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Resident Evil Requiem : Léon, le retour en Grâce



Pour la peine, vous avez droit à deux tests pour le prix d’un, avec mon test sur Series X et l’avis de Lhesurvivor sur PC. A savoir que nous avons fait une partie du jeu en parallèle, connectés sur Discord pour avoir les commentaires de l’autre en direct (et aussi ça fait moins peur quand on a quelqu’un à qui parler). Malheureusement, Lhesurvivor n’a pas besoin d’autant d’heures de sommeil que moi et il a fini le jeu alors que je venais d’arriver à Raccoon City (saleté de jeune va !).

L’intro (si on peut appeler ça une intro) nous en met plein la vue tout de suite ! Les décors sont très beaux, le jeu est superbe et l’ambiance impressionnante. On voit le grain de peau des personnages sur les gros plans et les cheveux sont magnifiques. 

Pendant le jeu, on alterne les phases entre Grace et Léon, et les deux styles de jeu sont totalement différents. Grace est prudente (et terrorisée), beaucoup dans le noir et elle n’a pas beaucoup de ressources (ni de place dans son inventaire). On avance avec prudence (et peur) et on fait attention de ne pas gaspiller ses minutions. Léon, lui, a l’expérience du combat et il est purement dans l’action brute. Je n’ai que rarement épuisé mes munitions et de toute façon, monsieur a sa petite hachette. Donc monsieur est privilégié : il a plein de ressources et plein de place dans son inventaire. Je ne ferai aucune comparaison avec la taille des poches des pantalons pour hommes et ceux pour femmes mais voilà. 🙂

Donc du coup on a peur avec Grace, et on est dans le fun sanglant avec Léon qui défonce tout ce qui croise son chemin dans la joie et la bonne humeur. Sans compter quelques punchlines qui ressemblent de plus en plus à des « dad jokes ». Les expressions faciales et corporelles sont très maîtrisées, on voit ce que Grace ressent sur son visage, sur la manière dont son corps bouge, et on ressent avec elle. Tout a été réalisé en motion capture et d’ailleurs, après la fin de votre premier run, vous débloquez une vidéo dans les bonus des coulisses qui montrera quelques uns de ces moments en motion capture. J’ai trouvé ça particulièrement intéressant. Léon contraste donc beaucoup avec Grace, non seulement dans le style de jeu, dans les sensations et les émotions, mais aussi dans l’expression corporelle. Aucune peur avec Daddy Léon. Par contre, les développeuses on superbement fait le travail et il est très sexy, la preuve en est toutes les captures d’écran qu’on peut retrouver sur le net (et j’avoue que j’en ai prises quelques unes aussi). Je ne parlerai pas du mod où il est torse nu parce que ce mod existe pour tous les jeux dans lesquels il apparaît.

Je dois avouer que jusqu’ici, je n’étais pas trop fan de suivre ce que font les autres sur les réseaux, principalement à cause des spoilers. Je n’aime pas savoir ce qui va se passer en avance sur un jeu et quand le jeu est bon, j’attends de l’avoir fini pour aller voir ce que j’aurai pu faire. Mais là, le succès du jeu était tellement important que je me suis trouvée inondée d’informations et j’ai découvert plein de petits trucs notamment plein de finish absolument fabuleux pour Léon ! Dont quelques uns que je n’ai pas eu le plaisir d’expérimenter (une raison de plus de rejouer le jeu). On peut aussi acheter un pack de skin pour Léon et Grace (merci Lhesurvivor qui m’a encore fait dépenser des sous). Et Grace en tenue de film noir ou dans la tenue de Lady D rend trop trop bien ! On peut aussi utiliser des filtres de pellicule dont celui noir et blanc qui rend trop bien.

Au début du jeu, on nous conseille de jouer Grace à la 1ère personne et Léon à la 3ème, mais pour Grace il y a une grosse différence : à la 1ère personne, elle court lentement tandis qu’à la 3ème, elle court plus vite mais trébuche beaucoup aussi. Donc il y a plein de petites choses à découvrir. Les joueurs s’éclatent sur le jeu, ils testent tout et ils partagent, et pour une fois je les suis.

