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MaXoE Festival 2017 : La Sélection Cinéma – Catégorie Comédie / Drame
Beaucoup de Cannes, et quelques Oscars

Autres catégories, autre style. Un style beaucoup plus terre à terre avec deux drames purs et durs, un troisième qui – sous couvert d’une fable fantastique – met en garde contre les dérives de notre monde, et une comédie musicale pleine de poésie.

Moi, Daniel Blake, de Ken Loach

« M. Blake, pouvez-vous marcher plus de 50m ? Pouvez-vous lever un bras comme pour mettre un objet dans votre poche ? Pouvez-vous lever un bras comme pour mettre un chapeau sur votre tête ? Pouvez-vous…? »

59 ans. Charpentier. Une crise cardiaque. Et Daniel Blake doit justifier de son état pour continuer à toucher ses indemnités maladies. Mais dans un pays où les organismes d’aides sociales ont été privatisés, ça n’est pas un médecin que rencontre Daniel Blake, mais un « professionnel de santé » chargé d’évaluer son état. En lui demandant s’il est en capacité de mettre un chapeau sur sa tête, ou d’appuyer sur une touche de téléphone. La conclusion est implacable : Daniel Blake a deux bras et deux jambes valides. Bien que cardiaque il est déclaré apte au travail par l’organisme, contre l’avis de ses médecins. Il n’a plus droit aux aides. Et doit s’inscrire comme chômeur avec obligation de rechercher un emploi afin de toucher une allocation, sous peine de sanctions.

La Palme d’Or du Festival de Cannes 2016. Une Palme d’Or qui n’est que justice pour ce réalisateur qui met son art au service de ses idées, et surtout au service des oubliés du système. La critique est ici.

 

La La Land, de Damien Chazelle

Un autre jour sous le soleil de L.A. Et dans les embouteillages menant à Hollywood. Au volant de sa voiture, une jeune femme – Mia – répète le texte d’une énième audition qu’elle s’apprête à passer. Concentrée sur son rôle, elle ne redémarre pas à temps et se fait copieusement klaxonner et insulter par un garçon un peu rustre. Et visiblement très pressé.

Ils se recroisent le soir même, lorsque Mia entre par hasard dans un club où le jeune homme – Sebastian – joue du piano. Elle tente de l’interpeller. Il la bouscule. Et l’histoire commence. L’histoire de deux passionnés, celle d’une aspirante actrice et d’un pianiste de jazz, rêvant de se faire une place au soleil sous le ciel étoilé de la cité des anges…

Une comédie musicale oui. Mais également une comédie dramatique qui, au delà du swing des cuivres, des jeux de jambes et de claquettes, des décors en carton-pâte et des couleurs vives du technicolor, est parfois rugueuse, montrant tout l’envers du décors de la machine hollywoodienne. Une comédie douce-amère qui est surtout une merveille pour les yeux. Et qui risque de vous faire danser sous les étoiles quelques heures durant. Pour en savoir plus, c’est juste là.

 

Les Fantômes d’Ismaël, d’Arnaud Desplechin

Ismaël Vuillard est réalisateur. Ou plutôt « faiseur de films » comme il le dit lui même. Il y a vingt ans, sa femme Carlotta est partie sans laisser la moindre trace. Depuis, Ismaël vit avec son fantôme, rendant régulièrement visite au père de la disparue afin d’évoquer son souvenir. Puis, il rencontre Silvia, avec qui il reprend peu à peu goût à la vie, s’arrachant au fantôme de sa femme perdue. Jusqu’à ce que Carlotta réapparaisse. Et cherche à reprendre sa place.

Film d’ouverture du Festival de Cannes 2017, Les Fantômes d’Ismaël – qui a globalement plu à la presse – nous a laissé un peu plus mitigé, notamment par rapport à sa trame principale. Heureusement, le second récit qui vient s’y juxtaposer est bien plus réussi. L’ensemble est donc inégal, avoir toutefois quelques beaux moments de cinéma. Pour plus de détails, suivez le guide !

 

Okja, de Bong Joon-ho

Dans un futur proche, une multinationale américaine, Mirando, annonce la découverte d’une nouvelle espèce. Un cochon surdimensionné – d’origine naturelle disent-ils – dont l’élevage ne provoque visiblement aucun dommage écologique. Une vingtaine de spécimens sont répartis chez des éleveurs dans différents pays du monde. Leur mission ? Élever le plus beau, le plus gros et le plus « sain » supercochon. Une remise de prix viendra couronner le vainqueur.

Dix ans plus tard, loin de l’univers déchaîné des mégalopoles assourdissantes, une petite fille – Mija – s’amuse dans les montagnes sud-coréennes avec sa meilleure amie Okja, un énorme cochon. Depuis le décès de ses parents, Mija vit seule avec son grand-père et cet animal que leur a confié la société Mirando des années plus tôt. Mais l’expérience touche à sa fin et la multinationale cherche à récupérer son bien. Ce qui n’est pas du goût de Mija

Un film qui fait réfléchir, mêlant relativement habilement fable épique et critique de la surconsommation. A voir sur Netflix à partir du 28 juin. Si vous voulez en savoir plus sur ce long-métrage qui a intégré la compétition du Festival de Cannes 2017, c’est par ici !


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