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MaXoE Festival 2020 : Découvrez les Prix de la Rédaction !

A l’issue de 7ème édition du MaXoE Festival en juin dernier, nous avons révélé début juillet celles et ceux qui ont remporté le Grand Prix des Lecteurs (GPL) 2020 dans chacune des sélections qui étaient soumises aux votes. Vous avez pu les découvrir au travers de nos nombreux dossiers et interviews que nous avons publiés pendant le Festival mais aussi durant tout l’été et dans l’édition du MaXoE Festival – La Suite de septembre à octobre.

Pour clore comme il se doit cette très belle 7ème édition du Festival qui marquait aussi les 25 ans de MaXoE, nous vous proposons de découvrir aujourd’hui les Prix de la Rédaction (un prix attribué par la Rédaction pour chaque sélection) qui viennent compléter les gagnants du Grand Prix des Lecteurs pour lesquels vous avez été très nombreux à voter cette année encore et nous vous en remercions 😉

Le principe de chaque MaXoE Festival est de vous faire découvrir des artistes (musique), des films et des séries, des ouvrages (livres, BD, Comics, Manga), des jeux vidéo et de vous faire partager nos coups de coeur ; nous vous invitons donc à consulter cet article pour retrouver l’ensemble des gagnants du GPL2020. Et nous vous présentons ci-dessous les Prix de la Rédaction 2020 en attendant les prochaines Sélections de l’édition 2021 !

 

Sélection Musique

 

II – Roseaux

Le choix de tof : J’ai choisi Roseaux II car je trouve qu’il représente totalement l’approche musicale qui me plaît. C’est un mélange des genres, d’abord et puis c’est aussi un moment partagé puisque les trois membres du groupe s’évertuent à inviter d’autres artistes pour que chacun y mette son grain de sel. Une totale réussite, fignolée et inspirée.

Extrait de notre Chronique : Roseaux, ça vous cause ? C’est un trio parisien : Emile Omar, ex-programmateur de Radio Nova, Clément Petit, violoncelliste & réalisateur, et Alex Finkin, réalisateur & directeur musical. Leur premier album avait emporté l’adhésion de la critique et du public. C’était une galette de covers avec Aloe Blacc et sa voix magnifique. Cette fois, les trois compères font dans la composition (à deux exceptions près, Heart & Soul et You Can Discover) et c’est une réussite absolue. Nos artistes ont une sensibilité rare et un sens de l’arrangement qui fait de chacune de ces pistes une pièce rare. Difficile de classer l’album, il est à la croisée des chemins, entre jazz, soul, world music, folk, … Mais je dirais que c’est la soul qui prédomine, dans leur approche de la mélodie, dans la mise en avant des artistes invités pour interpréter, car oui nos trois chefs d’orchestre restent en coulisse, ils composent pour placer les autres sous la lumière des projecteurs. Parmi ces invités on peut citer Ben l’Oncle Soul, Blick Bassy, Anna Majidson et le fantastique Olle Nyman. Je vous laisse avec lui mais sachez qu’il a été difficile de choisir un extrait tellement cet album est bon. Du coup, fait exceptionnel, on vous livre 2 clips !

 

Sélection JEUX VIDEO

 

Ori and the Will of the Wisps

Le choix de tof : Notre choix s’est donc porté sur Ori and the Will of the Wisps. Pourquoi ? Peut-être tout simplement car le jeu nous propose un monde magique avec ce qu’il faut de poésie. Cela fait du bien en ce moment, non ? C’est donc un jeu qui nous fait voyager, par sa narration et son univers. Son gameplay est également peaufiné. Que demander de plus ?