Dans la deuxième partie, on joue plus Léon que Grace et on retourne sur le gameplay classique de Resident Evil. On retourne à Racoon City. Et une fois encore, ils ont mis le paquet sur l’ambiance. L’impression de désolation est très forte, et il en ressort aussi une impression de nostalgie et de tristesse. On peut faire cette partie là en bourrin ou en furtif et je n’ai jamais pris autant de plaisir à essayer de faire un jeu en furtif. J’ai beaucoup utilisé ma petite hache…

En ce qui concerne les zombies, j’ai eu de bonnes surprises. Déjà, les zombies gardent quelques réflexes de leur ancienne vie et quelques mots aussi du coup. Les chanteuses qu’on entend arriver de loin et dont les chants font monter le stress. Les boss dont La Fille qui se cache dans le noir, ou le « gros bébé ». Mais des zombies très puissants qui ont encore forme humaine comme le cuisinier ou l’aveugle dans la première partie du jeu. J’ai été très déçue d’ailleurs d’apprendre que l’aveugle était l’un des plus puissants et qu’on pouvait « facilement » l’orienter avec le son sur les zombies qu’on voulait tuer. Va falloir que j’expérimente ça sur ma 2ème partie.

Et du coup, comme les zombies gardent des traces de souvenirs, ils peuvent utiliser des armes. Et la première rencontre avec le médecin et sa tronçonneuse a été très surprenante ! (N’est-ce pas Lhesurvivor ?) C’est une arme qu’on rencontrera plusieurs fois et qu’on peut récupérer lors des combats.

Honnêtement, vers la fin j’ai eu un moment d’abandon du jeu. Je ne voulais pas le finir. Ça me prenait aux tripes, je ne voulais pas que le jeu se termine. Bon au final, j’avais trop envie de voir la fin et j’ai craqué, mais cela faisait longtemps que je n’avais pas eu ce malaise de fin de jeu où je me dis : « Ça y est, j’ai fini. Et je fais quoi maintenant ? ». La dernière fois remonte à The Witcher 3. J’étais malheureuse après avoir fini le jeu (même si j’avais eu une des « bonnes » fins). Et là, j’ai trop envie d’y rejouer, mais j’ai d’autres jeux à tester avant.

En ce qui concerne cette fin justement, il y a deux possibilités et si vous choisissez la « mauvaise », vous pourrez jouer la « bonne » par la suite. J’ai versé ma petite larme à la fin de la « mauvaise » mais rien à voir avec le désastre émotionnel de la fin du 8 avec le pauvre Ethan. Dans Requiem, toutes les émotions se situent avec Grace (la peur) et Léon (le massaaaaaaaaaaaaaacre !). Donc voilà, ça donne très envie de rejouer le jeu (alors qu’il est hors de question que je rejoue le 8, je ne m’infligerai pas cette fin à nouveau).

Du coup, je lui mets un 10, parce que je ne mets des 10 que quand je vais rejouer le jeu, ce que je fais rarement. Et j’ai hâte de voir les posters apparaître sur Displate…

Testé sur Series X.

L’AVIS de Lhesurvivor

 
Vous avez le droit à un double test, bande de petits chanceux ! Après cette superbe présentation par Tadam, je vous propose de découvrir la version PC du soft, et surtout son optimisation.
 
Quelles sont les différences entre les versions consoles et la version PC ?
 
Sur consoles et plus précisément sur PS5 et Xbox Series X, vous aurez droit à un jeu fluide et visuellement très solide dans la plupart des environnements. En revanche, vous n’aurez malheureusement pas le choix habituel des options graphiques (mode performance ou mode qualité). Si vous optez pour la version optimisée PS5 Pro, vous aurez à la fois davantage d’options et la possibilité de jouer en 4K natif à 60 FPS, ce qui reste assez rare même sur de bons PC gamer.
 
En parlant de la version PC, un grand bravo à Capcom qui maîtrise à la perfection son moteur maison le « RE Engine ». Le studio nous offre une version optimisée aux petits oignons, sans chute de FPS, capable de tourner en ultra sur de nombreuses configurations tout en restant très fluide. Et ces dernières années, c’est suffisamment rare pour être souligné. En plus de pouvoir personnaliser votre framerate, le jeu est bien sûr compatible avec les écrans ultra-larges, et là aussi aucun problème de distorsion d’image.
 
Mais si les consoles se rapprochent de plus en plus des PC en termes techniques, l’un des avantages que beaucoup de joueurs apprécient sur PC reste les mods. Et oui, à peine sorti et déjà bien moddé ! La communauté est toujours au rendez-vous lorsqu’il s’agit de modifier un jeu, que ce soit pour l’optimiser, ajouter des paramètres ou simplement changer le skin de certains personnages (alliés comme ennemis).
 
Par exemple, si vous êtes arachnophobe, vous pouvez remplacer chaque araignée par un train (géant ou miniature). À l’inverse, si vous trouvez les ennemis pas assez effrayants, vous pouvez remplacer leur skin par celui d’un xénomorphe et faire grimper sérieusement votre jauge de pétoche !
 
Bref, plein de possibilités que je vous laisse découvrir pour enjoliver votre New Game+.