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Comics en vrac : La Ligue des Gentlemen Extraordinaires T3, Le Maître Voleur T1, Nightwing T1

Cette semaine, pas moins de trois comics, ben oui, on commence en fanfare la nouvelle année ! 

 

La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, Century Tome 3, 2009 

Scénario : Alan Moore 

Dessin : Kevin O’Neill

Collection : Contrebande

Format : 76 pages, couleur

Editeur : Delcourt

ISBN : 978-2-7560-1930-7

Web : http://www.editions-delcourt.fr

L’histoire :  voici le 3ème et dernier opus de cette saison-ci des gentlemen extraordinaires. Pour ceux qui ne connaitraient pas, il s’agit d’une bande de héros tirés de la culture populaire du XIXème siècle : Allan Quatermain, Docteur Jekyll et Mr Hyde, le capitaine Nemo, l’homme invisible, j’en passe et des meilleurs … Vous avez sûrement du voir passer le film avec Sean Connery. Dans cet opus, on retrouve 3 membres de la ligue : Allan, Orlando (un guerrier immortel possédant Excalibur) et Mina le vampire. La ligue est au plus mal, Allan est devenu SDF, Mina est internée dans un hôpital psychiatrique et Orlando est en pleine déprime. L’équipe va devoir tout de même se serrer les coudes car l’antéchrist est sur le point de sonner le glas de notre monde. Par ailleurs des tensions internationales annoncent aussi l’apocalypse entre l’Inde et le Pakistan au sujet du Cachemire… Orlando se lance alors dans la reconstitution de l’équipe pour sauver le monde.  

 

Notre avis : on retrouve le style d’Allan Moore, on est très loin de l’ambiance du film pour tout vous dire. Ici tout est affaire de désillusion, de fatalisme, de nostalgie et de délire aussi. Car oui, l’auteur part aussi dans tous les sens avec des héros très caricaturaux, une intervention divine à la limite du ridicule et un monde qui mériterait qu’on ne s’attarde pas sur sa fin. Les grandes planches rendent honneur au dessin de Kevin O’Neill, les personnages sont croqués avec une belle justesse, justesse leur imprimant des sentiments très perceptibles. Bref, on aime toujours cette façon de faire du comics mais on peut reprocher à Moore d’en faire parfois un peu trop. Les délires de l’auteur lui font oublier parfois les règles de la narration. On s’y perd assez souvent, surtout au début de l’album. Si vous n’avez pas lu les 2 premiers tomes vous aurez même franchement du mal à vous situer dans cette histoire. Heureusement, la deuxième partie de l’ouvrage reprend le droit chemin et nous offre quelques beaux moment d’anthologie comme le combat contre l’antéchrist, tout en second degré et l’arrivée d’une héroïne bien connue de nous tous. Voilà une BD un rien torturée qui plaira, sans nul doute, aux fans de la ligue. 

Appréciation :  4

 

 

 

Le Maître Voleur T1, J’Arrête

Scénario : Robert Kirkman, Nick Spencer

Dessin : Shawn Martinbrough

Collection : Contrebande

Format : 164 pages, couleur

Editeur : Delcourt

ISBN : 978-2-7560-3264-1

Web : http://www.editions-delcourt.fr

L’histoire :  Redmond est le plus grand voleur de tous les temps. Il n’a pas son pareil pour organiser les casses impossibles. Il n’est pas seul, Célia est son indéfectible complice. Il l’a formée à l’art délicat du vol et une relation ambigu les unit à présent. Alors qu’il prépare le casse du siècle, à Venise, il apprend que son fils a été arrêté pour trafic de drogue. Il va alors prendre une décision qui pourrait lui coûter la vie, celle de se ranger. Mais tout cela a des implications graves dans ce milieu, évidemment ! 

Notre avis : on sent la patte Kirkman dans cet ouvrage. Les personnages sont dépeints avec une belle acuité. Les envies, les rivalités, les espoirs et les déceptions sont autant de sentiments tangibles planche après planche. Et c’est bien cela qui fait le sel de l’aventure. On pourrait d’ailleurs reprocher un rythme un peu lent et une narration un peu bordélique dans les premiers chapitres de l’aventure mais rapidement les choses se mettent en place … Encore mieux, les ficelles, que l’on pourrait trouver un peu grosses au début, se révèlent au final plus habiles que l’on ne croit. La dernière partie de l’album vous réserve d’ailleurs une belle pirouette scénaristique, certes plutôt classique mais très plaisante. Enfin, le dessin est parfait, il se concentre sur les visages leur donnant toutes les expressions possibles et imaginables, au service total du travail du scénariste. En bref, voilà un polar bien foutu, tout à fait digne de trôner sur les étagères de votre bédéthèque.  

Appréciation :  4

 

 
 
 
NightWing T1, Pièges et Trapèzes

Scénario : Kyle Higgins

Dessin : Eddy Barrows, Eduardo Pansica, Geraldo Borges, Trevor Mc Carthy

Collection : DC Renaissance

Format : 171 x 264 mm, 160 pages, couleurs 

Editeur : Urban Comics

ISBN : 9782365771290

Web : http://www.urban-comics.com

L’histoire :  Nighwing vous connaissez ? C’est tout simplement Dick Grayson, l’ancien Robin, qui s’est émancipé pour vivre sa propre vie de super-héros. Comme Batman, il n’a pas de pouvoirs, simplement des facultés physiques exceptionnelles et une tenue bourrée de gadgets. Il a aussi un caractère de feu : la mort de ses parents, l’éducation de Bruce Wayne en ont fait un personnage intéressant, solide dans ses choix et torturé sur son passé. Justement, c’est ce passé qui lui revient en pleine poire. Il retrouve le cirque de son enfance, celui-là même qui a vu la mort de ses parents trapézistes. Le propriétaire du cirque en question, mourant, lui lègue la totalité de l’entreprise. Parallèlement il se fait agresser par un mystérieux Saiko qui veut sa mort et, semble-t-il, celle de l’ensemble de la troupe. Le complot est en route …

Notre avis : quel plaisir de suivre les pas indépendants de Dick. Il replonge dans son passé, en plein doute et rejette aussi un peu l’héritage de Batman. Au départ plutôt classique, l’histoire gagne en épaisseur assez rapidement et les personnages sont hauts en couleurs. On apprécié aussi de voir débarquer une certaine héroïne et un certain majordome. Saiko, le nouveau personnage, est le méchant idéal, sombre, expéditif, sans peur. Le rythme ne se dément jamais, l’action est omniprésente même si elle est souvent le prétexte à quelques dialogues bien sentis. Bref, c’est du comics plus qu’efficace, servi par des dessins dont on pourrait tout de même  reprocher une forme de classicisme. La fin vous réserve une très belle surprise et va vous donner envie de voir débarquer rapidement le tome 2. 

Appréciation :  4


 

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