Extrait de notre Test : Comme pour son aîné, Moon Studios signe un véritable petit chef-d’œuvre. S’il n’est pas exempt de quelques petits défauts techniques à l’heure actuelle (qui seront corrigés via un patch à venir), Ori and the Will of the Wisps arrive à nous faire passer par différentes émotions et ce grâce à sa brillante mise en scène, sa narration et ses musiques, le tout avec une patte graphique encore meilleure que dans le premier opus et sublimé par une animation et 4K/HDR rendant cet univers vraiment vivant, et ce avec un gameplay bien plus enrichi. En un mot, il s’agit là de l’un des titres incontournables de cette année 2020 pour ceux ayant déjà joué ou non à son prédécesseur.

 

Sélection LIVRES

 

Les choses humaines de Karine Tuil (Gallimard)

Le choix de la Rédaction : Le choix fut véritablement cornélien tant la qualité des ouvrages qui avaient été sélectionnés dans cette catégorie est grande. C’est pourtant l’ouvrage de Karine Tuil sorti l’année dernière chez Gallimard qui remporte ce Prix de la Rédaction dans la catégorie Livres. Parce que l’écrivaine arrive une fois encore à nous donner les clés d’une histoire pour accompagner le cheminement de notre réflexion au coeur d’une comédie sociale qu’elle aime à déconstruire sous nos yeux. Excellent !

Extrait de notre chronique : Le livre est sorti l’été dernier mais si vous êtes passé à côté, c’est le moment du vous rattraper. Karine Tuil a déjà sorti plus d’une dizaine d’ouvrages, nous avions d’ailleurs chroniqué l’excellent L’invention de nos vies il y a quelques temps, et Les choses humaines a obtenu le prix Interallié 2019 et le Goncourt des lycéens 2019. Ce dernier roman est particulièrement prenant et une fois de plus, Karine Tuil sait nous captiver en nous faisant découvrir les entrailles d’un système judiciaire qui met à nu la face la plus sombre qui peut sommeiller en chacun d’entre nous…

 

Sélection BD


BD EUROPÉENNE

No Direction d’Emmanuel Moynot (Sarbacane)

Le choix de Seb : No Direction, sombre trajectoire d’un couple de fortune désœuvré, percute et tient en haleine le lecteur jusqu’à un final saisissant et glacial. Du grand œuvre.

Extrait de notre Chronique : Emmanuel Moynot tient avec No direction un récit à la hauteur de son talent. Une histoire chorale qui retrace les destins de quelques fantômes de la société américaine. Des oubliés du système, en marge ou presque des richesses générées par la valeureuse nation américaine. Un motard moustachu entre deux-âges qui plait aux jeunes bimbos, un pasteur adepte de jeunes femmes, une agente du FBI qui sait exactement ce qu’elle veut, un jeune garçon obèse qui tient le comptoir d’un Motel sordide ou encore une mère de famille qui fuit son conjoint violent accompagnée de ses deux fils…

 

CATÉGORIE ADAPTATIONS D’ŒUVRES LITTÉRAIRES

Dans l’abîme du temps de Gou Tanabe

Le choix de Seb : Gou Tanabe parvient avec une profondeur inégalée à représenter le travail d’absorption de cette matière étrange qui passe par la dévastation de toute vie végétale, animale et humaine. Un grand Gou Tanabe au service d’un texte majeur de la littérature d’effroi.

 

CATÉGORIE INDÉPENDANTS

Stum de Yann Taillefer

Le choix de Seb : L’auteur toulousain nous livre avec Stum une histoire mi-absurde, mi-inquiétante, dans laquelle ses personnages participent à construire et reconstruire un monde fait de recyclages insensés. Le côté absurde voire gaguesque de certaines situations accentue la portée et la puissance d’un message que nous ne voulons pas forcément entendre même s’il dépeint avec justesse notre propre société (capitaliste) ou ce qu’elle pourrait devenir (dictature).

 

Sélection COMICS

 

Ascender T1

Le choix de tof : J’ai choisi Ascender T1. J’aurais pu jeter mon dévolu sur un Batman, vous savez que je suis fan si vous suivez mes chroniques depuis quelques temps. Mais j’ai voulu mettre en avant cette BD qui, au-delà de nous proposer une partition graphique magnifique, nous livre un propos mûr sur l’oppression, la peur et la haine.

