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World War Z – Du grand spectacle efficace mais légèrement aseptisé

NOTE DE MaXoE
6
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5
L'été arrive, accompagné de son flot de films dédiés à la S-F et / ou à l'horreur. Avec World War Z est abordé le thème maintes fois visité des zombies, sous l'allure de Troisième Guerre mondiale. Sans révolutionner le genre, ce film se laisse regarder.

WWZ Une

 

WWZ AfficheUne journée comme une autre à Philadelphie. Ou presque. Une sensation inexplicable plane au-dessus des têtes. Les chaînes d’information en continu semblent diffuser des nouvelles inquiétantes comme la mise en place de la loi martiale dans certaines zones géographiques du globe. L’ensemble de la ville est sujet à des embouteillages monstres, avec bizarrement des hélicoptères et des motards de la police qui sillonnent le ciel et quadrillent les rues.

Ancien enquêteur des Nations Unies, Gerry Lane (Brad Pitt) – accompagné de sa femme (Mireille Enos) et de ses deux filles – se retrouve en plein cœur de cette situation inhabituelle. Qui d’un coup bascule dans le chaos le plus total. Les personnes commencent à s’en prendre physiquement les unes aux autres, touchées par une folie inexplicable qui se répand extrêmement rapidement. Un contact suffit pour être potentiellement infecté par ce « virus » qui se déclare en douze secondes chrono en main. L’instinct de survie prend le dessus sur tout le reste et les individus encore sains pillent les supermarchés, n’hésitant pas à se montrer violents entre eux pour le moindre objet. Avant d’aller se barricader pour se protéger.

Grâce à ses anciens contacts aux Nations Unies – mais tout de même après quelques difficultés survenues à cause des « contaminés » – Gerry Lane rejoint avec sa famille une base de l’ONU située en plein océan pour éviter tout contact avec les terres émergées. Et avec la pandémie. Car le monde entier est concerné. Les « contaminés » sont partout, écrasant les armées et renversant les gouvernements un à un. L’environnement est devenu totalement hostile. Soumis à un ultimatum, Lane est contraint à reprendre du service. Il est chargé d’accompagner un scientifique à la recherche de l’origine de ce fléau qui décime les populations afin de trouver comment l’enrayer.

WWZ Pitt

 

La Troisième Guerre mondiale sera celle des zombies

Apparemment et contrairement à ce que certains scientifiques annoncent depuis quelques temps déjà, la Troisième Guerre mondiale ne sera pas un combat autour de l’eau, elle sera un combat contre les zombies. Et c’est à Brad Pitt qu’il reviendra de nous sauver tous !

Mais non, rassurez-vous, ça n’est qu’un film ! Un film toutefois plutôt bien fait s’agissant du réalisme des images. Bon, bien sûr, cela reste de la pure S-F et l’on reste bien sagement assis dans son siège à attendre que Brad trouve la solution au problème des zombies. Tout de même, l’histoire n’est pas complètement abracadabrantesque, la menace étant née de mère nature en personne, se propageant comme n’importe quelle maladie et impliquant une solution rationnelle pour la combattre et non pas de faire appel à un quelconque super-héros capable de sauver la population mondiale de cette pandémie. Ici, c’est aux Nations Unies de trouver la source du virus et avec le peu d’effectifs dont elles disposent sachant que chaque État (car aucun n’est épargné) tente d’enrayer le problème avec ses forces et à sa façon. Israël (où se rend Lane pour les besoins de son enquête sur l’origine du mal) a par exemple érigé un mur tout autour de Jérusalem afin de protéger ses citoyens des zombies. Ce qui donne lieu à une scène relativement impressionnante lorsque nos humains « contaminés » tentent de le franchir.

