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Retour sur deux jeux Steam Punk : Fable III, Dishonored

Nous faisons un petit retour, sous la forme de tests condensés, de 2 jeux Steam Punk pour notre semaine spéciale. Fable III, testé par tof, qui vous emmène sur le chemins de la royauté et Dishonored (dont vous pouvez relire le test de Rod ici) laissant libre cours à l’envie du joueur. 

 

fable3-jaqFable III 

Date de sortie : 2010

Editeur : Microsoft

Support : Xbox 360

Genre : action/aventure

Notre avis : la première moitié du jeu nous fait arpenter les villages et les chemins d’Albion dans le but de rallier un maximum de personnes à la cause de la révolution. Le système de jeu a peu changé : en terre dangereuse, vous affrontez les loups, les brigands et les autres créatures de l’ombre alors que dans les villages vous pouvez dépenser votre argent dans les boutiques spécialisées. Le système de métier existe toujours et il est toujours basé sur des minis jeux (on peut noter tout de même l’arrivée de quelques nouvelles professions). Vous retrouvez également votre éternel clébard qui n’a pas son pareil pour dénicher les trésors situés à proximité. 

Indéniablement le plaisir de jouer est intact et il est renforcé par l’apport de quelques menues nouveautés. Tout d’abord vous bénéficiez désormais d’un repaire appelé le sanctuaire. Il vous permet de changer d’arme, de costume ou de consulter la carte d’Albion (qui vous offre d’ailleurs la possibilité de voyager instantanément en tout point du royaume). Certes ce sont les mêmes fonctionnalités qui seraient apportées par un menu classique mais indéniablement ce sanctuaire favorise l’immersion.

Le système d’améliorations a été également légèrement modifié. Vous glanez ici et là, au gré des rencontres ou de l’aboutissement de vos quêtes, des sceaux de la guilde. Ceux-ci constituent la monnaie d’échange pour acquérir de nouvelles compétences (pouvoir acheter un logement, le louer, pratiquer tel ou tel métier, …) ou upgrader celles que vous possédez déjà (niveau de mêlée, de magie, de tir à distance, …). 

Mais parlons un peu de la deuxième partie du jeu qui, sans révolutionner le style Fable, pousse ses fondements encore un peu plus loin. Si la première phase du titre vous permet de prendre le trône, la deuxième axe un peu plus le gameplay sur les choix moraux que vous aurez à faire en tant que monarque. Le père Molyneux nous met donc face à nos responsabilités et elles sont lourdes. Allez-vous choisir de construire une nouvelle école plutôt qu’une usine au risque de mettre en danger votre économie, pensez-vous augmenter les impôts ou soulager le peuple au détriment des finances de l’état, tiendrez-vous les promesses faires à vos alliés ceux-là même qui vous ont permis de prendre le pouvoir ? Vous pourriez penser que tout ceci n’a que peu d’importance mais il faut savoir que le royaume d’Albion est en grand danger : les ténèbres menacent de la submerger dans un an jour pour jour. Vous devez ainsi établir, d’ici là, un équilibre précaire entre bonté et maintien des finances nécessaires à une armée décente. 

Ce volet du jeu est tout simplement génial, il nous met face aux lourdes responsabilités d’un dirigeant. Le plus fort c’est que vos décisions auront un véritable impact sur la population et sur la vie de l’état. Alors certes, au final, on se rend compte que les possibilités ne sont pas si variées que cela mais on y croit tout au long de notre règne : grisant, fun et totalement jouissif. 

Appréciation :  5 

 

 

Dishonored

Date de sortie : 2012

Editeur : Bethesda Softworks 

Support : PC, PS3 & Xbox 360

Genre : Action/Infiltration

Notre avis : Corvo est le garde du corps de l’Impératrice. Corvo, disons-le tout de suite, c’est vous. Afin de négocier des accords commerciaux en faveur de votre cité-état de Dunwall on vous envoie quelques mois à l’étranger, et à peine revenu, vous avez la stupeur de voir l’impératrice se faire assassiner et sa fille se faire enlever sous vos yeux. Bientôt, vous êtes accusé du meurtre, alors que les commanditaires sont bien connus de vous. Mais personne ne voudra vous croire, et vous croupissez en prison. Cependant, bientôt, de mystérieux alliés vous font évader et vous arment, car pour vous, l’heure de la vengeance a sonné. Il est temps de laver votre honneur.

