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Ratchet & Clank – Rift Apart : La vitrine technologique tant attendue
Et une aventure qui plaira aux nouveaux(elles) venu(e)s comme aux fans de ce duo iconique

NOTE DE MaXoE
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VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
Depuis la PS2, à chaque nouvelle console Playstation, un ou plusieurs nouveaux opus de Ratchet & Clank voient le jour. Aujourd’hui place donc au premier épisode sur PS5 et que dire si ce n’est qu’il nous tardait évidemment d’avoir le dernier projet d’Insomniac Games entre les mains. On ne va pas vous le cacher longtemps, vu que vous avez sûrement zieuté la note, vous savez d’ores et déjà ce que l’on pense de ce Rift Apart !

Revenons brièvement sur cette licence reconnue mettant en scène un Lombax et un robot, qui a débuté en 2002 sur PS2, soft qui bénéficia d’ailleurs d’un reboot du point de vue du capitaine Qwark en 2016 sur PS4. Avec son enrobage d’Aventure, Action mêlant exploration, armes et gadgets, la franchise exploita un très bon potentiel. On dénombre un peu plus d’une quinzaine de titres en comptant quelques spin-off comme R&C Gladiator, le Tower-Defense R&C Q-Force ou encore R&C All 4 One mettant en avant la coopération à quatre et ce, même avec des vilains. C’est donc cinq ans après le reboot de 2016 sur PS4 que l’on découvre une toute nouvelle aventure ayant des atouts inédits dans sa manche.

Une aventure agréable à suivre

Tout d’abord un scénario qui met en place une feature assez fun mais aussi une trame « classique » dans la continuité de ce que la série sait faire. Elle reste donc agréable à suivre et intègre la dose d’humour que l’on apprécie tant dans cet univers, même si elle est un peu moins présente que dans le dernier volet en date.

Précisons que si les nouveaux(elles) arrivant(e)s de la franchise Ratchet & Clank pourront apprécier cette aventure sans connaissance des autres opus, avec toutefois l’absence de certaines références, Rift Apart est en réalité la suite du jeu PS3 R&C – Nexus, sorti en 2013. Ce dernier étant lui-même une séquelle d’anciens titres de la franchise parus sur PS3, les fans ne seront donc pas dépaysés en retrouvant des visages familiers, dont notre duo iconique bien connu.

Cette histoire commence après plusieurs péripéties de nos héros galactiques. Les sauveurs sont acclamés par la foule et les festivités de remerciement débutent joyeusement. A cette occasion, Clank fait un cadeau inestimable à son meilleur ami, le lombax Ratchet : un Dimensionateur. Mais alors que les choses se passaient bien jusque là, l’infâme Dr. Nefarious s’invite à la fête et s’empare de cet objet. Pire, le vilain ouvre des failles dimensionnelles de l’espace-temps avec ce même Dimensionateur et plonge le duo à l’intérieur… Pendant ce temps dans une autre dimension, une lombax du nom de Rivet se bat contre des forces maléfiques…

Sans en dire davantage afin de ne pas trop en dévoiler, sachez que l’intégration de Rivet provoque un véritable rafraîchissement pour la série, tout en étant un personnage diablement attachant grâce à des éléments scénaristiques plus approfondis. Un traitement que les développeurs ont également utilisé pour le multivers, évitant de tomber dans la trop grande facilité.

Tout simplement sublimissime

L’un des points forts de la franchise R&C c’est son enrobage visuel, à chaque épisode Insomniac a réussi des prouesses techniques et c’est encore le cas pour Rift Apart. Il nous en met plein les yeux tant les animations sont très bien exécutées et ce, aussi bien durant les phases de jeu que pour les cutscenes. Si on s’était pris une claque avec l’opus PS4, ici on est plusieurs crans au-dessus avec une ressemblance de plus en plus proche du réalisme d’un film d’animation Pixar !

