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Polar(s) de la Semaine : Les égouts de Los Angeles de Michael Connelly

Chaque Lundi, Mister Blue partage avec vous ses envies de lecture en vous présentant un ou deux polars qui ont retenu son attention.

Le hasard fait parfois bien les choses. Michael Connelly occupe en effet une place de choix au panthéon de mes auteurs favoris, et alors que je me demandais à quelle occasion, à propos de quel livre vous en parler, son premier ouvrage a été réédité il y a un mois avec une préface inédite de l’auteur.

L’histoire :

A Los Angeles, l’inspecteur Harry Bosch est amené à enquêter sur la mort d‘un toxicomane retrouvé dans une canalisation de la ville. Il ne s’agit pas pour lui d’un inconnu mais de l’un de ses anciens partenaires pendant  la guerre du Vietnam, durant laquelle ils officiaient tous les deux comme « rats de tunnel », « nettoyeurs » des galeries souterraines creusées par le Vietcong, dans lesquelles ils devaient débusquer et tuer l’ennemi. Encore profondément marqué par la guerre et son expérience dans ces tunnels, Harry Bosch va s’évertuer à découvrir la vérité sur la mort de son ancien partenaire, ce qui va l’amener à se plonger, au sens propre comme au sens figuré, dans les égouts de Los Angeles.

Pourquoi on a envie de le (re)lire :

Comme je l’ai écrit plus haut, Les égouts de Los Angeles (1992) est le premier des 25 romans de Michael Connelly publiés à ce jour. Ancien journaliste, Connelly est aujourd’hui l’un des poids lourds du polar, l’un des auteurs incontournables du genre. Si l’on devait « classer » ses livres au sein des différents genres qui constituent «  la littérature policière », il s’agit de romans noirs, bien ancrés dans la réalité sociale actuelle, de romans « hard-boiled », pour reprendre l’appellation créée par les américains dans les années vingt. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Michael Connelly se revendique ouvertement de Raymond Chandler, allant même jusqu’à écrire plusieurs de ses romans dans l’appartement dans lequel était censé vivre le légendaire détective Philip Marlowe.

Et dans tout roman noir qui se respecte, la figure du détective ou du flic dur à cuire est incontournable. Michael Connelly a su trouver sa propre déclinaison de cette figure mythique en créant le personnage de Hieronymus « Harry » Bosch, qui apparaît pour la première fois dans Les égouts de Los Angeles, roman noir de très bonne facture, très efficace (même s’il n’est pas, à mon goût, l’un des meilleurs opus de Connelly). Ce qui est particulièrement intéressant dans ce livre (au delà du fait qu’il constitue le premier ouvrage de la magnifique œuvre qu’est en train de bâtir son auteur), c’est bien notre rencontre avec Harry Bosch, appelé ainsi en référence au peintre expressionniste hollandais Jérôme Bosch. Fils de prostituée, ancien du Vietnam, flic du LAPD solitaire, irascible, farouchement indépendant, intègre,  avec un sens aiguisé de la justice, Harry Bosch est LE personnage culte et récurrent de Michael Connelly.

Il apparaît dans 17 de ses romans et fait aujourd’hui figure de personnage de fiction emblématique du roman noir. Il s’agit d’un personnage particulièrement intéressant et complexe, que Connelly fait évoluer à Los Angeles. L’œuvre de Connelly est d’ailleurs profondément ancrée dans cette ville elle aussi complexe qu’affectionnent beaucoup d’auteurs de polars.

  

Pour ceux qui n’ont pas encore eu la chance de le rencontrer, je vous invite donc de toute urgence à découvrir Harry Bosch à travers ce livre.


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