Salut à tous, on se retrouve pour un nouveau Lundi Manga ! Cette semaine, on remonte le temps direction les États-Unis des années 1930, entre jazz, prohibition, gangsters et… immortels. Vous l’aurez compris, aujourd’hui on parle de Baccano!
Baccano!
Auteur : Ryōgo Narita
Genre : Aventure – Fantasy – Comédie
Éditeur (France) : Aucune adaptation du Light Novel en France
Série animée : 1 saison (13 épisodes + 3 OAVs)
Studio d’animation : Brain’s Base
Plateforme de streaming : Crunchyroll
Appréciation :![]()
De quoi que ça parle ?
Tout commence en 1711, à bord d’un navire traversant l’Atlantique. Un groupe d’alchimistes invoque un démon pour obtenir l’immortalité. Il leur accorde, ainsi qu’une formule leur permettant de se « dévorer » mutuellement pour y mettre fin. Deux siècles plus tard à New York, dans les années 1930, les conséquences de ce pacte continuent de se faire sentir.
L’histoire principale s’articule autour de trois fils narratifs enchevêtrés se déroulant en 1930, 1931 et 1932, et converge vers un événement central : le détournement sanglant du train transcontinental Flying Pussyfoot reliant Chicago à New York. Des gangsters de la mafia, des immortels, des voleurs farfelus, un psychopathe en costume blanc et une mystérieuse créature qui décime les passagers dans les wagons se retrouvent tous liés par les événements de cette nuit-là.
Pourquoi c’est bien ?
Une narration non-linéaire qui accroche immédiatement
C’est le vrai tour de force de l’œuvre. Les premiers épisodes peuvent sembler déroutants, on enchaîne les scènes sans toujours comprendre le fil du temps, on ne sait pas toujours qui sont ces gens ni comment ils se rattachent les uns aux autres. Mais c’est précisément ce sentiment de puzzle incomplet qui vous accroche. Peu à peu les pièces s’assemblent, les connexions entre personnages se révèlent, et la satisfaction de comprendre enfin est immense.
Des personnages absolument mémorables
Baccano! offre une galerie de portraits inoubliables. Mention spéciale à Isaac Dian et Miria Harvent, duo de voleurs complètement allumés qui traversent toute l’histoire sans jamais réaliser ce qui se passe autour d’eux mais qui influence pourtant le destin de pratiquement tout le monde. À l’opposé du spectre, Ladd Russo incarne une forme de folie pure et assumée : un personnage qui aime tuer, qui le dit avec un sourire. Il est terrifiant, charismatique et absolument inoubliable.
Des OAV indispensables
Les trois OAV qui concluent la série sont à ne surtout pas sauter. Ils referment proprement plusieurs arcs laissés en suspens et donnent une vraie conclusion à des personnages qu’on a appris à apprécier. Ne les zappez pas, vous le regretteriez.
Une ambiance visuelle et sonore au top
Brain’s Base livre un travail très soigné avec une direction artistique qui restitue magnifiquement les États-Unis des années 1930 : costumes, décors, lumières tamisées. La bande-son de Makoto Yoshimori est un régal de jazz, de swing et de thèmes d’action qui collent parfaitement à l’atmosphère. L’opening en particulier est un morceau d’anthologie, rythmé et foutraque, à l’image de la série elle-même.
Conclusion
Baccano! est une œuvre à part et singulière qui ne ressemble à aucune autre. Son parti pris narratif audacieux peut déstabiliser au départ, mais il récompense largement ceux qui lui accordent leur confiance. En seulement 13 épisodes et 3 OAV, la série réussit le tour de force de proposer une vingtaine de personnages tous mémorables, une ambiance années 1930 bluffante et un scénario bien plus solide et maîtrisé qu’il n’y paraît au premier abord. Et pour ceux qui souhaitent aller plus loin, les 22 light novels de Ryōgo Narita développent un univers encore bien plus vaste mais disponibles seulement en anglais.