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Lundi Manga : Tengoku Daimakyo de Masakazu Ishiguro (Pika)



Salut à tous, on se retrouve pour un nouveau Lundi Manga, et aujourd’hui on va parler d’un seinen sorti en 2023 qui mélange enquête, survie, monstre et science-fiction. Je vous présente : Tengoku Daimakyo !


Tengoku Daimakyo

Auteur : Masakazu Ishiguro

Dessinateur : Masakazu Ishiguro

Genre : Action – Aventure – Mystère – Science-Fiction

Éditeur (France) : Pika

Nombre de Tomes : 12 tomes (toujours en cours)

Série animée : 1 saison (13 épisodes)

Studio d’animation : Production I.G.

Plateforme de streaming : Disney +

Appréciation :'


De quoi que ça parle ?

Tengoku Daimakyo nous plonge dans un futur post-apocalyptique où le Japon est ravagé par des créatures aussi mystérieuses que mortelles, surnommées les Hiruko. On y suit deux récits qui s’entrelacent sans jamais vraiment se répondre frontalement… du moins au début.

D’un côté, Maru et Kiruko, un duo atypique qui traverse les ruines d’un monde détruit à la recherche d’un lieu appelé le Paradis. Maru possède un étrange pouvoir capable de tuer les monstres, tandis que Kiruko assure la survie du duo avec pragmatisme et humanité.

De l’autre, nous découvrons un centre fermé, presque idyllique, où des enfants vivent coupés du monde extérieur, protégés derrière des murs. Tout y semble calme, propre, presque trop parfait… et forcément, quelque chose cloche.

Pourquoi c’est bien ?

Vous aimez les œuvres qui vous font réfléchir et vous laissent volontairement dans le flou ?
Tengoku Daimakyo est clairement de celles-là. L’anime ne vous prend jamais par la main et fait le pari de l’intelligence du spectateur. Deux récits, deux temporalités, des indices disséminés un peu partout… On assemble le puzzle petit à petit, on doute, on théorise, et quand une pièce s’emboîte enfin, l’impact est énorme. C’est frustrant parfois, mais toujours passionnant.

Un duo principal qui fonctionne à merveille, ça vous parle ?
Maru et Kiruko forment un tandem incroyablement attachant. Leur relation évolue naturellement, entre humour, moments de complicité et discussions bien plus profondes qu’il n’y paraît. On sent le poids du monde qui les entoure, mais aussi cette volonté de continuer à avancer malgré tout. Leur humanité est sans doute ce qui rend l’univers de Tengoku Daimakyo aussi crédible.

Vous cherchez un post-apo qui ne mise pas tout sur l’action ?
Ici, la violence n’est jamais gratuite. Chaque scène dure, chaque moment choquant a un sens et sert le propos. L’anime aborde des thèmes lourds avec beaucoup de justesse et n’hésite pas à mettre mal à l’aise quand il le faut. Certaines séquences marquent durablement, et on en ressort rarement indemne.

Et l’ambiance dans tout ça ?
Entre la direction artistique soignée, les décors en ruine magnifiques et une OST discrète mais parfaitement utilisée, Tengoku Daimakyo installe une atmosphère unique. L’opening pose immédiatement le ton, entre mystère et mélancolie, et la musique accompagne chaque moment clé avec une précision redoutable. On se laisse happer, épisode après épisode, sans même s’en rendre compte  (je l’ai personnellement regardé d’un seul coup sans pouvoir m’arrêter). 

Critique de Lhesurvivor (Spoiler Alert)

Ce qui fait vraiment la force de Tengoku Daimakyo, c’est sa manière presque cruelle de révéler ses vérités. L’anime joue constamment avec nos certitudes, et certaines révélations font littéralement l’effet d’un coup de poing. Le lien entre le monde extérieur ravagé et l’institut soi-disant idyllique est distillé avec une intelligence folle, jusqu’à ce que l’on comprenne que le “paradis” n’en est peut-être pas un… voire même l’origine du cauchemar.

L’un des moments les plus marquants reste clairement l’évolution du personnage de Kiruko et la révélation autour de son identité. C’est dérangeant, profondément triste, et pourtant traité avec beaucoup de respect. L’anime n’exploite jamais le choc pour le choc, chaque twist sert le propos et renforce cette sensation d’un monde brisé, où même l’identité n’est plus un refuge sûr.

La fin de la saison que l’on peux d’écrire comme « frustrante », laisse énormément de questions en suspens. Ele renforce cette envie presque obsessionnelle de comprendre. Qui sont vraiment ces enfants ? Qu’est devenu le monde ? Et surtout… à quoi mènera cette quête du “paradis” ? Malheureusement aucune annonce de saison 2 pour l’instant, il faudra donc reprendre avec le manga pour découvrir la suite et/ou prier pour que l’anime soit renouvelé.

Conclusion

Tengoku Daimakyo est clairement l’un de ces animes qui ne prennent pas le spectateur par la main, mais qui le respectent assez pour lui faire confiance. C’est une œuvre mature, intelligente, parfois dérangeante mais toujours fascinante. Si vous aimez les récits post-apocalyptiques, les mystères bien écrits et les histoires qui vous font réfléchir longtemps après le générique de fin… alors foncez et avec seulement 13 épisodes, vous pourrez même le dévorer en une seule soirée, avant de passer au format papier pour découvrir la suite.