- Article publié sur MaXoE.com -


Styx, Blades of Greed : Avant de payer le passeur



Styx est un personnage que j’avais très envie de rencontrer mais sa renommée de jeu très difficile m’avait freinée. J’ai toutefois décidé de sauter le pas avec cet épisode. J’assume totalement le fait que je ne suis pas très efficace pour les jeux d’infiltration, mais je les aime quand même beaucoup. Et jouer ce petit gobelin grognon m’a donné beaucoup de plaisir.

Styx a une personnalité particulièrement bien développée. Ses répliques, ses animations, tout rend ce personnage surprenant attachant. Son doublage est très réussi et la voix colle parfaitement au personnage. Ses mouvements sont fluides et on sent particulièrement bien le côté dangereux et animal du petit gobelin mais aussi sa fragilité parce qu’il est petit et ne fait pas le poids face à ses adversaires. C’est la première chose qu’on apprend dans le jeu : Styx meurt très souvent s’il attaque à découvert ou s’il se fait découvrir dans une de ses cachettes. J’adore particulièrement le petit « chhhhh » qu’il murmure quand il tue quelqu’un par derrière discrètement. Le même « chhhh » qu’on dit à un enfant quand on veut le consoler ou le calmer… Parce que oui, Styx est un assassin et il tue beaucoup. Et dans mon cas, je me fais tuer tout autant que je tue. Mais bon, je commence à m’améliorer là. Hier soir, je ne suis pas morte une seule fois !

 

A côté de Styx, on a quelques personnages secondaires qui semblent intéressants. Je dis bien « semblent », parce qu’ils sont vraiment, vraiment secondaires. Ils parlent de temps en temps, mais ne servent pas à grand chose. Ils ne sont pas développés pendant le chapitre 1 et c’est bien dommage parce que justement, ils semblent intéressants. Du coup, il va peut-être falloir que je joue aux précédents jeux pour en apprendre plus sur eux. Le second point négatif concerne l’histoire. On arrive dans le jeu comme un cheveu sur la soupe. On ne sait pas ce qui s’est passé avant, on ne connaît pas les personnages. Les développeurs sont partis du principe qu’on a joué au deux précédents jeux, ce qui n’est pas mon cas. Et puis j’ai un peu l’impression que l’histoire n’est pas super développée. Dans le premier chapitre, on chasse les cristaux dont Styx a besoin pour développer ses pouvoirs. Et dans le deuxième chapitre, on reçoit finalement des missions des persos secondaires et… On part chercher des cristaux. Pour l’instant, je n’ai pas vraiment trouvé d’histoire. Et c’est d’habitude un critère primordial pour moi. Je crois bien que c’est le premier jeu que j’aime qui n’ait pas d’histoire car il est plaisant à jouer. Les environnements sont beaux et les possibilités d’infiltrations sont nombreuses.  Que ce soit  sur le sol, en l’air ou en utilisant un des pouvoirs de Styx. 

Parce que oui, Styx a des pouvoirs. C’est pour ça qu’il absorbe les cristaux . Et il y a une petite voix qui lui parle à chaque fois d’ailleurs (c’est mon petit espoir qu’une histoire sympa apparaisse, ça méritait la petite précision). Il faut donc réfléchir pour atteindre les endroits cibles et faire de (nombreuses) tentatives pour y arriver. Ca doit être pour ça que j’aime autant. Pas le fait de mourir à chaque échec (et du coup il vaut mieux faire beaucoup de sauvegardes), mais le côté réflexion. Mais pour en revenir à notre petit gobelin préféré, il a plusieurs possibilité pour se débarrasser discrètement des personnes encombrantes. Les environnements offrent de nombreuses possibilités de cachettes pour une attaque surprise et discrète (tonneaux, coffres, sous les tables, herbes hautes, se percher au dessus…) et Styx a quelques armes à sa disposition : sa dague, bien sûr, du poison (en crachant dans l’eau ou sur des aliments, très classe) et les fléchettes empoisonnées, hyper pratiques. En ce qui concerne ses pouvoirs, il peut par exemple se rendre invisible ou faire apparaître un clone. Il en a d’autres, mais ce sont mes deux préférées. Et bien sûr, on peut faire évoluer ces pouvoirs. Par exemple le clone peut effectuer une action ou disparaître dans un nuage toxique. Et donc vous pouvez facilement imaginer mon petit Styx cracher sur tout ce qu’il peut pour empoisonner les gens et disparaître dans des nuages toxiques, même quand je n’en ai pas forcément besoin.

Le troisième point négatif concerne les ennemis qui sont très répétitifs non seulement dans leur variété mais aussi dans leur comportement. Par exemple un garde fera son tour de garde et rien d’autre, encore et encore. Il suffit de l’observer une ou deux fois et puis de choisir comment le tuer, même s’il n’y a pas besoin de le tuer. Il faut juste faire attention à bien cacher le corps. On peut par exemple le mettre dans une de nos cachettes (qu’on ne peut plus utiliser du coup), le jeter par dessus bord ou le dissoudre avec une petite fiole d’acide. Donc maintenant, vous pouvez imaginer mon petit Styx cracher sur tout ce qu’il peut pour empoisonner les gens, disparaître dans des nuages toxiques, et le tout une fiole d’acide à la main pour faire disparaître ceux que j’ai tué, même si je n’avais pas besoin de les tuer. Je crois bien que ce jeu est en train de me transformer en psychopathe.

J’ai donc adoré ce jeu que je n’ai pas encore fini. Je vais probablement mettre un peu de temps à le finir mais je vais y prendre beaucoup de plaisir. Je me réserve la possibilité d’ajouter un petit paragraphe après avoir fini le jeu, des fois qu’une histoire intéressante arrive en cours de route (oui j’ai de l’espoir).

En cherchant le trailer du jeu, je suis tombé sur ce récap des premiers jeux que je vous partage. J’aurai aimé le voir plus tôt. Et du coup, il me donne encore plus envie de finir le jeu.

Testé sur Series X avec un code fourni par l’éditeur