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Retour sur deux jeux Steampunk : Bioshock 1 & 2

Comment ne pas parler de Bioshock en pleine semaine Steam Punk ? Petite piqûre de rappel avant de vous proposer le test de Bioshock Infinite, très bientôt dans nos colonnes ! 


Bioshock

Date de sortie : 2007

Editeur : 2k Games

Support : Xbox 360, PS3, PC & Mac

Genre : FPS

Notre avis : avez-vous déjà entendu parler de Rapture ? Cette cité sous-marine secrète fut créée après la deuxième guerre mondiale par un mégalomane appelé Andrew Ryan. Ce dérangé a donné vie à ses utopies à plusieurs kilomètres de profondeur. Son but ? Une cité où les limites n’existent pas : des scientifiques qui laissent libre cours à leur folie créatrice, des artistes qui n’hésitent pas à tuer pour les besoins de leurs œuvres et je ne vous parle pas de tous les détraqués du bulbe que vous rencontrerez dans les ruelles obscures..

Dès les premières minutes de jeu, Bioshock vous happe dans son ambiance sombre, glauque et dérangeante. Dans ce contexte de désolation, isolé et épuisé, vous priez pour obtenir un peu d’aide et celle-ci se manifeste rapidement par l’intermédiaire d’un talkie-walkie. Un certain Atlas vous propose son aide en échange d’un petit coup de main pour sauver sa famille. Ami ou ennemi ? De toute façon vous n’avez pas vraiment le choix, il vous faut avancer pour survivre et pour espérer lever le voile sur cette mystérieuse cité. La suite de l’aventure, vous la vivrez au rythme des informations distillées par Atlas et des témoignages de disparus délivrés au hasard de magnétophones, quand ce ne sera pas directement des fantômes des âmes perdues de ce cauchemar urbain. Le maître des lieux, Andrew Ryan, n’hésitera pas non plus à vous interpeller pour vous dissuader d’aller plus loin dans vos investigations. Vous l’aurez compris, le scénario revêt ici une importance capitale, ce qui nous change agréablement du FPS lambda.

Un mélange explosif de FPS et d’aventure

Vous commencerez vos pérégrinations armé d’une simple clé à molette, puis, petit à petit, vous goûterez aux joies d’un arsenal, certes classique, mais tout à fait digne de ce nom : pistolet, fusil à pompe, mitraillette, lance-grenades, arbalète et même lanceur chimique. Tout cela vous sera évidemment très secourable mais pas suffisant. N’oubliez pas que vous évoluez dans le paradis de la manipulation génétique, enfant terrible de scientifiques livrés à eux-mêmes. Dans cet univers instable, votre physiologie va rapidement s’altérer au contact d’une substance locale, la Plasmide, mais vous vous découvrirez aussi divers pouvoirs insoupçonnés tels que la télékinésie, la faculté de lancer des flammes et des éclairs ou encore celle de maîtriser la glace. Bien sûr, rien n’est gratuit et pour alimenter ces pouvoirs, il vous faudra récolter « l’Eve » que vous trouverez sous forme de seringues sur votre chemin. Avec ce mélange d’armes traditionnelles et de pouvoirs surnaturels, Bioshock s’offre une dimension tactique. Vous pourrez par exemple immobiliser vos ennemis avec l’électricité avant de les achever à coups de clé à molette ou les geler pour mieux les éclatez d’une seule balle de pistolet. Ces procédés demandent une certaine gymnastique ludique qui oriente définitivement Bioshock vers un public de gamers plutôt expérimentés.

L’originalité de Bioshock ne se résume pas exclusivement aux pouvoirs spéciaux. Vous aurez ainsi à prendre en compte un vaste système d’améliorations, des capacités physiques, aux aptitudes au combat, en passant par votre habilité en manufacture. Cette dernière vous permettra notamment de fabriquer des armes ou des munitions ou encore de pirater les tourelles ennemies pour qu’elles défendent votre camp. Grâce à votre appareil photo, vous pourrez aussi effectuer des recherches sur vos ennemis (à la manière de Metroid Prime) pour connaître leurs points faibles et améliorer l’efficacité de vos armes sur les sujets étudiés.

Ainsi, en sus d’un scénario captivant, Bioshock se dote d’une mécanique d’évolution très stimulante. Celle-ci est non seulement conditionnée par la récolte d’Eve mais aussi par la gestion d’Adam (forcément), substance que renferme des créatures appelées « petites sœurs ». Résultats d’expériences scientifiques, ces fillettes sont des personnages clés à plus d’un titre. A chaque fois que vous en croiserez une, se posera un lourd cas de conscience : la sauver avec, à la clé, une récolte d’Adam moindre, ou lui extraire toute sa substance au risque de la tuer.