Car ce film, c’est aussi ça. Des scènes qui en mettent plein la vue quand les zombies envahissent les rues ou quand la population encore saine est en proie à la panique. Cela donne vraiment l’impression de se retrouver face à l’apocalypse. Un malaise se ressent. Et il se ressent également lors de scènes plus intimistes. Celles durant lesquelles Lane (seul ou accompagné de sa famille) sillonne des couloirs sombres bien trop tranquilles. On sent les ombres planer, on sent le danger, mais sans vraiment savoir d’où et à quel moment il va surgir. Il est tapi, et attend de vous surprendre. Les amateurs de jeux vidéos y verront sans doute des similitudes avec certains titres.

Ce qui fait l’intérêt de World War Z est donc clairement son ambiance, transcrite à la fois par des visuels spectaculaires et des atmosphères pesantes. Sur cet aspect, Marc Forster a rempli son contrat, ne donnant pas à voir un film totalement tiré par les cheveux mais misant sur le réel de la situation.

WWZ Jerusalem

 

Une apocalypse un peu trop propre

Niveau ambiance, World War Z est donc plutôt réussi. Néanmoins, il n’est pas parfait, loin de là. Car une fois dépassé ce point et en grattant un peu la surface, ce film reste tout à fait superficiel et un peu trop propre sur lui. Il n’y a aucun parti-pris politique contrairement au roman du même nom de Max Brooks qui y décrit beaucoup de changements religieux et géopolitiques survenus à cause de la lutte des États contre les populations contaminées. Et puis bon, Brad Pitt comme seul espoir de sauver le globe de la pandémie, c’est un peu gros. Oui, il est beau, il est fort, mais il y a quand même des limites. Tout le film tourne autour de lui, sans vraiment mettre en valeur le reste des personnages qui auraient mérité d’être mieux exploités. De plus, même si le personnage de Gerry Lane travaille pour les Nations Unies, on sent une forte dose de patriotisme états-unien qui laisserait presque un goût amer lorsqu’Israël est abordé (et en filigrane le conflit arabo-sioniste).

Certains passages flirtent aussi avec le ridicule. Il est difficile de les évoquer explicitement sans révéler certains moments de l’intrigue. Mais quand même, un plan de trente secondes sur Pepsi (chut chut, pas de marque) histoire de bien mettre en valeur le sponsor… Et quelques répliques sont aussi un peu limites (« La cervelle, c’est nickel, les rotules c’est pas nul ! »).

Au niveau de la musique, rien de transcendant non plus, à part peut-être le titre de Muse spécialement réalisé pour l’occasion.

World War Z dispose tout de même d’un certain intérêt, au niveau de son atmosphère déjà évoquée et qui est plutôt bien travaillée. Le reste aurait toutefois gagné en qualité si certains thèmes avaient été abordés de manière plus profonde et travaillée.

NOTE MaXoE
6
VOTE DES LECTEURS
1 / 52 / 53 / 54 / 55 / 5

Un film loin d'être mauvais mais qui reste un peu trop en surface, témoignant d'une certaine frilosité. Il n'est pas ennuyeux, mais ne révolutionne pas le genre pour autant. Calibré pour l'été en somme.
ON A AIMÉ !
- L'atmosphère générale
- Le réalisme des visuels
- Le moment de détente
ON A MOINS AIMÉ...
- Le manque d'audace
- Des personnages non exploités
World War Z
Support(s) : Cinéma / DVD
Réalisation : Marc Forster
Scénario : Matthew Michael Carnahan, Joseph Michael Straczynski et Damon Lindelof, d'après le roman de Max Broo
Casting : Brad Pitt, Mireille Enos, Daniella Kertész, James Badge Dale, Fana Mokoena, Pierfrancesco Favino,...
Durée : 1h 56min
Genre : Science-Fiction, Horreur post-apocalyptique
Sortie en France : 03/07/2013
Sortie aux Etats-Unis : 21/06/2013
Musique : Marco Beltrami et Muse (musique additionnelle)
Distribution : Paramount Pictures
Production : Ian Bryce, Dede Gardner, Jeremy Kleiner et Brad Pitt

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