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Comics en Vrac : La Maison de la Nuit, The Crow Edition Définitive

Cette semaine, 2 comics. Un premier qui s’oriente plutôt vers nos ados alors que le deuxième est une vraie claque artistique …

 

La Maison de la Nuit

Scénario : Kent Dalian, P.C. & K Cast

Dessin : Joëlle Jones, Karl Kerschl, Eric Canete

Collection : Contrebande

Format : 128 pages, couleurs

Editeur : Delcourt

ISBN : 978-2-7560-3517-8

L’histoire :  le monde qui nous est offert ici est celui des vampires qui vivent au sein des humains. Ces vampires ont bien sûr subi diverses persécutions orchestrées par les humains ordinaires. Ils ont décidé, pour se protéger, de créer les maisons de la nuit qui sont des écoles permettant de former les jeunes pousses afin qu’elles maîtrisent leur soif de sang. Attention, ces vampires sont bien gentillets car même leur morsure n’est pas violente, elle provoque juste un lien de passion entre la victime et eux. Dans ce monde là, on ne devient pas vampire par morsure mais par intervention de Nyx, la déesse vampire. 

C’est ce qui est arrivé à la jeune Zoey. La déesse lui a même octroyé une marque particulière qui fait d’elle une sorte d’élue. C’est ainsi qu’elle entre à l’école de la nuit. Elle y fera des rencontres amicales et d’autres moins agréables. Elle va devoir y faire l’apprentissage de sa nouvelle vie et même apprendre à contrôler les éléments. Pour cela, elle entame un voyage initiatique dans le passé.

 

L’école …

Notre Avis : cette BD est un spin off des romans de la Maison de la Nuit. On y découvre des choses non révélées dans les livres. Le schéma est assez simple, c’est celui que l’on retrouve dans Harry Potter : l’héroïne se retrouve dans une école, elle s’y fait des amis et des ennemis évidemment. Le scénario insiste sur son apprentissage de l’histoire des vampires, histoire qui doit l’inspirer dans les événements du présent. Voilà donc qu’on nous fait visiter les différents pans de l’histoire des vampires, en nous montrant qu’ils ont souvent été les victimes de l’intolérance. C’est plutôt agréable de parcourir les époques, on y prend un plaisir certain. Même les petites affaires de l’école sont dignes d’intérêt car Zoey nous est sympathique dès les premières planches. Maintenant, il ne faut pas s’attendre au comics du siècle. Il est surtout destiné aux ados. Les plus aguerris trouveront que le scénario manque d’un peu de profondeur, que les personnages sont aussi parfois en mal d’épaisseur et que le trait est bien trop sage. Il en reste une BD sympathique, idoine pour passer un bon moment. 

Appréciation :  4

 

 

The Crow Edition Définitive

Scénario : James O’Barr, John Wagner

Dessin : John Wagner, Alexander Maleev

Collection : Contrebande

Format : 272 pages, noir et blanc

Editeur : Delcourt

ISBN : 978-2-7560-3512-3

L’histoire :  qui ne connaît pas l’histoire de The Crow ? Eric et Shelly forment un couple presque parfait. Ils s’aiment à la folie et ils vont se marier. Un jour funeste, ils tombent en panne sur une route déserte. Enfin, presque déserte. Une bande de toxico passe par là et décide de s’amuser un peu. Le couple est alors massacré. Avant de mourir, Eric a le temps de voir les sévices sexuels subis par sa belle. Un mystérieux corbeau assiste aussi à la scène et il va permettre à notre ami de revenir chez les vivants pour assouvir sa vengeance. Il va alors partir en chasse de chacun des membres de la morbide équipe. 

Il ne faut pas embêter The Crow

Notre Avis : voici l’occasion de replonger dans le comics qui a inspiré cette légende. James O’Barr y exprime toute sa mélancolie, toute sa rage, toute sa détresse et surtout toute sa culpabilité d’avoir perdu, lui-même, un être cher. Il distille une histoire de violence et de tendresse. Les scènes de massacre des coupables sont entrecoupées de flash-backs amoureux. Le dessin alterne alors entre rudesse et finesse. La rudesse et la noirceur des rues, la finesse et le grisé du crayonné du cocon du couple. On a le souffle coupé face à la violence du vengeur. Rien ne peut l’arrêter ce qui fait de lui une créature aussi terrifiante que les voyous qu’elle chasse. Sa folie est perceptible aussi, bien trop d’ailleurs. En bref, on arrive pas à décrocher avant la fin, la fascination prend le pas sur la raison et le final est une pure claque. 

Sans jamais tomber dans la violence gratuite ni la complaisance, l’auteur nous offre ici une oeuvre profonde et dure. Rien n’est gratuit, tout est prémédité. On prend en pleine face cette détresse, cette rage … Personne ne peut rester indifférent. A découvrir absolument. 

Appréciation :  4


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