Cet effet « waouh », nous le devons à des textures et environnements magnifiques très détaillés, des explosions pyrotechniques de partout, avec encore plus de pagaille en possédant une certaine arme bien connue des amateurs(trices) ; et que dire des panoramas tout aussi somptueux nous laissant parfois bouche bée. Tout cela sans oublier les multiples effets de lumière et les animations des personnages, leurs détails, expressions faciales et leurs fourrures, au poil, c’est le cas de le dire ! C’est tout simplement sublissime et Rift Apart peut clairement se targuer d’être une vitrine technologique pour la PS5.

Pour profiter d’un tel rendu, Insomniac Games s’est appuyé sur leur récent Marvel’s Spider-Man – Miles Morales et les trois modes graphiques. On retrouve donc pour Rift Apart, le mode fidélité profitant d’un rendu de résolution dynamique afin d’atteindre la 4K avec Ray-Tracing mais aussi d’un 30FPS constant, tandis que les deux autres modes auxquels nous avons eu affaire très récemment (via le patch Day One) sont tournés vers la Performance.

Si le premier « Performance » tourne à 60FPS avec une résolution dynamique, le second, « Performance RT » apporte du Ray Tracing en plus à ces deux éléments mais à l’inverse perd un peu en qualité visuelle et effets, comme un peu moins de PNJs à l’affichage. Trois modes comprenant cependant le processus de Temporal Injection (ou injection temporelle) qu’avait utilisé Insomniac Games auparavant sur Marvel’s Spider-Man – Miles Morales afin d’obtenir une image 4K sur une base de résolution dynamique.

À vous donc de faire votre choix sur ces trois possibilités « graphiques », mais quoi qu’il en soit Rift Apart est extrêmement beau, et s’il profite des spécificités de la machine en terme graphique/technique, c’est aussi le cas au niveau du de la DualSense et du SSD.

Et les failles alors ?

Vous vous souvenez sans doute des multiples failles dimensionnelles vues dans les diverses vidéos du titre, nous pouvons maintenant le certifier : oui, tout se fait sans transition et sans aucun temps de chargement ce qui reste spectaculaire lorsque l’on passe d’une dimension à une autre. On note deux types de failles, les « géantes » et les plus « petites » à la manière d’un Portal.

Franchement, c’est assez fun de plonger dans une faille afin de ressortir derrière les ennemis et les arroser de multiples tirs. Mais on sent un manque de quelque chose, on aurait aimé une exploitation plus poussée, un peu d’innovation comme ce que l’on avait avec Portal en son temps justement. Là on a plus l’impression d’un « effet vitrine » et malgré le fun et les effets visuels qui en ressortent, ce ne sont pas les failles géantes qui vont nous contredire. Ces dernières ne sont que scriptées et ne permettent pas de se téléporter d’un environnement à un autre dès que l’on en a envie.

Des affrontements toujours aussi fun et des spécificitées bien exploitéEs pour la DualSense

Les affrontements demeurent l’une des phases clé de la licence Ratchet & Clank. Pour cet opus, on retrouve ce qui a fait le succès de la franchise, à savoir un jeu d’Action mêlant vue TPS pour les tirs avec les armes et autres gadgets. On peut par exemple frapper les ennemis avec la clé à molette de Ratchet, et utiliser diverses armes comme le retour du Pixelizeur transformant les opposants en bouillie de pixels comme son nom l’indique, ou encore le lanceur d’étoiles façon shuriken DiscoZigzag rebondissant sur les adversaires.

Les changements via la roue des armes se fait toujours aussi naturellement et les enchaînements des coups se font sans temps mort pour des combats toujours aussi nerveux nous amenant parfois dans plusieurs dimensions. En dehors de cet aspect très porté sur l’Action, Rift Apart garde également sa grande dose de plate-forme, d’exploration afin de dénicher de multiples collectibles et secrets, de phases sur les rails et évidemment de puzzles. Des éléments forcément connus fonctionnant toujours aussi bien et ce, même si la franchise a plus de dix-huit ans au compteur.

