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Call of Duty – Black Ops 7 : Tu ne tueras point



Eh oui, à l’heure actuelle, notre expérience ne fut pas de tout repos et il y a plusieurs points envisageables pour remettre en partie en piste ce dernier COD en date qui nous a particulièrement déçus malgré quelques qualités. Développé par Treyarch à qui l’on doit les modes Zombies sur cette franchise et par Raven Software, les développeurs au sein d’Activision ont mis en avant la possibilité de jouer la campagne en coop’ et donc pas uniquement en solo.

Des déboires pour le « solo »

De ce fait, il y a plusieurs points contraignants qui en découlent… En premier lieu, une connexion internet obligatoire, cela peut se comprendre par rapport à cet aspect « multi coopératif » et comme l’année dernière pour le streaming de textures, mais d’un autre côté, les personnes ne possédant pas encore ou étant simplement coupés du net ne peuvent pas y prendre part contrairement aux expériences COD précédentes.

Cependant, ce n’est pas l’élément le plus problématique (même s’il en fait partie), on vous explique. Oui, on acquiesce, les joueur(euse)s solos peuvent bien se lancer dans la campagne avec une connexion obligatoire (et une modification à effectuer dans un menu dédié) mais en échange vous êtes seul(e) et sans aucun Bots (IA alliée) pour parcourir ladite campagne. Dans l’idée, aucun problème, mais ce mode solo n’a pas été calibré pour être parcouru de cette façon. En effet, la difficulté a été prévue à plusieurs, ce qui provoque évidemment des déconvenues gênantes (particulièrement dans certaines « missions » ), et pourtant nous sommes des habitués au genre… Il serait donc judicieux d’ajouter des Bots accompagnateurs comme nous avons pu le voir dans Ghost Recon Breakpoint qui au départ ne proposait que du coop’ en ligne ou du solo complet, avant d’accueillir des Bots IA à l’aide d’un patch.

Si en revanche, vous voulez faire la campagne en coop’ jusqu’à quatre en ligne, cela est évidemment possible et on peut tout aussi bien rencontrer des personnes avec qui mettre au point un semblant de stratégie que le contraire… Seulement la composante multijoueur de cette partie scénarisée possède aussi son lot d’inconvénients et non des moindres, certains étant même liés à cette connexion obligatoire. On a ainsi vécu plusieurs coupures (ou des erreurs de réseau) de serveurs, mais ce n’est pas tout car l’inactivité est tout simplement punie de façon très grave, c’est-à-dire que l’on a été purement et simplement été éjecté de la partie. Et lorsque l’on se dit que cela vient juste d’une petite pause, c’est très… comment dire, embêtant ? Et encore, on ne vous a pas dit le pire dans tout cela : c’est que cette partie scénarisée de la campagne ne propose pas de checkpoints/sauvegardes, autrement dit si vous faites face à l’un des points susmentionnés, vous êtes bon pour tout recommencer sur la mission en cours… Et en sachant qu’il faut 4/5heures pour en venir à bout, pensez à absolument tout prévoir et ne pas vous lever de votre canapé dans ce laps de temps (surtout en véritable solo cela dit) sinon on vous le redit : éjection de la partie en cours !

Avec une campagne qui nous a perdus

Pour en revenir purement à cette campagne se déroulant en 2035, elle propose un peu plus d’une dizaine de missions. La planète a été ravagée par de précédentes guerres autant physiques que numériques… David Mason et son groupe du JSOC tentent de mettre un terme à une nouvelle grande menace, celle de « la Guilde », un groupe dirigé par Emma Kagan qui publiquement opère pour protéger l’Humanité grâce notamment à son contrôle de surveillance, d’armes privées ou encore de technologies neuronales. Mais dans l’ombre, « la Guilde » utilise l’arme de prédilection qu’elle a mise au point afin de modifier la perception de l’Humanité. Autrement dit, utiliser les faits de la peur elle-même en s’attaquant pleinement à la conscience humaine modifiant ainsi la perception des relations, de la mémoire ou encore du temps…

Et c’est dans ce contexte que cette campagne offre des moments complètement perchés et surréalistes que nous éviterons de spoiler tout de même. Les développeurs osent du « nouveau » certes, mais on ressent clairement moins la magie et l’attachement aux personnages comme ce fut le cas sur d’anciens titres de la franchise, alors que pourtant il y a des têtes reconnaissables dans le casting avec Milo Ventimiglia, Y’lan Noel ou encore Kiernan Shipka.

Il faut dire aussi que le parti pris n’est pas « stable » et que le soft a puisé dans de multiples directions pour appuyer son propos scénaristique, quitte à nous perdre avec tout ce mélange, mais aussi dans ses moments de gameplay à base de puzzles (non, on ne s’est pas trompé de critique), et les procédures répétitives. Pourtant, il y a quand même certains affrontements intéressants, tout comme certains passages et lieux, et c’est dans ces moments-là que l’on profite davantage des flingues de l’armement avec les différents reculs et la puissance associée à chacune. Idem pour les mouvements instaurés à l’instar du nouveau Wall Jump pour ce dernier COD, mécanique que l’on connaissait déjà dans des softs comme Titanfall par exemple.

