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Bons Plans JV : Rainbow Six Extraction, The Last Case of Benedict Fox



Un nouveau Bons Plans JV. Pour mémoire, ces dossiers nous permettent de revenir sur certains jeux dont le prix est désormais très attractif mais aussi sur des titres qui méritent de figurer dans une collection. Cette fois, je vous propose un jeu de voitures et un FPS. Comme ça, il y en a pour tout le monde. 

 

The Last Case of Benedict Fox Definitive Edition – 7/10

Développé par Plot Twist, The Last Case of Benedict Fox nous embarque dans un monde lugubre aux inspirations/influences Lovecraft, plus précisément en 1925 où l’on incarne Benedict Fox, détective, accompagné d’une entité démoniaque. L’homme doit enquêter sur la disparition (décès) de son père survenu au sein du manoir familial. Comment cela lui est-il arrivé ? Quels sont les autres mystères à résoudre ? C’est ce que l’on doit découvrir avec une narration qui ne se livre pas entièrement tout de suite, mais plus au « compte-goutte ». Malgré quelques maladresses à l’instar d’un début confus, ce récit est intrigant, et encore plus intéressant encore lorsque l’on découvre le passé du duo que l’on côtoie au fil du titre.

Énigmes et éléments Metroidvania

Afin de réaliser les investigations et découvrir qui/quoi est à l’origine de la mort du paternel de Benedict Fox, il faut en apprendre davantage du côté des PNJs présents au sein du manoir, mais aussi accéder à de nouveaux équipements et renforcer les capacités accessibles. Et qui dit capacités/pouvoirs dit, pour ce soft, une empreinte Metroidvania où les codes du genre sont bien respectés (et profitent d’un Level Design correct) au cœur des Limbes que l’on explore.

Des environnements dont l’ambiance est vraiment l’un des plus gros atouts, tout comme le fait que l’axe Metroidvania n’est pas uniquement résolvable avec des facultés déverrouillées ou même avec son compagnon, mais aussi, et là c’est une bonne chose, par sa « tête » et donc la résolution d’énigmes/mini-jeux et de bonnes déductions.

On vous garde quelques surprises sous le coude, mais on évoque tout de même un mot sur les affrontements, oui parce qu’il y en a, réactifs et fluides. Benedict se bat ainsi avec un couteau, ainsi qu’avec ses poings au corps-à-corps, mais arrive aussi à s’en sortir à distance avec une fusée éclairante dont les tirs ont plusieurs facultés que l’on vous laisse découvrir. Même s’il ne s’agit pas de nos moments préférés au sein du soft, cela change quelque peu la donne au cours de l’aventure.

Enfin côté technique, si l’on constate des déchirures d’image peu importe le choix de style de performance utilisée, ce qui est plutôt regrettable, ces désagréments sont contrebalancés par une ambiance très réussie, tout comme la direction artistique, on pense par exemple à ces instants rappelant tout droit des moments d’horreur, à ces teintes de couleurs, et jeux d’ombre/lumière bien choisies.

Belles idées, bonne ambiance, c’est que l’on retient principalement pour le titre de Plot Twist. Précisons que l’on a découvert le titre avec la Definitive Edition, et pour celles et ceux qui se le demanderaient ou qui ont déjà joué au soft auparavant, les « nouveautés/modifications » concernent pêle-mêle une amélioration de l’IA, des ajouts d’animations ou encore des changements sur les combats. En bref, malgré quelques maladresses encore présentes et soucis techniques (déchirures d’images), The Last Case of Benedict Fox Definitive Edition fut agréable à parcourir. A noter que le titre est annoncé sur PS5 au mois de mars. 

Testé sur Xbox Series X avec une version fournie par l’éditeur

Aventure, Action, Metroidvania – 2023 – PS5, Xbox One, Xbox Series, PC – Rogue Games – Prix : 24,99 €

 

 

 

Tom Clancy’s Rainbow Six Extraction – 8/10

On nous plonge dans une histoire de virus. Le virus s’appelle Chimera et il a démarré au Nouveau Mexique. /a Rainbow Exogenous Analysis & Containment Team (REACT) a été créée afin de pouvoir contrecarrer la progression de cette épidémie. Le jeu propose 4 zones à explorer : New York, San Francisco, Alaska et Truth Or Consequences. Vous allez choisir en fonction de la difficulté. A l’intérieur de chaque zone, vous pouvez choisir un matchmaking au hasard ou vous plonger dans une aire au sein de la zone en question. Au-delà de ces 4 zones Ubisoft nous propose des événements/modes spéciaux temporaires. 

Définissons tout de suite le principe du jeu. Vous allez relever des défis dans des zones infectées par des créatures effrayantes, le tout à la sauce « virus terrible ». Vous allez vous lancer sur le terrain en escouade de 3 agents, sachant que les deux autres peuvent être contrôlés par l’IA ou tout simplement incarnées par d’autres joueurs en ligne. C’est donc un jeu au gameplay orienté multijoueur en coopération. 

 

FPS en coopération

Pour chaque partie, vous allez enchainer 3 missions avant de pouvoir évacuer. Ces missions vous proposent des éliminations, des extractions (si vous mourez sur une zone, il faudra aller rechercher l’agent), aller des informations, … Ces missions demandent parfois des techniques d’infiltration mais plus souvent une belle dextérité une arme en main. On est dans du FPS pur jus avec une IA qui se révèle très coriace. Les ennemis sont très variés, entre créatures mobiles, plantes statiques mais toxiques au possible, et spores dangereux. En bref, il faudra être très prudent sur le terrain. Et c’est bien cela qui fait le plaisir de jouer : la tension est permanente, on est en stress optimum et c’est vraiment bien. Les cartes vraiment bien construites jouent pour beaucoup dans cette sensation. 

Au niveau des déplacements, on retrouve le savoir-faire made in Ubisoft avec notamment l’inclinaison du fusil bien pratique en toutes circonstances. On peut sprinter mais pas plonger, c’est dommage. La position accroupi est aussi de la partie bien sûr. Et puis on retrouve les personnages, au nombre de 20, à la Rainbow Six, c’est à dire des agents différents avec des caractéristiques très particulières. Côté armement, il y a tout ce qu’il faut pour se faire plaisir avec une arme principale, une secondaire, des équipements et une capacité d’agent (comme la possibilité par exemple de générer un leurre). 

Le titre est terriblement addictif. On relance des parties sans arrêt. Il faut dire que les missions sont variées et les différentes maps ajoutent au renouvellement. Et puis, une des mécaniques qui marche bien, c’est la gestion d’équipe. Quand vous revenez de missions avec une barre de vie amoindrie, il faut laisser votre agent au repos. C’est en faisant d’autres missions que vous allez faire bénéficier de points de vie à toute votre équipe. Il y a ainsi une forme de gestion de vos troupes qui est très motivante. Et puis, il y a également tout ce qu’il faut en customisation : skins, charms, … 

Graphiquement, c’est plutôt classique, on ne va pas se mentir. Ce qui est vraiment bien foutu, c’est la bande-son, particulièrement les instructions données par la voix off. 

Pour finir, cerise sur le gâteau, on trouve encore très facilement des joueurs en ligne, le titre a donc sa communauté qui, en plus, est plutôt fairplay ! Vous l’avez compris, c’est le moment de vous rattraper si vous n’avez jamais joué à ce jeu d’autant que le titre se trouve à 10 euros sur le marché de l’occasion.

Testé sur Xbox Series X avec une version fournie par l’éditeur

FPS – 2022 – Xbox One, PS4, PC, PS5, Xbox Series – Ubisoft – Prix : environ 10 € en physique et dématérialisé