Si Ratchet se bat de la même manière, qu’en est-il de la « petite nouvelle » Rivet ? Eh bien au final, cette dernière se défend de la même façon que notre Lombax préféré, si ce n’est qu’elle possède un marteau et que les effets d’animation diffèrent entre les deux protagonistes. Pour un bref rappel, comme d’habitude, plus on utilise les armes plus elles augmentent de Level et profitent d’atouts supplémentaires, tout comme via les améliorations effectuées sur les différents arbres de compétences dédiés. Chaque changement se répercutant sur l’un comme sur l’autre Lombax. Si l’on aurait aimé quelques features inédites pour l’un et pour l’autre, on sent qu’Insomniac a souhaité que les plus jeunes et les casuals ne se sentent pas perdus dans la bataille.

En vous laissant des surprises à découvrir, parlons un peu des fonctionnalités de retours haptiques / gâchettes adaptives émises par la DualSense notamment sur notre armement. Outre le changement de vibration en fonction de l’arme équipée, chaque flingue possède différents types de tirs qui se matérialisent en fonction de la pression effectuée sur les gâchettes. À la première pression jusqu’à une résistance, nous avons des tirs « classiques », après, ces tirs diffèrent selon l’arme en sa possession. Par exemple : on peut avoir des effets et des tirs démultipliés mais parfois au prix de la précision, ou en se retrouvant avec un chargeur complètement vide. Des fonctions de la manette superbement intégrées mais avec toutefois une légère contrepartie : la batterie du pad se décharge très, voire trop rapidement.

Une VF de qualité

Sans reparler une nouvelle fois des graphismes magnifiques du titre, précisons que ce dernier opus « Rift Apart » profite une nouvelle fois d’une version française intégrale de très grande qualité. Un casting grandiose qui comprend « la voix initiale » de Clank depuis ses débuts (Martial Le Minoux), le retour du vilain de service (Dr Nefarious) toujours sous le rôle de Philippe Peythieu, tandis que Ratchet se voit doublé une fois encore par Cyrille Artaux. Quant à la petite nouvelle Rivet, elle est campée par Barbara Tissier que vous connaissez sans doute mieux dans son rôle de la Princesse Leia (Star Wars). Terminons en précisant que les bruitages sont toujours au top et efficaces dans cet univers galactique.

NOTE MaXoE
8Sélection Best Of MaXoE
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Dernier volet de la série, Rift Apart est sans conteste une vitrine technologique pour la PS5 disposant d’un visuel tout simplement sublimissime avec de nombreux effets spectaculaires. À tel point que si la feature des failles demeure sous-exploitée dans la thématique du gameplay, son utilisation proprement technique y est irréprochable et nous bluffe à chaque visualisation. Pour le reste, sans en faire une révolution, Insomniac Games nous propose une aventure plaisante, tout en gardant les qualités qui ont fait la renommée de la série avec ses personnages attachants et développés, ses multiples phases de gameplay, sa recherche d’objet, son action nerveuse et bien sûr sa rejouabilité. En définitive, Rift Apart est un atout indéniable et un must-have pour les possesseur(euse)s de la machine de Sony.
ON A AIMÉ !
- Trame plaisante à suivre
- Rivet, un personnage très attachant
- Un visuel époustouflant
- La très grande qualité de la VF
- L’idée des failles et les transitions sans temps de chargement
- L’utilisation de la DualSense
- Un opus qui garde toutes les qualités de la série…
- …ainsi que sa rejouabilité
- La recherche des collectibles
ON A MOINS AIMÉ...
- La feature des failles manque d’exploitation
- On aurait aimé que Rivet possède des features de gameplay inédites
Ratchet & Clank – Rift Apart : La vitrine technologique tant attendue
Ratchet & Clank - Rift Apart
Editeur : Sony
Développeur : Insomniac Games
Genre : Aventure, Action, Plate-Forme
Support(s) : PS5
Nombre de Joueur(s) : 1
Sortie France : 11/06/2021

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