Inutile de vous représenter les développeurs de Wishfully Studios auxquels nous avions consacré une partie de notre test de Planet of Lana (PoL) premier du nom, mais si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à jeter un œil à notre critique.
Nous y évoquions la beauté artistique rappelant à la fois les œuvres de Ghibli mais aussi diverses références à la culture cinématographique, un gameplay à la fois accessible et efficace auquel nous préférions les ingénieuses énigmes plus développées effectuées au cours de l’aventure. Nous avons également apprécié le lien entre le duo de personnage principal, et ce même s’il nous manquait des informations dans cet univers au plus grand potentiel, certains éléments étant d’ailleurs restés en suspens. Et justement sur ce point, certains mystères sont résolus grâce à plusieurs séquences, mais avant de vous livrer notre ressenti (sans spoils), parlons un peu du contexte narratif de ce second opus.
Mais juste avant de vous narrer cette histoire, faisons une petite parenthèse pour vous signaler que l’on vous conseille fortement de commencer par le premier opus si vous décidez de vous lancer dans un volet Planet of Lana, sous peine de spoils. Le prologue sous-titré de PoL2 faisant ici office de récapitulatif de toute la première aventure.
Percer les mystères
À l’instar du premier épisode, ce second volet PoLII – CotL (Planet of Lana II – Children of the Leaf) se déroule toujours sur la planète Novo à la suite des événements précédents. Sans en dire trop, Lana et Mui font face à une nouvelle menace, tout en cherchant à percer certains mystères liés aux événements du premier volet.
On s’arrête volontairement ici pour vous laisser quelques surprises, d’autant que ce nouvel épisode est moins cryptique que son prédécesseur, et ce même s’il faut toujours interpréter les choses à sa manière en fonction des situations vécues. D’ailleurs sans spoiler, nous avons bien apprécié le fait d’enfin percer certains mystères autour de l’univers du jeu déjà mis en place par son aîné. Difficile d’en dire davantage sans révéler certains éléments, néanmoins, les développeurs nous ont encore amené des questions sans réponses que pourraient dévoiler un PoL numéro 3, affaire à suivre donc.
Du connu, des nouveautés, et des puzzles améliorés
Mais ce n’est pas du côté du gameplay que l’on trouvera cette touche mystérieuse. Effectivement, la base générale reste exactement la même, à savoir incarner Lana dans l’optique de la faire progresser à l’aide de sauts, d’acrobaties (grimper, s’agripper) ou encore d’actionner des éléments. Mais comme nous le disions déjà dans notre précédente critique, c’est l’alliance avec Mui qui permettait -et c’est le cas encore aujourd’hui- l’accès à des énigmes plus intelligentes, élaborées et ingénieuses au fil de l’avancée du soft.
Il faut donc toujours bien réfléchir, par exemple appeler Mui pour lui dire de se placer au bon endroit afin de créer un passage à Lana; cette interaction fonctionnant dans les deux sens, Lana pouvant aider son acolyte à progresser en actionnant des leviers, entre autres. Cette base a d’ailleurs été enrichie car par rapport au volet précédent, les puzzles de ce PoLII – CotL sont plus diversifiés et cela est forcément un gros plus.
Si l’on retrouve une prise en main toujours fluide et accessible, de nouvelles facultés font leur apparition. Parmi celles-ci, pour n’en citer qu’une afin de garder des surprises, le duo n’a plus peur de faire trempette et peut donc désormais nager. De même, Mui ne joue pas que le rôle de « simple spectateur » entre guillemets et s’avère davantage mis à contribution dans cette séquelle. Notamment grâce au contrôle d’êtres robotiques apportant justement de la diversité supplémentaire dans l’approche de ces différentes énigmes.
Difficile de vous en dévoiler plus pour ne pas vous gâcher la découverte, mais en tout cas nous pouvons vous dire que l’on a vraiment apprécié résoudre les puzzles instaurés dans ce volet. On regrettera juste que certains lieux soient assez sombres pouvant nuire à quelques instants de lisibilité, ou donner quelques légères imprécisions que l’on pouvait déjà rencontrer mais très occasionnellement auprès de son aîné.
Une ambiance qui fonctionne toujours autant
À présent, terminons cette critique par la traditionnelle partie graphique et technique. Si le premier opus nous avait scotchés dans son approche dessinée entièrement à la main rendant l’ensemble semblable à une peinture et des rappels aux œuvres de Ghibli, c’est une nouvelle fois le cas ici pour ce nouvel épisode.
Vous ne serez donc pas surpris de découvrir à nouveau de superbes environnements -inédits bien sûr- alliant à la fois de beaux jeux de lumières et d’ombres, ainsi qu’une belle palette de couleurs chatoyantes. En bref, la D.A (direction artistique) est toujours aussi bien réalisée et se superpose à merveille avec les thèmes sonores.
Comme pour son aîné PoL (1), ces morceaux musicaux sont aussi signés par le compositeur Takeshi Furakawa (ayant travaillé sur The Last Guardian, pour rappel). Et que dire si ce n’est qu’il s’agit une nouvelle fois d’un sans-faute ! Enfin, sachez que le prologue, et uniquement celui-ci, est sous-titré en français, pour le reste on retrouve ce langage unique déjà entendu auparavant via le premier opus.
Testé sur Xbox Series X avec un code fourni par l’éditeur




