer à pourfendre le mal et à tout détruire. Afin de les repousser, un groupe de Chasseurs a été créé. Arriveront-ils à se défaire de cette menace ?
Nous nous arrêtons ici pour ne pas en dévoiler outre mesure. On peut vous dire que le scénario reste agréable à suivre, tout comme l’évolution dans cet univers, et ce même si nous faisons face à certaines maladresses. Notamment par l’absence d’une version française intégrale qui aurait donné plus de corps à l’ensemble, les dialogues en plein affrontements pouvant parfois être simplement loupés. C’est dommage, parce que comme nous venons de le dire, l’univers et le Lore de Dragonkin The Banished savent se faire intéressants pour un soft de ce calibre, apportant même davantage qu’un simple prétexte habituel à la bagarre.
Les bases du genre à la fois classiqueS et efficaceS
Alors même que l’on sent que tout le potentiel de l’univers n’a pas été exploité, concernant le gameplay nous l’avons déjà évoqué plus haut, nous sommes en présence d’un titre Hack’n Slash rappelant forcément des jeux tels que les volets Diablo, les opus Path of Exile ou d’autres « Diablo-like ». Ce faisant, vous ne serez pas surpris de certains éléments ni de la boucle générale du gameplay, entre les choix de classes, les upgrades et autres combats contre des hordes d’adversaires, mais bien évidemment, le soft sait aussi proposer son lot de features bien intéressantes comme tout.
Après un tutoriel rondement mené (qui donne l’illusion de ne pas en être un d’ailleurs), on passe évidemment par le choix d’une classe parmi les archétypes habituels, à savoir la Pisteuse, le Barbare, l’Oracle et le Chevalier. Des possibilités classiques mais dont les builds et affinités élémentaires font toute la différence. Et cela se remarque bien évidemment lors des batailles, qu’elles soient livrées seul(e), en coopération en ligne (jusqu’à quatre) ou encore en duo en local. D’ailleurs, comme d’habitude pour le genre et/ou les jeux pouvant se dérouler en coop’, nous pouvons aussi bien tomber sur de bonnes surprises (complémentarités de personnages/classes/personnalisations), que de moins bonnes comme des soucis de composition apportant un déséquilibre.
Car oui là encore, le comportement de chaque personnage diffère selon son choix entre joutes rapprochées ou à distance usant de frappes classiques, ou de magies/compétences à style Cooldown (temps d’attente avant réutilisation). Le tout pour des affrontements à la fois classiques et efficaces au sein d’environnements globalement connus (marais, plaines, etc…) de ce même style de jeu (Hack’n Slash) ou plus empreints de magies. Des lieux vastes disposant de beaux panoramas, de coffres à dénicher, d’élimination d’adversaires donc, mais dont on trouve malheureusement un manque de récompense à l’exploration.
Grille Ancestrale, Montescail, Endgame
À côté de ce bémol, nous avons de multiples points positifs à commencer bien sûr par les équipements répartis par ordre de rareté (tout en disposant de talents modifiant le gameplay), des points de statistiques à distribuer pour se rendre plus performant; mais on pense surtout à deux points particuliers : la Grille Ancestrale et Montescail.
Pour le premier élément nommé, la Grille Ancestrale est un « arbre de compétences/talents » différent des habitudes dans le placement. Pour faire simple, les emplacements sont hexagonaux et l’on peut aussi bien placer des modificateurs que des compétences de manière assez libre dans l’optique de créer de belles synergies. Et chaque changement, aussi infime soit-il, peut complètement changer un build que l’on a préalablement conçu. On expérimente donc à tout va sans se lasser et on apprécie cette feature plus que de raison. On ne vous a pas tout dit à ce sujet, alors n’hésitez surtout pas à laisser parler vos touches créatives.
Le second pan à aborder concerne Montescail, il s’agit d’une ville faisant office de HUB et qui évolue au fil du jeu. Sans tous les dévoiler, les services disponibles y sont plus que satisfaisants : choix de difficulté, modificateurs changeant notamment les dégâts reçus, les gains d’XP, etc… Nous avons aussi un marchand, un forgeron ou encore un enchanteur, et ce sans oublier l’accès au multijoueur déjà évoqué plus haut. En bref, comme d’habitude avec ce style d’éléments, on adhère !
Pour finir, parlons un peu du Endgame disposant d’un contenu plutôt classique et efficace (une formule que l’on a tendance à répéter pour cette critique d’ailleurs). Pêle-mêle, nous avons les Chasses à base de modificateurs, les Tests de Volonté, une arène où les adversaires arrivent par vague et les Purifications de donjons. De quoi satisfaire les amoureux(euses) de perfection de build en somme.
Connu et empreint de magie
Passons à présent à la dernière partie de cette critique, à savoir l’enrobage esthétique, technique et sonore. Eko Software nous livre ici un monde fantastique profitant de jolis panoramas, d’environnements connus (plaines, marais,…), mais aussi d’instants emplis de magies, de beaux effets visuels,… Alors oui, si le titre ne reflète peut-être pas le meilleur de la New-Gen, pour autant en dehors de certaines chutes de frame et de légers soucis d’affichage, on a trouvé que la direction artistique est très efficace, ainsi que le bestiaire un peu différent et plus original que les éternels types de monstres auxquels nous sommes confrontés habituellement dans le genre. Musicalement, les thèmes sonores accompagnent bien l’ensemble des péripéties vécues. Enfin, sachez que les voix sont en anglais et les textes en français.
Testé sur PS5 avec un code fourni par l’éditeur