Dishonored est un jeu d’aventure/FPS qui se déroule dans la cité de Dunwall, dans un univers Steampunk alimenté par l’huile de baleine. Corvo, c’est donc vous. On pourra se demander pourquoi un garde du corps est envoyé comme ambassadeur. Et pourquoi, dans ce cas-là, tout au long du jeu, ses réponses sont aussi peu nombreuses. Disons-le tout net, Dishonored n’est pas un jeu de dialogues. Vous serez surtout amenés à répondre “oui” ou “non” et ce sera tout. Par ailleurs, à la différence d’un Fallout, vous n’aurez pas pléthore de quêtes annexes, en dehors de la collection de différents objets. Qui plus est, vous serez souvent pris dans un couloir, un point A, le donneur de quête, vous menant au point B, le lieu de la quête, sans voir beaucoup de chemins de traverses. Et pourtant, le jeu est d’une richesse faramineuse.

Nous l’avons dit, les possibilités d’interaction sociales sont limitées, et les quêtes annexes tout autant, n’influant finalement en général que sur la résolution de la quête principale. Seulement voilà, à l’image du prodigieux Mark of the Ninja, ce chemin du point A au point B peut prendre de multiples voies. La furtivité, bien sûr, mais aussi l’extrême violence, ou un mix des deux, peu importe. Le jeu rappelle, du coup, évidemment Deus Ex Human Revolution, en en amplifiant le concept. Dans DEHR, votre liberté était totale quant à la méthode, la fin justifiant les moyens, et la fin du jeu était plus ou moins indépendante du chemin choisi.

Dans Dishonored, loin s’en faut. Le jeu obéit à une forme de “roue kharmique” : si vous vous montrez violent et cruel, le monde dans lequel vous évoluez le deviendra lui aussi, et la fin sera de plus en plus noire. Ainsi, vous aurez de plus en plus de rats dans les rues, de geignards (des malades de la peste qui ressemblent à des zombies), vos alliés seront plus cruels eux-même ou pourront se détourner de vous, et bien sûr la fin du jeu reflétera ce que vous avez fait du monde. On ne répand pas la peste impunément… A l’inverse, soyez miséricordieux, faites votre Gandhi en ne tuant personne, et le monde s’en portera mieux, reflétera votre for intérieur.

Corvo dispose, pour une raison que nous tairons, de pouvoirs mystiques très particuliers, et ceux-ci conditionnent votre jeu. Aurez-vous le pouvoir de vous téléporter, vous ouvrant alors des lieux inaccessibles et des voies impossibles sinon ? Déciderez-vous de pouvoir posséder animaux et humains, franchissant ainsi les obstacles au nez et à la barbe de vos ennemis ? Serez-vous un maître des rats, pour dévorer vos ennemis ? Un maître du vent, pour les tuer d’une explosion ? Arbalète anesthésiante ? Pistolet ? Franchirez-vous ce portail en faisant sauter les réservoirs et en tuant les gardes ou en tâchant de vous approcher assez près pour le saboter ? De ce fameux point A à ce fameux point B, le chemin “physique” que vous emprunterez dépendra de vous et entièrement de vous. Il est d’ailleurs très agréable de voir que le jeu propose tout de même une certaine liberté  pour tenter différentes choses, et vous serez surpris de vous apercevoir de ce que parfois, une idée dont vous ne pensiez pas qu’elle marcherait se révèle très efficace !

Enfin un jeu qui ne ressemble pas à un tutoriel géant, mais bien un jeu qui fait appel à la sagacité du joueur. Un jeu qui lui demande de faire son chemin tout seul, et de faire toutes les découvertes par lui-même, comme Way of the Samurai 4 (testé dans nos colonnes) mais en bien plus riche. Le tout dans un univers riche, au level design inspiré. Alors oui Dishonored n’est pas nécessairement la révolution escomptée, il ressemble tout de même beaucoup à Deus Ex, mais il s’en dégage un tel souffle, l’univers est si solidement conçu, et l’interaction entre les pouvoirs est une dimension si brillamment exploitée que l’on ne peut qu’applaudir. Ne boudons pas notre plaisir : ce sera la note maximale.

Appréciation :  5


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