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007 Legends : zéro, zéro… et encore zéro.



Bond est en train de lutter sur le toit d’un train, idée saugrenue comme il en passe souvent par la têteso british agent. Subitement, une vilaine tireuse embusquée tire sur James, qui tombe dans la rivière en contrebas et voit sa vie défiler. Soyons honnête, le prétexte de base pour faire revivre à 007 ses aventures passées est tout à fait astucieux. C’est peut-être d’ailleurs la seule chose astucieuse de ce jeu.

Nous aurons ainsi l’occasion de revivre Goldfinger, Moonraker, Au Service Secret de Sa Majesté, Permis de Tuer et Meurs un autre jour. Pour avoir la fin du jeu, via Skyfall, il faudra un DLC. On peut protester, mais le DLC est gratuit et évite de spoiler le film pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu, c’est donc plutôt bien pensé. Le souci vient du choix des films, les fans remarqueront vite qu’il y a un film par acteur : Sean Connery, Roger Moore, George Lazenby, Timothy Dalton et Pierce Brosnan. Du coup, on est loin d’un top cinq, même s’il s’agit évidemment d’un avis très personnel.

Les développeurs ont fait le choix de moderniser chaque intrigue, et donc les gadgets utilisés, et de faire de Craig l’avatar de Bond dans toutes ces missions. Si le visage est bien modélisé, en revanche, le doublage est absolument immonde, une véritable honte, les auteurs n’ayant entre autres même pas eu l’idée simpliste de faire appel au doubleur de Craig…

D’emblée, on est choqué : les textures sont pauvres, les modèles 3D fades, et tout sent la paresse, jusqu’aux costumes des PNJs qui ne changent pas quelle que soit la situation. Ainsi peut-on voir une femme faire de l’exercice en robe du soir. Tout est normal. Et on passe sur les bugs, l’aliasing, etc.

De plus, le jeu suit le modèle amorcé par les deux films précédents : Bond n’est plus un agent raffiné, mais un gros bourrin l’arme au poing. Aucune phase de dialogue interactive, alors qu’elles n’auraient pas été malvenues, et une infiltration totalement ratée : molle, mal gerée, avec une IA incompréhensible qui ne vous repère pas toujours quand vous lui faites face mais peut vous sniper à 200m à travers des tuyaux avec une arme de poing. Tout va bien. Il est regrettable que les développeurs ne se soient pas rappelés qu’avant les préquelles que sont Casino Royale et Quantum of Solace, Bond était un agent fin, discret. On pourrait faire ce même reproche à Goldeneye, le jeu de légende sur l’agent 007, mais Goldeneye respectait à la lettre le cahier des charges. Ici, ce ne sont pas les trois gadgets et leurs interfaces pourries qui vont corriger le tir.

Le cœur du jeu est et reste donc un FPS très médiocre, handicapé par l’IA bancale évoquée plus tôt, mais encore pire quand il s’agit pour elle de diriger vos alliés : ceux-ci, parfois, ne se décident à réagir aux tirs ennemis qu’après plusieurs secondes. Ennemi droit devant ? Merci j’avais remarqué, j’en ai déjà dessoudé un stock…

Le multi ? Inepte. Le mode Défis ? Même moteur que le jeu, donc on passe. Et en plus, le jeu s’offre le luxe d’être court! Pas même cinq heures pour le boucler! Non, non et non.

En guide de protestation, notre rédacteur a remplacé les vignettes par le trailer de skyfall. Actuellement, il est enfermé dans la cuisine, avec une poupée vaudou qu’il bourre d’aiguilles. Nous vous tenons au courant.