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The Outer Worlds 2, sauvé par son histoire



J’attendais la suite de The Outer Worlds avec impatience. Au point de conserver le Gamepass après son augmentation de prix abusive juste pour avoir ce jeu. Et mes attentes n’ont pas été remplies. Néanmoins, il a quelques bons points dont l’histoire très bien écrite qui lui permet d’avoir une note au dessus de la moyenne.

Ce jeu est un condensé de hauts et de bas. Niveau graphique, certaines maps sont superbes, d’autres le sont beaucoup moins. La première notamment était une grosse déception. Pourtant les graphismes sont de qualité. J’ai pu faire un zoom malencontreux sur une table (je me suis retrouvée coincée dans un mur) et je voyais le grain de la table, sa texture. Mais inventer des mondes n’est pas donné à tout le monde. Heureusement que la planète suivante qui était très colorée a rattrapé cette première déception. Mais malgré ces maps inégales en qualité, c’était un vrai plaisir d’explorer les planètes ou plutôt les bouts de planètes puisqu’elles n’étaient pas entièrement accessibles. Les monstres/animaux qu’on rencontre sont assez classiques et les rencontres répétitives. Par contre, pour ceux qui ont choisi le bon avantage à la création du personnage, il est possible de les apprivoiser pour qu’ils ne vous attaquent pas (à condition de s’approcher d’eux sans être vu). Une autre chose que j’ai trouvé originale aussi, ce sont les failles. Ce sont des sortes de déchirures dans l’espace-temps qui apparaissent à la fin de l’introduction.  Elles sont dangereuses mais une fois que vous avez récupéré un outil bien particulier, elles peuvent vous donner de très bonnes récompenses.

Certains dialogues sont amusants avec des petites vannes percutantes, mais au final les conversations sont du niveau d’un adolescent qui clash les gens et les petites vannes perdent de leur intérêt. On peut convaincre les antagonistes de se rendre, mais je trouve que les options de dialogues à choisir sont trop faciles à deviner. Et une fois, je ne sais même pas ce que j’ai dit pour qu’il se rende. Et je l’ai tué du coup, par frustration. On ne se rend pas comme ça avec moi ! Je ne l’aimais pas de toute façon…

Les factions sont de grosses caricatures. C’était déjà le cas dans le premier opus, mais là ils ont tout exagéré et c’en est ridicule parfois. Mais détaillons-les un peu. Vous avez l’Ordre d’un côté. Ce sont des scientifiques qui utilisent les statistiques pour «deviner» l’avenir. Ils sont complètement déconnectés de la réalité et des gens. En face, vous avez  le Protectorat qui est un mixte entre la royauté et les communistes. Ils pratiquent le lavage de cerveau pour recadrer ceux qui dévient du chemin. Et pour finir, vous avez Auntie’s choice qui est le résultat d’une fusion entre Space’s choice et Auntie Cleo, présents dans le premier jeu. Ce sont les capitalistes extrêmes. Il existe bien-sûr des mini-factions comme Sub-Rosa (les marchands) et celle dont vous faites partie, le Protectorat terrien. Mais ces mini-factions n’ont pas grande importance et sont plutôt décevantes. Je comprends bien que les développeurs avaient un message à faire passer (c’était le moment où leur studio s’est fait racheter par Microsoft), mais les factions étaient tellement caricaturées qu’il ne m’a pas été possible de m’attacher à une seule d’elles. Elles étaient moins ridicules dans le premier jeu et j’avais donc ma faction préférée pour laquelle j’étais motivée de rester dans ses bons papiers. Là, j’en avais un peu rien à faire. C’est juste pas super pratique de se faire attaquer à vue par une des factions.

Vos compagnons consistent en un membre de chaque faction. Exception faite des 2 premiers qui tout comme vous, viennent du protectorat terrien. Certains sont sympas, d’autres sont difficiles à supporter. Vous commencez avec Niles et Valerie (le robot). Ils n’ont rien d’exceptionnel, si ce n’est que Niles fait très bien le lapin. Ce que je veux dire par là, c’est qu’il a la possibilité d’attirer l’attention des attaquants que vous pourrez tuer à loisir. Valerie n’a que peu d’intérêt et je n’ai du la sortir que 2 fois du vaisseau. Tristan est un arbitre du protectorat (une sorte de juge et bourreau itinérant). Il a des quêtes sympas et son évolution est intéressante, mais cet idiot passait son temps à se jeter sur les adversaires, même s’ils sont très loin. Pas possible de passer discrètement à côté d’ennemis, dès qu’il les apercevait il se jetait sur eux. Et puis il se mettait tout le temps devant mon viseur. Un boulet quoi ! Mais un boulet avec une histoire et une évolution intéressante. Mon compagnon préféré était Marisol, femme d’âge mûr, genre de tueuse à gage pour l’Ordre à la retraite. Ou plutôt planquée sous une fausse identité. C’est la seule qui avait des réactions « normales ». C’était la plus utile en combat aussi. Et puis il y en a une que j’ai à peine croisée. Je crains de l’avoir tué «malencontreusement» . Mais il faut dire qu’Aza était un peu folle (et très agaçante). Je dois avouer que je ne savais pas qu’elle pouvait être un de mes compagnons. Sinon j’aurai peut-être hésité à la tuer. Ou pas. La dernière est Inès, membre d’Auntie’s choice qui était plutôt chiante (mais je ne l’ai pas tuée).

L’histoire par contre est bien écrite avec quelques revirements intéressants. Et je n’ai fini le jeu que pour l’histoire (je ne vais pas m’appesantir desus pour éviter de la spoiler, mais elle vaut vraiment le coup). Pourtant le jeu avait bien commencé avec la création de notre perso. Les défauts à choisir sont sympas et je suis bien tentée de rejouer le début juste pour choisir le trait Stupide. Ou même Acerbe qui vous donne une voix désagréable. On ne peut en choisir qu’un malheureusement… J’avais choisi le trait Maladif qui s’est révélé décevant. Je m’attendais à vomir partout et faire des malaises, mais ce trait n’a pas été un inconvénient du tout. Par contre j’ai pu quitter des conversations en prétendant avoir envie de vomir…

Vous pouvez choisir aussi 3 avantages parmi toute une liste. Et vous pouvez choisir de vous perfectionner dans ces avantages ou dans ceux que vous n’avez pas choisis. En vous perfectionnant dans vos avantages, vous pouvez gagner des sortes de super avantages que vous n’aurez pas en vous éparpillant. Mais sachez aussi que certains dialogues et actions seront bloqués si on n’a pas l’avantage qui va avec. C’était très frustrant de ne pas pouvoir entrer quelque part parce que je n’avais pas choisi Explosif ou Force par exemple. Mais en même temps, on ne peut pas avoir un personnage parfait sur tout. Et ça nous oblige à faire un choix. Du coup, si je rejoue ce sera avec Stupide et Explosif pour tout faire pêter. Tout comme le premier jeu, des inconvénients vous tomberont dessus en fonction de votre manière de jouer. Vous serez libre de les accepter ou pas. J’ai particulièrement aimé celui qui fait que mes genoux craquent quand je reste accroupie. Et accessoirement, il me permettait de marcher accroupie plus vite. 

Au final, je m’attendais à un meilleur jeu. Je n’ai tenu à la fin que grâce à l’histoire, mais j’étais loin d’être accrochée. C’est un bon RPG, et cela aurait pu être un excellent RPG.

Testé sur Series X.