Le soft a été conçu par la petite équipe de Weird Beluga. Avant Duskfade, ce studio espagnol cherchant à concevoir des expériences de jeu inoubliables tout en repoussant les limites, a réalisé Clid the Snail. Un titre vainqueur de la sixième édition des « Playstation Talents Awards ». Pour Duskfade, les développeurs ont donc multiplié les inspirations gaming et rétrogaming pour livrer ce qui nous semble être une déclaration d’amour aux Action-Plateformers.
Des thèmes narratifs forts
Abordons à présent la trame scénaristique à double lecture. Dans les grandes lignes, Allira, sœur de Zirian (notre protagoniste) essaie de finaliser une machine, comme elle l’a appris auprès de son grand-père désormais disparu. Sauf que malheureusement, durant cette conception, un incident se déclenche, le frère et la sœur s’en retrouvent alors séparé. Zirian, accompagné d’un oiseau mécanique surnommé Coucou, tente de sauver sa sœur retenue dans une mystérieuse Tour de l’Horloge, et ce tout en repoussant le Mal.
Un contexte « classique » de prime abord, mais dont le développement de l’univers est en fait plus intéressant et étendu grâce aux discussions avec les PNJs, mais aussi par le biais de la recherche d’échos, des collectibles permettant d’en apprendre davantage sur le passé et certains personnages. Une double lecture appréciable pour les plus jeunes, dont les plus expérimenté(e)s y décèleront plus facilement les thèmes plus difficiles sur la famille, le deuil et donc la perte d’un être cher, ainsi que l’évolution qui en découle.
Des bases classiques et des moments bien rafraîchissants
De son côté, le gameplay général reprend la base typique des Actions-Aventure-Platformers alternant entre phase d’Action, de Plateformes, mais aussi d’exploration, et dont les références citées en introduction sont palpables. Ainsi, notre périple s’articule autour d’un HUB desservant différents environnements -plus ou moins linéaires- reliés entre eux.
Même s’ils sont d’ordres linéaires, ces lieux (en plus d’être flatteur à la rétine) recèlent toutefois d’agréables pans d’explorations permettant de prendre part à des défis, de découvrir des secrets, de rechercher des cristaux (monnaie permettant d’upgrader/acquérir des compétences auprès d’un marchand), mais aussi de multiples collectibles divers et variés, certains étant d’ordres narratifs et d’autre améliorant les statistiques de notre personnage par exemple. En définitive, comme pour les softs du genre, on aime prendre le temps de tout dénicher -notamment sur les hauteurs-, et en plus, certains passages nécessitent de revenir avec une nouvelle capacité afin de pouvoir y accéder et dénicher des éléments introuvables auparavant.
D’autant que pour progresser, il faut aussi compter sur des phases de plateformes typiques avec des sauts de plusieurs types à réaliser : en longueur, classique, double ou encore de murs à murs, avec ou sans dashs. D’ailleurs, les développeurs ont réussi un bon dosage avec quelques obstacles (plateformes qui s’écroulent, feu,…) et un certain renouvèlement appréciable, mais on vous rassure, la prise en main est plutôt bonne, tout comme le temps de réaction de Zirian et sa précision, ce qui est déjà un autre bon point à souligner.
Et puisque l’on parle de bonne prise en main, n’oublions pas de mentionner les différents affrontements accessibles et dynamiques, disponibles au fil de l’épopée. À l’image des jeux du genre, ou encore de Kingdom Hearts et Ratchet & Clank, lors de ces joutes en temps réel, on effectue différentes frappes, on esquive, on utilise des capacités liées à une jauge spécifique,… mais on ne fonce pas uniquement tête baissée dans ce jeu de jambes dynamiques, il faut aussi faire attention au timing.
Par exemple, lorsque l’on réussit une esquive, le temps ralenti brièvement afin de permettre d’asséner de nouvelles attaques, tandis que pour d’autres adversaires en revanche, au lieu d’esquiver, on peut simplement renvoyer leur projectile pour les terrasser directement. Pour les boss, ils sont un cran au-dessus et poussent à bien utiliser toutes les features apprises, pour un bon challenge général suivant le niveau de difficulté que vous aurez choisi préalablement parmi les quatre accessibles. On pourrait vous en dire davantage, notamment sur quelques compétences utilisables pour la progression, mais nous préférons vous laisser le plaisir de le découvrir par vous-même.
Flatteur pour l’ouïe et la rétine
Passons à présent à la partie esthétique, technique et bien entendu sonore. On ne va pas y passer par quatre chemins, vous l’aurez d’ores et déjà aperçue sur nos différents clichés du titre, l’ensemble reprend typiquement le trait des films d’animation Disney, entre parenthèses, il s’agit d’une autre inspiration des développeurs. Ajoutons à cela des effets de ralentis, de brillance ou encore une alternance entre des teintes pastel et plus vives mais aussi un aspect esthétique « clockpunk » tournant à la fois autour de l’horlogerie et du temps, pour un résultat final plutôt flatteur pour la rétine. Dernier point sur cette partie esthétique, si le protagoniste Zirian vous a semblé familier, c’est tout à fait normal puisqu’il est en fait un mix entre Jim Hawkins de Treasure Planet du studio Disney et Sora de Kingdom Hearts 2.
Avant de parler de l’axe sonore, précisons un point sombre (connu des développeurs) sur la performance, celle-ci étant vacillante. Si dans les phases de plateformes et d’affrontements, on a le droit à une fluidité quasi parfaite, une fois dans les lieux plus « chargés », la framerate chute brusquement, amenant des inconvénients.
Pour sa part, la bande sonore, les effets sonores et audio ont été réalisés par Rafa del Olmo. Les thèmes musicaux oscillent ainsi entre des moments riches en émotions et plus épiques selon les situations vécues. En bref, une belle partition sonore faisant écho aux films d’animation (anime, Disney, et même quelques jeux vidéoludiques). Enfin, sachez que les doublages sont en anglais et les sous-titres en français.
Testé sur Xbox Series X avec un code fourni par l’éditeur





