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La BD du jour : La guerre de Bastien Vivès

Ce cinquième tome de la série de chroniques sociales de Bastien Vivès nous donne à voir la vision de l’auteur sur la guerre. Une guerre pas forcément traditionnelle mais qui se joue dans l’antichambre des d’un lit entre une femme et un homme ou ailleurs sauf sur un champ de bataille. Cela donne un cocktail explosif à la sauce Vivès…

 

Les liens qui rapprochent la BD et la thématique de la guerre sont légions. Alors pour arriver à surprendre encore aujourd’hui il faut peut-être suivre la voie de Bastien Vivès à savoir tirer sur deux/trois ficelles, y ajouter une bonne dose d’humour, inverser parfois les situations, les contextes et saupoudrer le tout d’une bonne dose de satire et de remise en question. Après avoir décortiqué à sa sauce le jeu vidéo, la famille, l’amour, la blogosphère, le jeune auteur nous livre sa vision décalée de la guerre sous forme de chroniques sociales. Une société qui a perdu depuis longtemps la plupart de ses repères et de ses valeurs. D’ailleurs Vivès ne s’y trompe pas en claquant des strips sur une supposée guerre entre sexes. Car la guerre de façon sexiste a toujours été pratiquée par les hommes, qui, pour laisser exprimer toute leur barbarie et leur soif de sang, ont écartés les femmes des champs de bataille. Dès lors il faut se méfier d’Elles, car elles peuvent à tout moment vouloir tirer leur épingle du jeu et inverser les rôles d’une société qui se fragilise à trop vouloir se courber devant la dictature de certains médias, des réseaux sociaux et autres gadgets creux et lobotomisants.

Vivès analyse donc les rapports conflictuels, la guerre, au travers le prisme des relations hommes/femmes comme il le fait notamment dans les six historiettes mettant en scène César, Cléopâtre et Marc-Antoine. C’est une façon de voir, pas totalement inintéressante et somme toute provocatrice mais qui possède le mérite de poser le débat ! Côté dessin il y a peu à attendre, cette série d’albums tire plus sa sève des dialogues incisifs et tranchés que de sa duplication de vignettes sur chaque strip. Le dessin n’est pas ici le sujet, il n’est pas le médium qui captivera notre attention et nous poussera à crier au génie. Non, pas vraiment, et si certains pourront être frustrés de la lecture de cette série de chroniques sociales, d’autres trouverons dans le ton provocant et bien souvent caustique, bien des éléments pour nourrir notre vision de chaque sujet.

Bastien Vivès – La guerre – Delcourt/Shampooing – 2012 – 9,95 euros


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