Durant ce même show State of Play, Sony a aussi présenté un teaser pour annoncer un retour des trois premiers volets originaux de GoW (God of War), pour rappel cette trilogie se déroule en Grèce, et non dans la période nordique ayant débutée en 2018; une très bonne nouvelle pour les fans de la franchise. En attendant la venue de ces derniers, il faut patienter avec ce titre Sons of Sparta; un volet qui se compose des développeurs attitrés de Santa Monica Studio (logique puisque ce sont les créateurs de la saga) pour la partie scénaristique (God of War (2018), God of War Ragnarök, et God of War Ragnarök – Valhalla), aidée toutefois en majeure partie par Mega Cat Studios; studio auquel nous devons Five Nights at Freddy’s Into the Pit, Backyard Baseball 97,… Après cette mise en lumière, revenons auprès de Kratos dans cet opus « symbolisant sa jeunesse ».
La jeunesse de Kratos
Et lorsque l’on parle de « jeunesse », on évoque le passé de Kratos bien avant l’apparition de son signe distinctif sur le visage, ainsi que le maniement des lames du chaos. Afin d’éviter de spoiler -ce qui n’est pas vraiment le cas si vous avez joué à la franchise (partie Grèce principalement)- nous vous dirons juste que ce dernier (Kratos donc) et son frère Deimos partent à la recherche de l’un de leurs camarades spartiates au cœur de la Laconie dans des zones infestées par le danger.
Une épopée « prétexte » racontée par Kratos lui-même (sa version adulte doublée par T.C. Carson en anglais) mais dont l’intérêt provient surtout de la relation qu’il entretient avec son frère Deimos, ainsi que des instants plus « intimes » et touchants lors de la narration/dialogues entre Kratos (adulte) et sa fille.
Un épisode en 2D, oui oui en 2D
C’est donc au cours de ce récit de recherche, et de la relation entre la fatrie que l’on déambule dans des environnements 2D en pixel art évoluant autour de l’action, d’évolution de personnage, de plate-forme, et d’exploration, le tout sous couvert d’une empreinte Metroidvania.
Bon, il faut le dire, les développeurs ont fait le job pour un Level Design plus classique. On avoue que l’on en aurait aimé davantage dans ce côté-là par habitude étant donné les ingéniosités et inventivités rencontrées dans le genre ces dernières années. Mais parfois être plus « restreint » dans sa liberté (comprendre plus « dirigiste ») n’est pas mauvais en soi, lorsque l’on cherche une aventure plus « simple »; à contrario, il y a tout de même un bon lot de secret à découvrir pour se faire plaisir, on vous rassure. Cependant on aurait préféré une meilleure exploitation du potentiel qu’il y avait à faire valoir.
Sans entrer dans les détails pour ne pas spoiler, il y a bien évidemment l’acquisition de pouvoirs servant à débloquer de nouveaux passages, et même vaincre un bestiaire fourni -quoi que différent des habitudes pour la saga GoW-, ou encore de partir en quête de collectibles, de la réalisation de missions/défis, sans oublier un accès par une case « amélioration »; l’un des points forts du soft.
Grosso modo, il est question d’upgrader les statistiques du futur dieu de la guerre, d’améliorer son bouclier et autres armements, d’équipement, et même d’accéder à un arbre de compétences multiples. Des features classiques et efficaces, dont on apprécie bien la trouvaille d’éléments permettant de réaliser de lourdes frappes. Car oui, comme dit en amont, parcourir les zones apporte son lot de danger pour nos protagonistes qui devront jouer de patience pour se défaire de leurs adversaires.
Combattant à la lance et disposant d’un bouclier, il faut mettre en pratique les frappes ainsi que les parades/esquives au bon moment (à l’instar des opus GoW plus récents) plutôt que de foncer tête baissée -même si cela est très facile à mettre en place lors de joutes en coop local-. Dans l’idée, ce système de combat, combiné à une jauge d’esprit permettant d’étourdir plus rapidement les opposants, ou encore à des « armes » secondaires, est franchement pas mal du tout; cependant l’exécution n’est pas irréprochable. Ceci à cause d’une IA ennemie n’étant pas au top de sa forme.
Premier rendu en pixel art pour la franchise
Parlons à présent de l’esthétique et la technique du soft. Les environnements visités ont bien été choisis, sublimé par un pixel art relativement soigné dans l’ensemble avec de beaux effets de lumière en perspective ainsi que de jolis panoramas, et ce même si parfois certaines animations manquent de fluidité. On ne s’attarde pas plus sur l’ensemble afin de ne pas spoiler, mais on ne peut s’empêcher de penser que le titre aurait mérité de meilleures finitions au vu des bugs que l’on a rencontrés en cours de route.
On ne va pas rementionner les soucis de l’IA, mais on regrette amèrement de voir certains adversaires complètement figés, quand ce n’est pas des ralentissements auxquels nous avons fait face sur notre PS5. Oui, c’est assez curieux, surtout pour un épisode 2D alors que la série nous a habitués à bien mieux. Mais ce n’est malheureusement pas tout, car d’autres soucis techniques s’invitent à la fête dont des oublis de traduction.
Oui, God of War Sons of Sparta profite bien de sous-titres français, mais aussi du retour des doubleurs T.C. Carson et Antony Del Rio (God of War – Ghost of Sparta) en anglais; précisons que les voix françaises, dont celle de Kratos par Frédéric Souterelle,…, sont aussi présentes. Faisons d’ailleurs un aparté pour rendre un hommage à Eric Peter, prêtant sa voix à Kratos de 2005 à 2010, acteur venant malheureusement de nous quitter le 22 février dernier. Pour finir, comme à notre habitude, parlons musique. Bear McCreary, compositeur sur le renouveau 2018 de God of War (nordique donc), revient pour des sonorités à la fois rétro et épiques, une bande-son que l’on a grandement appréciée !
Testé sur PS5 avec un code fourni par l’éditeur