Extrait de notre Chronique : Quel bel album. Il a des allures de Space Opera avec son foisonnement de personnages et ce côté oppression des peuples. C’est un road trip d’une fuite vers un monde meilleur et il est stressant à souhait. On y retrouve les ingrédients de ce genre d’histoire : les sentiments, le sacrifice, la peur, … Tout cela marche à merveille, tout s’emboîte parfaitement. La magie apporte aussi un côté ésotérique assez fascinant. Cet univers est prometteur par les nombreuses possibilités scénaristiques qui s’offrent à nous. Les thèmes tournent autour des comportements extrêmes et de leurs conséquences, de la tolérance, de la recherche d’un monde meilleur, vous trouverez tout ce qu’il faut pour vous poser les bonnes questions. Et puis graphiquement c’est magnifique si vous aimez l’esprit aquarelle. Chaque planche se déguste en prenant son temps. C’est un must-have, à n’en pas douter.

 

Sélection FILMS

 

Les Misérables, de Ladj Ly

Le choix de Julie et Youri : En 1995, MaXoE voyait le jour (ce qui a d’ailleurs donné lieu à ce MaXoE Festival particulier, célébrant les 25 ans du site). 1995, c’est également la sortie sur nos écrans d’un film qui marqua toute une génération : La Haine, réalisé par Mathieu Kassovitz, film qui dénonçait à la fois le racisme, les violences policières et la situation des banlieues. Difficile de ne pas faire le parallèle aujourd’hui avec Les Misérables (primé à Cannes et aux César) de Ladj Ly, réalisateur issu du collectif Kourtrajmé auquel ont souvent collaboré Kassovitz et Vincent Cassel.

C’est ainsi que notre choix (à Youri et moi-même) s’est naturellement porté sur ce film, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’excellente interprétation des différents acteurs, dont le réalisme est impressionnant. Un réalisme que l’on retrouve également dans la mise en scène, avec l’impression que Ladj Ly a simplement posé ses caméras dans cette banlieue du 93, évitant ainsi les clichés grotesques que l’on nous sert parfois. Car s’il est à nouveau question de violences policières (comme dans La Haine), Ladj Ly évite l’écueil du manichéisme puisqu’il montre avec intelligence toute la difficulté de vivre dans les banlieues, tant du côté de ceux qui y habitent que de ceux qui font appliquer la loi, le tout sur fond de communautarismes au pluriel. Car il n’y a pas qu’un communautarisme. Circonscrire cette problématique au lieu de l’embrasser dans son ensemble revient à stigmatiser une seule population qui – quant à elle – risque de s’embraser.

 

Sélection SÉRIES TV

 

The Mandalorian

Le choix de la Rédaction : Il fut difficile au sein de la rédaction de faire un choix parmi les séries télé sélectionnées cette année puisqu’elles sont toutes excellentes. L’une d’entre elles, à une voix près (c’est dire si le résultat était serré) a donc pris la tête et devient le choix de la Rédaction, il s’agit de la série The Mandalorian !

L’intrigue se passe cinq ans après la chute de l’Empire. Un chasseur de primes Mandalorien accepte un contrat consistant à récupérer une personne inconnue de cinquante ans. Le commanditaire est lié à l’ex-Empire et il semblerait qu’il ait passé commande à pas mal de chasseurs de primes ce qui crée une forme de concurrence.

Extrait de notre Chronique : Le début de l’épisode 1 est une claque. Pourquoi ? Tout simplement car je ne m’attendais pas à cette qualité sur une série TV. Ainsi les premières images et les premiers plans mettent la barre très haute. On est sur une série qui veut rivaliser avec le grand écran. Ce premier opus pose des bases incroyables pour une série. Le rythme est effréné et le personnage du Mandalorien est bien construit. C’est au cours de l’épisode 2 que l’on découvre réellement l’objet de son contrat : c’est un bébé de la race de Yoda…


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