Vous l’aurez compris, il y a/avait du potentiel mais en l’état cela a nettement du mal à prendre malgré certains points positifs. Ce mode campagne s’agrémente toutefois d’une surprise, une fois la fin passée avec un autre mode de jeu « Phase Finale ». Grosso modo, sans spoiler, la map sur laquelle on évolue peut accueillir jusqu’à 32 joueur(euse)s répartis par escouade de quatre au maximum. Le but est d’explorer, faire des missions et tenter de survivre ; à l’inverse en cas de mort, on perd simplement l’équipement acquis. Un mode intéressant mais qui manque cruellement de variété dans les objectifs, là aussi, il y a donc de la marge pour améliorer.

Mode Zombies et retour du Dead Ops Arcade

On continue ce tour d’horizon par le mode Zombies largement attendu par les fans, d’autant que le studio Treyarch sait souvent y faire pour nous convaincre. Cette année, on vagabonde dans une nouvelle carte nommée « Ashes of the Damned » ; le terrain de jeu y est plutôt grand, vaste avec des chemins à parcourir grâce des véhicules, mais aussi son lot de zones à explorer.

Ce n’est pas la meilleure map que l’on ait eu l’occasion d’arpenter mais elle reste bien appréciable. En outre, si vous êtes sur current-gen (PS5, Xbox Series) et PC, il est toujours possible d’y jouer en coop’ (à deux en local ou quatre online). A noter que cela n’est pas envisageable sur old-gen (PS4, Xbox One) selon l’éditeur et ce pour des raisons dites techniques.

Pour les habitué(e)s, ce mode Zombies permet de retrouver les features d’atouts (incluant des nouveaux), de pouvoirs mais aussi une palette d’armes à la fois dévastatrices et sympathiques à mettre en place face à des infectés qui nous mènent de plus en plus la vie dure. Précisons que d’autres variantes sont disponibles avec un mode Survie pure, par exemple.

En résumé, ce mode Zombies réussit toujours à avoir notre sympathie, comme ce fut le cas l’année dernière. Dernière précision à ajouter sur cette partie avant de nous attaquer au Multijoueur : le retour de Dead Ops Arcade, ici dans sa version 4, « soft » qu’il a été possible de connaître en premier lieu lors de la sortie de l’épisode BO sortie en 2010. Pour faire bref afin de laisser des surprises aux nouveaux(elles), ce mode permet également d’annihiler des zombies en solo ou en coop mais dans un format Twin Stick Shooter en vue du dessus, résolument porté sur l’arcade.

Le Multijoueur

A présent, parlons du cinquième et dernier grand mode de jeu de ce BO7 : le Multijoueur jouable en ligne. Comme d’habitude avec les volets COD, le gameplay général reste nerveux et dynamique, d’autant que le Wall Jump à la Titanfall par exemple (et pour se répéter) apporte un petit plus. Même si l’on regrette que les développeurs n’aient pas été au bout des choses en exploitant davantage cette feature dans les maps disponibles.

Par contre, cet épisode enchaîne les TTK (Time To Kill) et les Respawns (ou réapparitions) beaucoup trop rapidement, et comme chaque mort s’effectue au maximum en quelques balles bien senties (avec au passage des bizarreries style un fusil à pompe qui décoche et vainc un adversaire en position lointaine de sniper) , c’est vite le carnage assuré dans les petites maps.

Parmi les cartes présentes au lancement, quasiment la totalité profite d’un 6vs6 tandis que les dernières servent au mode Engagement pour du 20vs20. En outre, on retrouve les modes habituels avec Match à mort par équipe, Domination, Élimination Confirmée ou encore Surcharge. D’ailleurs, on note aussi des armes sympas mais très/trop efficaces avec Drone d’attaque explosant directement à l’impact, mais aussi un sniper spécial pouvant carrément loger les balles à travers les murs (et y voir vos adversaires par la même occasion). On vous disait que sur les petites maps cela pouvait déjà être le carnage, mais avec ces deux éléments en nombre dans les joutes c’est carrément l’enfer…

Pour finir cette partie, précisons que la progression globale a été unifiée, ce qui est une bonne nouvelle, cela veut dire que peu importe le mode choisi, chaque élimination, mission réalisée, affrontement d’adversaires en Multi ou même via le mode Zombies engendre de l’XP et donc la progression d’armes, l’avancement dans le Passe de combat, entre autres.

Moins bien que le précédent

Dernière partie de cette critique à aborder, l’aspect technique, graphique et sonore. Pour le redire une nouvelle fois, BO7 suit la lignée de BO6 avec un streaming des textures, et même s’il y a des passages très corrects on a curieusement trouvé que ce dernier COD faisait moins bien que son prédécesseur. Moins engageant malgré une bonne stabilité. Musicalement parlant, les thèmes accompagnent bien l’ensemble, en précisant que nous sommes face à une version française intégrale.

Testé sur PS5 avec un code fourni par l’éditeur