On a beau chercher, on ne trouve pas de défaut à ce Bioshock, à moins bien sûr d’être complètement réfractaire aux FPS… Les autres seront tour à tour captivés et enchantés par la richesse de cette aventure. Ils y retrouveront des thèmes chers aux auteurs d’anticipation (progrès génétiques, cité utopique, nouvelle répartition des pouvoirs…), des personnages hauts en couleur (à l’instar d’anciens médecins nazis) et des décors fourmillant de détails, le tout dans l’esprit « années 50 ». Par certains aspects, Bioshock fait aussi penser aux films Dune ou Brazil, les fans apprécieront. Et puis, loin d’être linéaire, l’aventure vous laisse tout loisir d’explorer les niveaux à votre guise, donnant une véritable impression de liberté et poussant la durée de vie vers la vingtaine d’heures de jeu, ce qui là encore n’est pas si courant pour un FPS. Enfin, Bioshock est résolument adulte, avec ses thèmes graves (cette histoire de petite soeur est un trait de génie), ses scènes angoissantes et sa folie omniprésente : une expérience mature et atypique à vivre sans modération !

Appréciation :  5

 

Bioshock 2

Date de sortie : 2010

Editeur : 2k Games

Support : Xbox 360, PS3, PC & Mac

Genre : FPS

Notre avis : les premiers instants sont tout à fait révélateurs. On retrouve la ville qui n’a pas tellement bougée dix ans après votre sortie miraculeuse du premier épisode : l’eau tente de s’infiltrer partout, les chrosômes (les habitants fous à lier) squattent chaque parcelle de terrain et les petites sœurs (les personnages centraux de l’histoire) continuent de récolter l’Adam sur les cadavres en décomposition. Pour les cancres du fond de la classe rappelons que l’Adam est une drogue qui permet de modifier votre code génétique vous permettant au choix de jeter des éclairs, du feu, de la glace, des insectes et autres joyeusetés du même genre. L’Adam est ainsi une sorte de monnaie d’échange pour ces modifications appelées Plasmides. Les fortifiants (qui modifient vos caractéristiques physiques) sont aussi monnayables contre de l’Adam ou dénichables dans les recoins tordus de la ville. L’Eve est toujours aussi fidèle au poste en tant que carburant génétique nécessaire au déclenchement de vos plasmides. L’addiction de Bioshock réside ainsi, comme avant, dans la quête des améliorations vous menant à l’état d’être ultime, sorte de machine à tuer indestructible. Mais penser que cette suite est exempte de nouveautés serait une grave erreur.

Un gameplay plus agressif

La première modification majeure vous octroie la possibilité d’utiliser vos plasmides et votre arme de poing en même temps. Et cela ne sera pas de trop car les combats ont gagné en intensité avec des chrosômes plus agressifs, plus malins et surtout plus nombreux. A vous donc de combiner habilement les effets de vos plasmides et de vos armes classiques (mitrailleuse, fusil à pompe, lance-rivets, foreuse, …). Heureusement, face à la recrudescence d’ennemis, vous pouvez compter sur plusieurs niveaux de plasmide. Par exemple, si vous améliorez le plasmide feu, le niveau 2 vous permettra de créer des bombes atteignant plusieurs ennemis en même temps. Ces plasmides sont aussi désormais ‘chargeables’ si vous maintenez la gâchette gauche enfoncée : elles n’en auront que plus d’effets dévastateurs.

Vous en aurez vraiment besoin face aux pics de violence qui vous attendent. Ainsi, quand vous adoptez une petite sœur, vous pouvez l’utiliser pour récolter de l’Adam avant de lui rendre sa liberté. Mais il faut savoir que la récolte attire tous les vautours du coin créant ainsi une émeute autour de vous et de votre protégée. Il faut bien se préparer, miner le terrain, faire le plein de munitions, être au max de sa santé pour s’en sortir. Ces moments sont terriblement stressants et jouissifs à la fois. La fin de la récolte se finit par un joueur en sueur contemplant les tas de cadavres qui jonchent le sol autour de lui et cela ne peut laisser personne indifférent.

Du côté du bestiaire, on peut noter deux nouveautés essentielles : la grande sœur et le chrosôme enragé. La première est une sorte de Big Daddy femme qui n’apprécie pas, mais pas du tout, que vous libériez les petites sœurs de leur destin funeste. Elle se révèle un adversaire coriace à souhait et vous oblige à développer des tactiques fines si vous ne voulez pas rester sur le carreau. Le chrosôme enragé est le plus massif des chrosômes et il digère très bien vos bastosses. Il est une pièce de maître sur l’échiquier Rapture complétant idéalement ce bestiaire parfois un peu trop convenu.

Le multi fait son apparition. Celui-ci vous donne l’occasion d’incarner des chrosômes dans des combats online plutôt classiques entre deathmatch, deathmatch par équipe, capture du drapeau (c’est la petite fille qui fait office de drapeau !) ou encore un mode de chasse à l’Adam qui consiste à préserver une petite fille pendant un temps déterminé. Comme il est d’usage, vous progressez au fur et à mesure de vos victoires en ligne. Bref, un mode peu révolutionnaire mais efficace à souhait. 

Au final, Bioshock 2 tient toutes ses promesses. Les nouveautés sont judicieuses, les combats sont plus nerveux, les quelques lourdeurs du premier épisode ont été gommées et Rapture est toujours aussi fascinante. Cerise sur le gâteau, le gameplay plus agressif ne renie en rien les aspects exploration et RPG du titre. Il reste l’éternel dilemme de sacrifier les petites filles pour récupérer un max d’adam ou les sauver pour préserver votre âme. La balle est dans votre camp … 

Appréciation :  5


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