Salut à tous, on se retrouve pour un nouveau Lundi Manga ! Cette semaine, on s’attaque à une série qui débarque tout juste ce printemps 2026 et dont le concept absurde m’a immédiatement accroché : un tueur à gages de 39 ans transformé en gamin de 13 ans, contraint de retourner au collège. Ça ne s’invente pas. Sans plus attendre, je vous présente : Kill Blue !
KiLL blue
Auteur : Tadatoshi Fujimaki
Dessinateur : Tadatoshi Fujimaki
Genre : Action – Comédie
Éditeur (France) : Crunchyroll
Nombre de Tomes : 10 tomes
Série animée : 1 saison (7 épisodes sortis actuellement)
Studio d’animation : CUE
Plateforme de streaming : Crunchyroll / ADN
Appréciation :![]()
De quoi que ça parle ?
Jūzō Ōgami est un tueur à gages légendaire. Trente-neuf ans, aucun contrat raté de toute sa carrière, une réputation qui fait trembler les organisations criminelles du monde entier. Lors d’une mission contre la puissante société pharmaceutique Mitsuoka, il est piqué par une guêpe génétiquement modifiée dont le venin altère son ADN et le ramène physiquement à l’âge de 13 ans. Du jour au lendemain, l’assassin le plus redoutable de sa génération se retrouve coincé dans le corps d’un collégien.
Incapable d’exercer son métier avec sa nouvelle apparence, il reçoit un ordre inattendu de son patron : s’infiltrer au collège Rikka pour en évaluer la sécurité avant que la fille de ce dernier ne s’y inscrive. Jūzō se retrouve donc à partager une salle de classe avec des vrais adolescents, à subir les cours, la cantine, les activités parascolaires et les drames de cour de récré, tout en gardant un œil sur les menaces qui rôdent autour du collège. Et parmi ses camarades, il va croiser Noren Mitsuoka, la fille de son ancien ennemi, qui est elle-même la cible d’assassins pour des raisons encore inconnues.
Pourquoi c’est bien ?
Un concept immédiatement accrocheur
Un tueur professionnel contraint de faire semblant d’être un élève de sixième, ça a tout pour générer des situations comiques absolument délirantes. Et la série ne se prive pas. Jūzō réagit à chaque situation scolaire avec le sang-froid d’un professionnel de l’élimination, ce qui donne des scènes d’une absurdité jouissive. Un cours de sport devient une démonstration de maîtrise athlétique incompréhensible pour ses camarades. Une dispute de cour de récré se transforme en analyse tactique digne d’une opération militaire.
Une vraie dimension de redécouverte
Ce qui distingue KILL BLUE d’une simple comédie de situation, c’est la dimension de redécouverte qu’elle insuffle à son personnage principal. Jūzō n’a pas eu d’enfance normale. Il est entré dans le milieu de l’assassinat très jeune, et tout ce que représente le quotidien d’un collégien lui est fondamentalement étranger. Se retrouver forcé de le vivre pour la première fois à 39 ans, dans un corps de 13 ans, c’est à la fois absurde et étrangement touchant.
Un casting de personnages secondaires savoureux
On retrouve ici tout le talent de Fujimaki pour construire des figures excentriques et mémorables. Entre un rival sportif surdoué dont l’ego n’a d’égal que le talent, des jumeaux ennemis infiltrés au collège pour des raisons aussi obscures que loufoques, un assassin professionnel incapable de parler sans tétine, et un club d’économie domestique dont les membres s’avèrent étrangement redoutables, l’univers du collège Rikka est peuplé de gens tout aussi dérangés que son pensionnaire le plus secret.
Une bande-son qui surprend
L’opening est interprété par le groupe K-pop aespa avec le titre « ATTITUDE » et l’ending est signé RIIZE avec « KILL SHOT » et parmi ceux de saison, nous avons là selon moi les plus accrocheurs, que ce soit d’un point de vue musical ou visuel, c’est un plaisir de les redécouvrir chaque semaine !
Conclusion
Kill Blue est une série fun, décalée et franchement divertissante, portée par un concept malin et un auteur qui sait écrire des personnages attachants. Et pour ceux qui auraient reconnu le nom de l’auteur, il a également écrit et dessiné Kuroko no Basuket dont vous pouvez retrouver notre chronique juste ici.