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Comics en Vrac : Danger Girl Destination Danger, The Cape

Cette semaine, la glace et le feu. Deux comics aux antipodes l’un de l’autre. Les espionnes de Danger Girl nous apportent pas mal de fraîcheur alors que The Cape nous emmène dans les tréfonds de l’âme humaine.

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DangerGirlDestinationDanger-couvDanger Girl Destination Danger

Scénario : Andy Hartnell

Dessin : Arthur Adams, Joe Chiodo, Phil Noto, Tommy Yune

Collection : Glénat Comics

Format : 196 pages, couleurs

Editeur : Glénat

ISBN : 9782723494182

Web : http://www.glenatbd.com

L’histoire :  nous voilà de retour avec nos agents secrets aux formes si voluptueuses. Rappelez-vous, nous vous avions déjà proposé une chronique ici. L’équipe se compose d’Abbey, spécialiste des armes à feu, de Sidney, experte en maniement du fouet, et de Valérie, l’experte en nouvelles technologies. Elles sont dirigées par le beau et ténébreux Deuce et accompagnées par Johnny Barracuda, membre de la CIA, qui ne manque pas de jouer le maladroit de service. 

L’album nous propose 5 histoires plus ou moins longues. Les 2 premières sont d’ailleurs plutôt courtes et ne présentent pas un scénario très élaboré. Par contre, dans Le Punch Hawaïen nos héroïnes sont confrontées à un magnat du loisir qui veut détruire, purement et simplement, les autres parcs d’attractions des US. Ben oui c’est plus simple d’éliminer la concurrence. Viva Las Danger nous propose une balade à Las Vegas à la recherche d’une mystérieuse pierre qui offrirait l’immortalité. Enfin, Kamikaze nous raconte l’histoire d’une bombe à anti-matière élaborée pendant la seconde guerre mondiale. 

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Notre avis : les deux premières histoires nous ont fait un peu peur. Trop courtes, limite baclées. Heureusement, Le Punch Hawaïen nous sert une véritable narration, pleine des ingrédients nécessaires aux Danger Girl. On y retrouve de l’espionnage, des artefacts magiques, du charme et quelques gadgets bien pensés. L’intrigue ne va pas chercher bien loin mais les protagonistes jouent bien leur rôle. C’est toujours le même plaisir, celui d’une intrigue à la James Bond avec une forme d’humour décalé. Viva Las Danger nous offre aussi de vrais moments de plaisir. 

Ce comics s’adresse plutôt aux ados en quête d’aventure et il le fait plutôt bien, plutôt mieux que le précédent opus d’ailleurs. On sent une vraie maturité confirmée par un trait plus adulte, moins cartoon. Le trait sur Viva Las Danger est une pure merveille d’ailleurs. Si vous aimez l’aventure, l’espionnage, l’action et l’humour, vous prendrez plaisir avec cet album. On peut cependant oublier les deux premières histoires trop superficielles pour se concentrer sur le reste de l’ouvrage. 

Appréciation :  4

 

 

 

TheCape-couvThe Cape

Scénario : Jason Ciaramella, Joe Hill

Dessin : Zach Howard

Collection : Graphics

Format : couleurs, 160 pages

Editeur : Milady

ISBN : 978-2811210465

Web : http://www.milady.fr

L’histoire :  Eric et Nicky sont deux frangins comme tous les autres. Ils passent leur temps à jouer aux super-héros. Nicky est le traceur et il chasse l’éclair rouge, Eric, qui fait le méchant, toujours. Eric ne se sépare jamais de sa cape, un vieux morceau de tissu frappé d’un éclair rouge.  Celle-ci va jouer un rôle primordial dans les planches qui vous attendent. Un jour de jeu, Eric se réfugie sur les branches d’un arbre et, comme il se doit, voilà qu’il chute de très haut. L’impact est violent mais pendant un moment, Eric a flotté avec sa cape sur le dos. La vie continue, l’air de rien, la cape a été remisée au fond de la maison et Eric a rencontré Angie, parfaite à tous points de vue. Trop peut-être, la jalousie s’installe, Eric ne trouve pas de travail digne de ce nom. Le couple finit par se séparer et c’est le début de la descente aux enfers pour Eric. Mais la cape n’est pas très loin …

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Notre avis : secoué. C’est le terme qui décrit le mieux mon état à la lecture de cet album. C’est sombre, extrêmement sombre. Il faut dire que l’auteur de la nouvelle qui a inspiré ce comics n’est autre que le fils de Stephen King. Il y a un héritage de poids et on peut dire que le fiston est aussi inspiré que le père. Il va chercher, dans cet album, les profondeurs de l’âme. Il nous démontre que toute vie peut basculer du jour au lendemain, que la frontière entre le bien et le mal est terriblement ténue. Eric sombre et nous avec, il nous emporte dans sa spirale infernale et ne nous épargne en rien. Les images sont crues, bestiales, servies par un trait mature, diablement expressif. 

La cape n’est qu’accessoire au final. Le propos de ce comics concerne la dérive de l’homme, dérive qui peut se transformer en odyssée du sang. Eric se retrouve avec cette cape qui lui permet de passer la ligne rouge, de réaliser les actes de cette rage qui remonte à son enfance. Que ferions-nous du pouvoir, je vous le demande. 

Appréciation :  4